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mercredi, 14 novembre, 2018
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La déception est grande pour une frange de la population.

Développement à Médéa : Beaucoup d’argent, peu de résultats

25 janvier 2015 à 10 h 00 min

L’année qui vient de s’achever a laissé un arrière-goût caractérisé par un esprit de suspicion, par la faute des officiels, qui ont promis monts et merveilles. La population, dans sa majorité, a éprouvé en 2014 les pires difficultés pour accomplir le besoin le plus élémentaire, celui de se nourrir, s’habiller, se chauffer et se loger décemment.

Le marché s’est emballé à plusieurs reprises, les prix des produits alimentaires de large consommation ont connu une envolée inimaginable, de telle manière à appauvrir encore plus ces couches que l’on disait moyennes et qui ont rejoint, par la force de la dégradation de leur pouvoir d’achat, l’autre rive, la couche des laissés-pour-compte. En ce début de nouvelle année, certains nouveaux riches, habitués à vivre au-dessus de leurs moyens grâce à des gains faciles provenant de l’informel, commencent à être affolés par les derniers développements de la situation du prix du pétrole.

Ils font de ce sujet toute un sujet de discussions en se taraudant l’esprit, de peur de perdre les avantages tirés du marché parallèle.  Par contre, dans les villages montagneux, à l’instar de Mezghana, Mihoub, Baâta, Ouled Antar, Ouled Hellal et autres, les gens sont aguerris par la dureté de la vie, ne se sentant point inquiétés ni dérangés par n’importe quel changement. Car pour eux, c’est le même train de vie qu’hier où avant qui continue à caractériser leur vécu quotidien. Ils vivent de la sueur de leur front à retourner et à semer des lopins de terre avec des moyens parfois dérisoires pour nourrir dignement leur famille.

Ils habitent des maisonnettes construites par leurs aïeuls en terre et en paille aux confins des zones montagneuses sans trop pleurnicher. Ils évacuent encore leurs femmes enceintes, prêtes à accoucher, ou un malade grave à dos de mulet où d’âne jusqu’au village voisin et certains perdent même la vie à mi-chemin. Aussi, leurs enfants rejoignent au quotidien à pied les bancs de l’école à travers des sentiers sinueux. Ces montagnards sont  les oubliés de l’aisance monétaire générée par l’augmentation du prix de l’or noir.

Beaucoup d’argent pour  peu de résultats

Pourtant, la wilaya de Médéa avait bénéficié d’une enveloppe conséquente dans le cadre des plans quinquennaux 2005/2009 et 2010/2014, de quoi développer toute la région du Titteri, ne laissant aucune localité à la traîne. Mais cela n’a pas été le cas ! La wilaya de Médéa a accumulé depuis des décennies un grand retard dans tous les secteurs d’activité, qui a été accentué par la période de la tragédie nationale.

Certes, on ne peut nier que l’embellie financière ait apporté un relatif changement et une certaine dynamique au sein de plusieurs agglomérations de la wilaya, où de nombreux chantiers ont été ouverts çà et là, résorbant partiellement le chômage des jeunes et concrétisant d’importantes infrastructures de base profitables aux habitants de ces communes. Mais d’autres bourgades déshéritées, perchées sur les reliefs, n’ont pas eu cette chance, elles accusent à ce jour un flagrant retard en matière de développement et leurs habitants vivent dans des conditions précaires.

La responsabilité incombe en premier lieu aux assemblées locales élues qui, depuis leur investiture, sont en panne d’imagination et sujettes à des luttes de clans, lesquelles n’arrivent même plus à concevoir des plans de développement à la hauteur des aspirations de leurs habitants. Remarque : c’est le même constat qui a été fait par les membres de l’APW lors de la 4e session ordinaire, tenue à la veille de l’année 2015, par une tournée effectuée sur le terrain à travers les communes de la wilaya.

Ils ont levé d’une manière franche le voile sur les disparités existant d’une localité à une autre à travers les 64 communes, car la situation évaluative relevée dans le rapport de l’instance élue est peu reluisante dans son ensemble pour tous les secteurs d’activité, malgré les efforts déployés sur le terrain par les membres de l’exécutif de wilaya. De nouveaux efforts seront consentis en 2015, selon le premier responsable de la wilaya afin d’aplanir les difficultés et les  problèmes que vivent particulièrement les populations des zones rurales.

Aussi, il compte mettre au plus vite les bouchées doubles pour booster les maîtres d’ouvrage pour rattraper le retard des restes à réaliser des différents projets à la traîne ou non encore lancés pour ne pas pénaliser davantage les habitants et priver la région des inscriptions de nouveaux projets dans le cadre du prochain plan 2015/2019. L’avenir nous le dira !   

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