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samedi, 17 avril, 2021
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Les mots qui blessent, la DGSN qui saigne

07 avril 2021 à 10 h 00 min

Suppression du régime militaire et chute de l’Etat mafieux, le peuple libre ne cassera point jusqu’à ce qu’il voie son pays purifié, je me souviens, ils ont tous mangé et pris, les partants ou les arrivants, aucun d’eux n’est honnête.

Même le juge s’est avéré traître, ils ont habitué le pauvre à la misère, cassé la loi par la force du mal. Oubliez de faire de nous des terroristes, votre système s’est affaibli, vos failles sont apparentes, nous sommes dans une cause juste ainsi que nos ancêtres l’étaient, nous ne voulons pas vendre notre pays, nous ne serons jamais avec les traîtres, nous n’avons pas de maîtres et l’homme libre sera porté très haut.»

Ces extraits choisis et traduits appartiennent à Mohamed Tadjadit, poète de 27 ans, arrêté dimanche et placé sous mandat de dépôt pour avoir filmé et diffusé une vidéo de Saïd Chetouane, 15 ans, qui accusait la police d’attouchements sexuels pendant sa garde à vue qui a duré 8 heures.

Mais pourquoi 8 heures ? Pour seule réponse, une enquête a été ouverte, sauf que la police a arrêté ceux qui se sont plaints de la police et Mohamed Tadjadit qui avait déjà écopé de 18 mois de prison en 2019, plus lourde peine prononcée à l’époque dans le cadre du hirak, avait encore gagné l’année suivante un an de prison avec sursis et interdiction de s’exprimer

. Faut-il le tuer, l’exiler en Nouvelle-Calédonie ou lui retirer sa nationalité ? En tous les cas, le nouveau chef de la police, Farid Bencheikh, installé il y a à peine 15 jours, docteur d’Etat en sciences criminelles, titulaire d’un DEA en philosophie du droit et d’un autre DEA en psychanalyse, n’a pas donné son avis sur la poésie. Mais «a-t-on cueilli le poète au hasard d’une randonnée ? Son seul bouclier, le peuple a été abandonné, indication, indicateurs, infiltration, infiltrations, trahi ou démasqué ?» Cet autre extrait de la poésie Tadjadit amène évidemment la question : l’Algérie a-t-elle besoin de poètes ? Si la réponse est non, alors l’Algérie n’a pas besoin de police.


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