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En l’absence de normes de sécurité : Risques d’incendie au marché de Réghaïa

13 janvier 2020 à 9 h 11 min

Le marché couvert de Réghaïa n’est qu’un immense bidonville ne répondant à aucunes normes de sécurité.

En cas d’incendie dans cette forêt de mansardes étendues à perte de vue, les dégâts pourraient être importants. Les baraques qui s’enchevêtrent dans un alignement sinueux forment au final un labyrinthe d’où il est difficile de sortir. Pour s’extirper de ce piège, il n’y a que quatre portes. En plus de l’absence d’issues de secours, le marché est dépourvu de moyens de lutte contre les incendies.

D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, un incendie s’y est déclaré, provoquant d’énormes dégâts dans les étals. «Le drame a été évité de justesse, grâce à la vigilance de certains commerçants qui ont étouffé les flammes à leur début», confie un propriétaire d’étal. D’après un commerçant, l’origine de cet incendie, ce sont les branchements électriques anarchiques. «On n’est pas à l’abri d’autres incendies. Tant que le réseau électrique n’est pas assaini, d’autres feux pourraient se déclarer», soutient-il.

Pour prendre conscience de la dangerosité de ce lieu, il suffit de se placer en amont de ce marché, sur un monticule où est érigée la gare ferroviaire. Le lieu offre une vue dégagée sur le site, où apparaissent les toitures des baraques qui s’étendent sur une superficie dépassant les 1000 m2. La mosaïque de tôles ondulées forme un damier aux couleurs multiples, entachées de rouille. Seul le mur d’enceinte est construit en dur. «On s’occupe bien de ce mur, car il est repeint périodiquement. Mais le marché lui-même reste un bidonville», déplore notre interlocuteur.

Outre ce problème, le marché connaît une effervescence déconcertante. Les marchands qui ne trouvent pas de place à l’intérieur débordent sur les ruelles adjacentes. C’est ainsi que les vendeurs de vêtements envahissent les moindres espaces attenant au marché. Les étals de ces marchands informels occupent non seulement les trottoirs, mais débordent sur la chaussée, gênant de surcroît la circulation routière qui devient congestionnée. Les commerçants commencent par installer leurs étales aux premières heures de la matinée et ne les désinstallent qu’en fin de soirée.

Les clients affluent par milliers dans ces ruelles étroites. Les automobilistes, qui viennent de la gare ferroviaire ou du centre-ville, peinent à se frayer un chemin parmi les marchandises exposées sur l’espace qui leur est réservé. Les piétons trouvent également des difficultés pour marcher sur les trottoirs. Les étales de vêtements occupent tout l’espace réservé aux passants, si bien que ces derniers utilisent la chaussée.

Tout cela rend l’intervention des secours en cas d’incendie difficile, voire impossible. «Lors de l’incendie qui s’est produit dans le marché, les secours ont trouvé beaucoup de difficultés pour atteindre les étals enflammés, car les marchands informels avaient obstrué l’accès aux camions des pompiers», témoigne un habitant de la rue de la gare.



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