Cité Souachet : Manque de transport et d’équipements | El Watan
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vendredi, 07 août, 2020
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Cité Souachet : Manque de transport et d’équipements

22 août 2019 à 8 h 45 min

Les habitants de la cité Souachet, dans la commune de Bordj El Kiffan, vivent au rythme d’une panoplie de problèmes auxquels les responsables locaux ne semblent accorder aucune attention. «Dès que nous avons pris possession des lieux, nous avons signalé aux responsables locaux les problèmes que les nouveaux habitants de la cité rencontrent, mais aucune prise en charge n’a été mise en œuvre.

En fait, nous n’avons eu droit à aucune réponse quant à l’issue de ces problèmes», confie un habitant de la cité. La liste des problèmes que rencontrent ces habitants relogés en 2016 est longue. Citons, à titre d’exemple, l’absence de revêtement en bitume de l’entrée principale de leur cité, «la route qui mène vers la cité à partir du rond-point est complètement défoncée. Les voitures peinent à franchir cette route qui est ponctuée de crevasses», disent-ils.

Dans le même ordre d’idée, les habitants déplorent l’absence des moyens de transport à partir de la cité ou en provenance d’autres localités, y compris du chef-lieu de la commune. «Notre cité est dépourvue de moyens de transport, pour prendre le bus nous devons d’abord nous déplacer sur plusieurs kilomètres, avant de prendre les bus qui assurent la navette Qahouet Chergui-Tafourah ou encore celle de Rouiba-Tafourah», indiquent-ils. Cette situation, qui dure depuis plusieurs années, n’a suscité auprès des responsables locaux aucune réaction. «Dès notre installation dans la cité, nous avons pris attache avec les responsables locaux afin de leur soumettre le problème. Cependant, rien n’a été fait.

Aujourd’hui, nous continuons de trouver d’énormes difficultés pour nous déplacer», soutiennent-ils. D’après ces habitants, les transporteurs qui viennent de Qahouet Chergui, s’arrêtent à proximité de la cité, dans un endroit qui s’appelle Douar Ben Ziane, mais les bus arrivent complets. «Nous devons monter et nous installer dans le couloir tout au long du trajet qui peut durer deux heures», affirme un habitant de la cité.

C’est pour cette raison que la plupart des voyageurs préfèrent aller jusqu’à Rouiba pour rallier ensuite Alger-Centre par train ou par bus. S’ajoutent à cela nombre d’autres problèmes que les habitants rencontrent, à l’instar de l’absence de structures dédiées aux loisirs des jeunes. La cité est l’exemple même d’un endroit d’habitation sans vie. «Hormis les immeubles qui abritent un nombre effarent de résidents, la cité n’est dotée ni de maison de jeunes ni de centre culturel, la délinquance et les vols commencent à se développer dans la cité. Cela est dû essentiellement au désœuvrement des jeunes, qui n’ont pas où aller. Pour les plus nantis, ils arrivent à rallier le centre-ville pour pratiquer du sport, pour les autres, ils sont à longueur de journée en train de sillonner les artères de la cité. Les responsables locaux sont appelés à se pencher sur cette question», concluent nos interlocuteurs.



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