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Aïn Defla : Exportation en 2020 de l’huile de figue de Barbarie vers le Mali

01 décembre 2019 à 9 h 09 min

Une opération d’exportation d’une quantité d’huile de figue de Barbarie produite à Aïn Defla sera organisée courant 2020 vers le Mali, a annoncé récemment le directeur de la chambre locale de l’artisanat et des métiers. «Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts visant à promouvoir l’exportation dont celle se rapportant aux produits du terroir», a précisé à l’APS, Djillali Choumani au lendemain de la Foire internationale de l’artisanat organisée à Bamako (Mali) du 7 au 22 novembre et dont l’encadrement de la participation algérienne a été confié à la chambre d’artisanat de Aïn Defla.

Notant que l’huile de figue de Barbarie est un produit relevant de l’artisanat, il a fait savoir que la wilaya de Aïn Defla en a, lors de cette manifestation commerciale, exposé une quantité importante «laquelle a été particulièrement appréciée par les visiteurs». «Au cours de notre séjour au Mali, nous avons pu nous rendre compte que la population de ce pays consomme énormément de produits dits ‘bio’ et c’est pour cette raison que nous avons décidé de nous lancer dans cette opération d’exportation vers ce pays», a-t-il expliqué.

Selon lui, l’huile de figue de Barbarie qui sera exportée vers le Mali est produite par un artisan spécialisé dans l’extraction des huiles essentielles activant à Rouina (20 km à l’ouest de Aïn Defla), relevant qu’à la faveur de sa production de figues de Barbarie dépassant les 50 000 q par an, Aïn Defla se doit de tirer profit de cette richesse. «Concentré notamment au niveau du piémont à Aïn Defla, la figue de Barbarie ne nécessite pas de grands investissements», a-t-il observé, assurant que ce produit dont le prix de l’extrait (huile) dépasse les 200 000 DA le litre est consommé à grande échelle aux Etats-Unis d’Amérique au regard de ses immenses bienfaits sur les plans esthétiques et thérapeutiques.

Dans le marché mondial, elle peut être commercialisée à 1000 dollars le litre. Et pour obtenir un litre de cette huile, cela nécessite quatre tonnes de figues de Barbarie sachant qu’en moyenne, un hectare fournit 125 tonnes de ce fruit. En plus, et en dehors de la commercialisation son huile, l’exploitation des raquettes de la plante au profit de l’alimentation du bétail ainsi que l’adaptabilité de cette plante caractéristique de l’ouest de la Méditerranée permet d’en planter sur des terres arides inexploitables.

Elle permet de contribuer à la fixation du sol, à lutter contre la désertification et à créer un milieu propice à la biodiversité animale et végétale. Selon des chiffres avancés par l’INRAA, l’Algérie compte près de 100 000 ha de figuiers de Barbarie. Parmi les wilayas qui comptent le plus de superficie en terme de figuiers de Barbarie, outre Aïn Defla figurent notamment Médéa, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arréridj, M’sila, Batna et Souk Ahras, et ce, selon des statistiques données par le Haut-Commissariat au développement de la steppe (HCDS).

Le marché des pays du Sahel encore vierge

Revenant sur la participation algérienne à la Foire internationale de l’artisanat abritée par la capitale malienne en présence de 800 exposants représentant 18 pays de différents continents, il s’est félicité de l’engouement suscité par le pavillon algérien lequel a exposé à l’occasion des produits de huit chambres d’artisanat et des métiers du pays. «Le pavillon algérien a constitué le point de mire des visiteurs et même des officiels maliens, dont notamment l’épouse du Président malien, la ministre de l’Artisanat et du Tourisme ainsi que le président du Conseil constitutionnel», s’est-il réjoui. Cette manifestation commerciale a été clôturée par l’organisation du prix national du président de la République malienne qui a vu l’Algérie remporter la seconde place en matière de meilleur pavillon.

La ministre malienne a fait état, à cette occasion, d’un protocole d’accord qui sera signée «prochainement» entre les deux pays dans le but de consolider la coopération et la formation dans le domaine de l’artisanat à l’avenir, a-t-il soutenu. Selon M. Choumani, cette foire a constitué une opportunité pour connaître les spécificités du marché malien dans le domaine de l’artisanat «afin de pouvoir se fixer sur ses besoins et consolider les relations d’échange avec les pays du Sahel présents lors de cette manifestation commerciale».«Le marché malien, à l’instar de celui des pays du Sahel, est vierge et c’est pour cette raison qu’il y a lieu de le conquérir», a-t-il préconisé, observant que nombre de produits qui «stagnent» en Algérie sont «ardemment» recherchés dans ces contrées.

Se référant à l’ambassadeur d’Algérie au Mali, il a, par ailleurs, fait état d’une autre foire qui sera organisée cette fois-ci à Niamey (Niger du 29 novembre au 8 décembre 2019) dédiée à l’artisanat pour femmes. «Des formateurs algériens y prendront part en vue de former des cadres nigériens dans le domaine de l’artisanat ce qui permettra de faire profiter ce pays du savoir-faire algérien», a-t-il soutenu. Une autre manifestation consacrée aux produits commerciaux nationaux sera organisée par l’Algérie à Bamako durant le premier trimestre de l’année 2020, a encore fait savoir M. Choumani.


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