Alger-ouest : Reprise sociale compliquée et des appréhensions | El Watan
toggle menu
samedi, 21 mai, 2022
  • thumbnail of elwatan10072021

Alger-ouest : Reprise sociale compliquée et des appréhensions

21 septembre 2021 à 10 h 04 min

Malgré les projets prévus, la saturation et les embouteillages semblent inévitables. Et pour cause, la densité en population ne cesse d’augmenter sans que le rythme de réalisation des différentes infrastructures suive.

Les habitants résidant à l’ouest de la capitale, à Maalma, à Sidi Abdellah, à Cheraga ou Ouled Fayet, expriment des appréhensions, quant à la scolarité de leurs enfants, à leur mobilité ainsi qu’à la disponibilité de bien d’autres structures liées à leur cadre de vie.

La rentrée sociale et scolaire s’annonce compliquée dans de nombreuses communes de l’ouest d’Alger. Malgré les projets prévus, la saturation et les embouteillages semblent inévitables.

Et pour cause, la densité en population ne cesse d’augmenter sans que le rythme de réalisation des différentes infrastructures suive. En fait, ces municipalités et leurs alentours ont vu des milliers de familles arriver à la faveur des grands programmes de logement réalisés.

Sans pour autant que les routes, les transports et les établissements scolaires soient déployés en nombre suffisant pour répondre à la demande.

A Ouled Fayet, des résidents de différents sites AADL se plaignent du manque d’établissements scolaires pour leur progéniture. Un problème qui ne date pas de cette année, mais qui tarde à être résolu malgré les doléances exprimées par les habitants. Certains parents, apprend-on, ont du mal à trouver où inscrire leurs enfants.

A Cheraga, à Hammamet et Ain Benian, des projets de rénovation et d’extension de certains établissements sont scrupuleusement suivis par les autorités locales, pour ne pas perturber la rentrée des classes. L’on apprend que le wali délégué a effectué une visite sur le terrain, ces derniers jours, pour s’assurer du bon avancement des travaux.

Mais les désagréments ne se limitent pas à la seule scolarisation des enfants. Les embouteillages qui ne cessent d’empirer est l’autre cauchemar qui tracasse les familles. La plupart d’entre elles se préparent d’ailleurs à changer de rythme de vie.

«Désormais, il va falloir se lever à 5h pour être à l’heure au travail», nous dira une mère de famille résidant à la nouvelle ville de Sidi Abdellah et employée dans une entreprise publique au centre de la capitale. Ce problème concerne des milliers de citoyens ayant bénéficié de logement notamment AADL dans les différents sites de cette nouvelle agglomération urbaine. «Un projet de voie rapide devait être réalisé pour désengorger et assurer un meilleur accès aux cités de Zaatria et aux quartiers AADL 22 et 23. En attendant, c’est la galère…», raconte un autre nouveau résident.

Il explique que des points noirs rendent la vie difficile aux automobilistes, contraint de traverser le centre-ville de Sidi Abdellah, de Maalma ou Tassala El Merdja pour rallier l’autoroute. Pour les non véhiculés, le nombre de citoyens qui va crescendo et le manque de moyens de transport de voyageurs n’est pas pour faciliter les choses.

«Tant qu’une station de train n’est toujours pas réalisée à proximité de notre cité, le problème va persister», estime un autre résident du quartier 23, constitué de 3000 logements. D’autres habitants proposent de renforcer le transport de voyageurs sur toutes les lignes existantes pour éviter la surcharge et la longue attente. C’est dire que la rentrée pour des milliers de citoyens de l’ouest d’Alger ne sera pas de tout repos et la réalisation, en urgence, de nouvelles structures est une nécessité pour améliorer leurs conditions de vie.

Djamel G.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!