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Repères économiques : Les priorités économiques de la transition politique

15 juillet 2019 à 10 h 00 min

Nous vivons une période difficile et dangereuse si elle reste incontrôlée comme elle l’est actuellement. Certes, quoi qu’il en soit, on ne peut pas produire des performances qui vont hisser l’économie nationale au rang de pays émergent.

Pour cela, la condition d’une stabilité politique est incontournable. Mais nous pouvons grandement minimiser les impacts négatifs des incertitudes que nous vivons. Mais avec le minimum de vigilance et de perspicacité !

Après analyse des éléments préliminaires de riposte, on se rend compte qu’on est en train de faire les mêmes erreurs que par le passé, même si les contours changent, la problématique demeure la même.

En cette période d’incertitude, nous avons à gérer plusieurs défis en même temps : la fonte régulière et prolongée des réserves, le risque d’insolvabilité et de faillite des entreprises en crise à moyen terme, la faiblesse de l’investissement, la montée du chômage et autres.

Avant l’émergence du hirak, l’économie nationale se dirigeait tout droit vers une énorme catastrophe. Le pari le plus important des dirigeants était de durer au maximum. A peine un début d’analyse à moyen terme sur le modèle économique et une consolidation budgétaire guidée par une trajectoire est initié qu’il fut vite abandonné par un nouveau gouvernement.

Le retour à la case départ fut que le seul horizon économique redevienne la loi de finance ou sa complémentaire. Alors que tout le monde suspectait des formes de corruption et de malversations, nul n’en connaissait l’ampleur.

Les ressources économiques étaient dilapidées de deux manières : malversations et mauvaise canalisation qui impliquaient que ces fonds induisent, en plus des détournements, des retards de projets, des restes à réaliser, des malfaçons et des surcoûts qui constituaient une hémorragie plus importante.

Pour redresser la situation, nous aurons en premier lieu la mission de désigner une institution pilote qui va mettre tout en œuvre pour booster l’investissement et minimiser l’impact de la transition politique.

Revoir quelques points saillants

L’économie nationale se dirigeait tout droit vers une crise d’une très grande ampleur. Le seul rempart entre elle et le chaos serait les réserves de change. Mais ces dernières fondaient comme neige sous le soleil. Nous sommes déjà passés sous la barre des 80 milliards de dollars.

Alors ceux qui se plaignent que la situation risque d’être catastrophique ont à se rappeler : l’économie se dirigeait dangereusement et inévitablement vers des crises d’une très grande ampleur.

D’ailleurs, la situation de redressement de l’économie sera un des plus épineux problèmes du prochain gouvernement élu. En attendant, il faut prendre des dispositions d’urgence. Car l’effet multiplicateur des mécanismes économiques est en jeu et contribue à détériorer davantage la situation. A un moment ou un autre, il faut arrêter le processus de détérioration.

Les actions à entreprendre sont nombreuses et variées. Il est impossible de les cataloguer toutes. Nous allons seulement développer quelques pistes à considérer très sérieusement, lorsqu’on gère des périodes de turbulence comme celle que nous vivons actuellement.

Tous les analystes ont raison d’insister sur la nécessité de focaliser l’attention sur l’investissement. C’est le moteur de toute économie et les dommages politiques et sociaux se ressentent en premier à ce niveau-là.

Les conséquences de l’effondrement de l’investissement sont énormes : décroissance, chômage, déséquilibre budgétaire, réduction du niveau de vie et toute une litanie de maux économiques et sociaux qui seraient induits par la réduction de l’investissement. Mais il faut un pilote dans l’avion.

En attendant un gouvernement démocratiquement élu, on ne peut se permettre le luxe de laisser l’économie tout subir sans réagir. Une riposte bien réfléchie peut réduire drastiquement les coûts de la transition.

Les bonnes et les mauvaises idées

Il y a de nombreuses priorités à gérer en vue de minimiser les mouvements erratiques de l’économie nationale. Nous évoquerons les plus importants. Mais avant cela : comment procéder ? Il faut évoquer en priorité les grandes erreurs que nous avons développées à grande échelle au début des années deux mille.

En plus d’une vingtaine de ministères mal coordonnés, nous avons dupliqué en plus petit et plus problématique chaque institution en créant les fameux hauts conseils de la PME, du tourisme, de l’éducation etc.

Ce qui a introduit plus de confusion dans les missions, les rôles et le travail de chacun. Il est difficile de se débarrasser des vieux réflexes. Les premières indications montrent que la fragmentation institutionnelle continue. Elle ne peut qu’émietter les pouvoirs, les décisions et les rendre de plus en plus incohérents.

Comme la création d’un comité pour la supervision des transferts de ressources financières à l’étranger et d’un autre chargé de récupérer et de redresser les entreprises mal en point dont les patrons sont interpellés par la justice.

En plus d’un travail judicieux qu’il faut mener pour récupérer le maximum de ressources à orienter surtout vers la création de nouvelles entreprises et surtout celles qui réussissent à faire de la substitution à l’import ou à exporter, il faut éviter d’émietter le processus décisionnel et permettre à une seule entité de coordonner toutes les ripostes.

Il nous faut un plan de communication qui va faciliter la transition : tout le monde est en train d’espérer régler tous les problèmes rapidement : logement, salaires, emplois et même changement de patron. Mais cela demande une hausse de la productivité impossible à développer à court terme au niveau qui permette la résolution de ces problèmes.

Justement le grand défi serait de hisser le taux d’utilisation des capacités des entreprises de sorte à accroître le volume d’output et permettre petit à petit une montée en cadence de la performance. Il faut préparer les industries du savoir qui vont qualifier les ressources humaines, moderniser les pratiques managériales des entreprises et des administrations.

Ainsi, si la transition politique perdure, elle aura un impact minimum sur les performances économiques. Les réserves vont durer plus longtemps. On résistera plus et mieux. Mais avec une structure unique qui coordonne tous ces aspects et bien d’autres.

Il y a de nombreuses priorités à gérer en vue de minimiser les mouvements erratiques de l’économie nationale. Nous évoquerons les plus importants. Mais avant cela, comment procéder ? Il faut évoquer en priorité les grandes erreurs que nous avons développées à grande échelle au début des années 2000.

En plus d’une vingtaine de ministères mal coordonnés, nous avons dupliqué en plus petit et plus problématique chaque institution en créant les fameux hauts conseils de la PME, du tourisme, de l’éducation, etc.

Ce qui a introduit plus de confusion dans les missions, les rôles et le travail. Il est difficile de se débarrasser des vieux réflexes. Les premières indications montrent que la fragmentation institutionnelle continue. Elle ne peut qu’émietter les pouvoirs, les décisions et les rendre de plus en plus incohérents.

Comme la création d’un comité pour la supervision des transferts de ressources financières à l’étranger et d’un autre chargé de récupérer et de redresser les entreprises mal en point dont les patrons sont interpellés par la justice.

En plus d’un travail judicieux qu’il faut mener pour récupérer le maximum de ressources à orienter surtout vers la création de nouvelles entreprises et surtout celles qui réussissent à faire de la substitution à l’import ou à exporter. Il faut éviter d’émietter le processus décisionnel et lui permettre à une seule entité de coordonner toutes les ripostes.

Il nous faut un plan de communication qui va faciliter la transition : tout le monde est en train d’espérer régler tous les problèmes rapidement : logement, salaires, emplois et même changement de patron. Mais cela demande une hausse de la productivité impossible à développer à court terme à un niveau qui permette la résolution de ces problèmes.

Justement, le grand défi serait de hisser le taux d’utilisation des capacités des entreprises de sorte à accroître le volume d’output et permettre petit à petit une montée en cadence de la performance. Il faut préparer les industries du savoir qui vont qualifier les ressources humaines, moderniser les pratiques managériales des entreprises et des administrations.

Ainsi si la transition politique perdure, elle aura un impact minimum sur les performances économiques. Les réserves vont durer plus longtemps. On résistera plus et mieux. Mais avec une structure unique qui coordonne tous ces aspects et bien d’autres.


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