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jeudi, 19 septembre, 2019
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Bravant les mesures des autorités : Le commerce informel reprend de plus belle

07 juillet 2019 à 8 h 32 min

Baisse de la garde ou conséquence conjoncturelle, le commerce informel reprend de plus belle à Alger, bravant les nombreuses mesures décrétées au cours des dernières années pour l’éradiquer et débarrasser l’économie nationale et, dans certains cas, la santé publique, de sa nuisance.

Désormais, même les grandes artères de la capitale ne sont plus épargnées par la vente à la sauvette. Pourtant, ce phénomène est largement décrié par les commerçants «formels», détenteurs d’un registre du commerce, des payeurs assidus d’impôts, en étant les premiers à en faire les frais. Alignés les uns après les autres, tout au long des arcades, à l’entame de la rue Mohamed Belouizdad, des étals de fortune exposent, au nez et à la barbe des autorités compétentes, tous types de marchandises. On y vend des fruits et légumes, chaussures (hommes, femmes, enfants), accessoires de téléphonie (kit main libre, anti-choc…), effets vestimentaires et pain ordinaire ou traditionnel (galette). Tout est matière à gagner sa journée, ou, pour certains, arrondir les fins de mois. Les mêmes scènes se répètent dans d’autres quartiers de la capitale, à l’instar de Belouizdad, Bab El Oued, Bachdjerrah, ou encore El Harrach, a-t-on constaté.

Dans une ruelle en pavés, collée au dos du marché Clauzel et non loin de la fameuse rue Didouche Mourad, des denrées sont écoulées clandestinement en toute quiétude. Des jeunes et des moins jeunes proposent aux passants des fromages (dans l’irrespect total de la chaîne du froid), des produits cosmétiques, des ustensiles, des vêtements, ou encore des appareils électroniques, étalés à même le sol ou sur des supports bricolés. Tentés par les bas prix, des habitués font le bonheur des marchands à la sauvette. Ils préfèrent s’approvisionner de l’informel, alors que le marché couvert, le formel, se trouve à quelques mètres de là. «J’habite au Télemly (sur les hauteurs d’Alger). Je me rends ici (Clauzel) au quotidien pour faire mes emplettes en raison des prix abordables», a confié une mère de famille, pendant qu’elle achetait du fromage posé par terre sur une bâche en plastique, sous un soleil de plomb et tout près des poubelles du marché dégageant des odeurs nauséabondes.


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