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Se faire violence en refusant la violence

24 octobre 2019 à 9 h 46 min

Dans la suite de la série «émeutes du monde entier», des manifestants chiliens ont attaqué la télévision nationale avec ce slogan : «Si nous ne pouvons la forcer à dire la vérité, nous pouvons au moins l’empêcher de propager des mensonges.» Vu d’ici et vu la propagande mensongère des télévisions d’Etat et affiliées, on peut se dire que les Algériens ont les moyens et les raisons de faire la même chose, mais ils ne le feront pas.

Ils ont la force, les capacités et les motivations pour la détruire, mais ne le feront pas. Ce qui ne doit pas être interprété comme de la faiblesse ou de la peur, mais simplement comme un choix, car contrairement au Chili, à la France, au Liban ou au Soudan, ils ne sont pas sortis dans les rues pour protester contre le prix du gaz, du pain ou du transport, mais pour un autre sort politique que celui qui leur était destiné.

Cette réaction de dignité a été accompagnée d’un mot d’ordre, «Silmiya», pour refuser toute violence, afin de ne pas embarquer le pays dans une spirale désastreuse. Ce que feraient bien de comprendre une fois pour toutes ces décideurs qui ont décidé d’employer la manière forte, les Algériens ayant déjà prouvé par le passé qu’ils peuvent tout casser en 24 heures.

Si dans leur majorité, ils pensent que les conditions ne sont pas prêtes pour les élections, il serait sage de les écouter, d’autant qu’aux dernières nouvelles, la première personne à avoir déposé son dossier de candidature n’est autre que Azzedine Mihoubi, plusieurs fois ministre de Bouteflika et patron du RND, entre autres tâches subalternes.

D’ailleurs, l’intérimaire Bensalah vient de faire une sortie pour annoncer que «tout est prêt pour les élections». Les urnes, les candidats, les observateurs des îles Fidji, les walis, chefs de daïra et le ministère de l’Intérieur, prêt à donner les résultats en 24 heures. Tout est prêt, comme dit Bensalah, sauf les électeurs. Pour cet ancien secrétaire général du RND, parti champion de la fraude massive, ce n’est en effet qu’un détail.


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