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mardi, 23 octobre, 2018
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Absence de Permis de construire

89 interventions durant le mois de septembre

11 octobre 2018 à 1 h 19 min

La police de l’urbanisme accentue ses interventions afin de maintenir une organisation urbaine permanente.

La police de l’urbanisme et de la protection de l’environnement relevant de la sûreté de wilaya a enregistré durant le mois de septembre 89 interventions concernant la réalisation de constructions sans permis de construire et deux autres pour non-conformité au permis de construire.

Les interventions effectuées par les services de sécurité dans le domaine de l’urbanisme se sont multipliées ces derniers mois.

Si cette démarche qui a pour but de maintenir un état d’ordre et d’organisation permanent dans l’espace urbain est plus que nécessaire, il convient de rappeler que les règles de l’urbanisme ont été transgressées au vu et au su des responsables locaux des années durant.

Résultat : des lotissements d’habitation tentaculaires ont été érigés en faisant abstraction totale des normes les plus élémentaires en matière d’urbanisme. Le préjudice causé à la cité est irréversible. «Ce n’est que maintenant que les autorités se réveillent.

Et ce réveil est tardif, car le mal est fait. La négligence qui a marqué les 20 dernières années dans le domaine de l’urbanisme et l’architecture a ébranlé la structure de la ville, qui s’est mue en une espèce d’agglomérat à cheval entre la ruralité et l’urbain», déplore un architecte.

Les exemples qui illustrent cette situation ne manquent pas. Des quartiers entiers ont été érigés sur des lits d’oued ou sur des versants abrupts et escarpés où les risques de glissements de terrain sont réels.

A Oued Ouchayeh, un nombre impressionnant de maisons ont été construites sur les rives d’un oued hautement pollué, et qui plus est déborde à chaque saison hivernale. Les propriétaires de ces maisons rajoutent continuellement des masures à leurs maisons, réduisant de surcroît la largeur de l’oued.

Dans certaines fractions, le courant d’eau se heurte aux enchevêtrements de maçonnerie. Durant l’hiver, le niveau de l’eau, qui monte systématiquement, envahit les maisons. Par ailleurs, d’autres manquements aux normes urbanistiques sont commis dans des quartiers dits «huppés» par des particuliers qui bravent, en plein jour, la réglementation.

La pratique consiste à acquérir des villas dont le gabarit ne dépasse pas R+1. Il s’ensuit alors une démolition de la bâtisse pour ériger à la place des immeubles de plusieurs étages.

Les riverains ne peuvent alors rien faire, puisque dans la plupart des cas l’initiateur du projet est détenteur de documents le confortant dans sa position de promoteur légal, à savoir un permis de construire en bonne et due forme, délivré par les services de l’APC.

En tout état de cause, il convient de dire qu’«il n’est jamais trop tard pour bien faire». «Le temps où tout était permis est révolu, du moins on l’espère. On doit revenir à une situation normale, c’est-à-dire une situation où la réglementation est respectée», dira notre interlocuteur.

Le lancement de l’opération de régularisation des constructions inachevées entre dans ce cadre-là. Sauf que le traitement des dossiers par les collectivités locales est d’une lenteur exaspérante.

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