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mardi, 07 décembre, 2021
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A quelques jours de la fête du Mawlid : Les produits pyrotechniques se raréfient

12 octobre 2021 à 10 h 05 min

Contrairement aux années précédentes, les produits pyrotechniques se font de plus en plus rares sur le marché.

Si bien que la célébration du « Mawlid Ennabaoui », s’est transformée cette année en une fête tranquille où le recueillement et la contemplation ont pris le dessus sur le tintamarre habituel, qui faut-il le souligner, contraste avec les principes fondamentaux de la religion qui prône la réflexion, la contemplation et le bon voisinage.

S’agit-il d’une prise de conscience de la part des habitants de la capitale, ou simplement de la rareté de ces produits sur le marché ? Une virée aux quartiers connus traditionnellement pour être la plaque tournante de ce commerce informel, nous a permis de constater le rétrécissement général de cette activité commerciale lucrative.

Que se soit à la rue Amar El Qama ex-rue de Chartres, ou à la rue Ahmed Bouzrina ex-rue de la Lyre, les étals de fortune qui occupaient illicitement les moindres portions de trottoirs dans ces deux rues commerçantes de la capitale, paraissent aujourd’hui clairsemés et moins chargés de marchandises. Seuls quelques commerçants invétérés continuent de proposer à la vente ces produits dont les prix sont toujours élevés.

«Le commerce de produits pyrotechniques n’est plus florissant. C’est le résultat d’une lutte sans merci de la part des pouvoirs publics. Cette lutte a commencé, il y a deux ans et se poursuit toujours», confie un habitant de la rue Amar El Qama.

Et de préciser : «En tant qu’habitant de cette rue, j’ai été témoin des différentes périodes qui ont marqué le commerce des produits pyrotechniques. Jamais de mémoire d’homme, les rues adjacentes à Djamaâ Lihoud, n’ont été aussi vides. Les services de sécurité ont réussi à réduire à sa plus simple expression un commerce qui a fait la fortune de nombre d’habitants».

Le constat est également le même au niveau des communes de la capitale. Les étals qui proposent à la vente des pétards dans les cités d’habitation, se font également rares. A la cité El Wouroud dans la commune de Bab Ezzouar, seule une petite table installée aux abords du marché couvert de la cité propose à la vente des pétards de calibre réduit.

«C’est un vieux stock», affirme le propriétaire du commerce. Et de confier : «Cette année, nous n’avons pas eu l’occasion de nous approvisionner à la rue de Chartres ou à la rue de la Lyre, comme ce fut le cas, les années précédentes.

Les plus grands commerçants informels des produits pyrotechniques ont été saisis par les services de sécurité. Beaucoup de vendeurs occasionnels n’ont pas pu s’approvisionner. Il reste quelques articles qui sont demandés par les clients, mais qui ne sont pas prohibés, telles que les bougies et les bâtonnets de parfum».

Outre l’aspect sécuritaire qui a permis de réduire le commerce des pétards à son expression la plus insignifiante, il y a aussi la conjoncture économique qui est un facteur prépondérant dans la diminution de cette activité commerciale. Il faut savoir que les revenus qui ont été affectés par la pandémie de Covid-19, ont réduit de manière significative les dépenses des citoyens. 

K. Saci


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