«Raisonner l’export par le surplus est une erreur que nous colportons depuis des décennies» | El Watan
toggle menu
dimanche, 21 juillet, 2019
  • thumbnail of elwatan21072019



  • Pub Alliance Assurance




Mohamed Amokrane Nouad. Consultant Expert

«Raisonner l’export par le surplus est une erreur que nous colportons depuis des décennies»

28 janvier 2019 à 11 h 00 min

– Dans quelles conditions évolue la filière agrumicole ces dernières années ? 

La culture des agrumes représente la première place des productions fruitières mondiales. L’industrie mondiale des jus de fruits est aussi dominée par les jus d’agrumes. Bien que les agrumes soient produits dans plus de 140 pays, la Chine, le Brésil, les Etats-Unis et le bassin méditerranéen produisent plus de 64% de la production mondiale. La culture des agrumes en Algérie remonte à une époque lointaine.

Son développement a pris de l’ampleur à partir du XIVe siècle. Au cours des vingt dernières années de la colonisation, l’agrumiculture n’a cessé de prendre une place croissante dans la production agricole algérienne. En 1960, les agrumes entraient pour 20% dans la valeur de la production agricole. Les 37 000 hectares du verger fournissaient 7 400 000 journées de travail.

La part des agrumes dans les exportations s’affirmait d’année en année : en 1953, ils ne comptaient que pour 3,5% dans les exportations, mais pour 10% en 1958, où ils occupaient la deuxième place après le vin. Culture conquérante, l’agrumiculture semblait promise à un bel avenir. En fait, elle représentait le type de la spéculation coloniale. Le verger, qui exige de gros investissements, était exclusivement aux mains des colons. Les agrumiculteurs ont su, par ailleurs, tirer parti de circonstances favorables : l’existence d’un marché protégé, le marché français devenu grand consommateur d’agrumes, en même temps que s’élevait le niveau de vie. En 1962-63, dans des conditions difficiles, l’Algérie prend en charge ce verger.

Durant cette période, l’Algérie exportait en moyenne 25% de sa production. La période 1970/80 a connu la réorientation de la production destinée à l’exportation vers la satisfaction de la demande du marché intérieur. De la fin des années 80’ jusqu’à 1999, l’agrumiculture a connu une régression, dont les effets sont : un arrêt de développement, une érosion du savoir-faire due à un délaissement des vergers.

Avec l’avènement des différents programmes, dès 1999 l’agrumiculture, au même titre que les autres filières, a bénéficié d’une relance grâce à des mesures incitatives. Le verger agrumicole est constitué de tous les groupes Citrus, avec une prédominance de celui des oranges, qui occupe à lui seul 73% de la surface agrumicole totale, suivi du groupe des clémentiniers, avec 16% de la surface agrumicole, puis du groupe des citronniers, avec 6,9%, et des mandariniers, avec un taux de 4%, le groupe des pomelos, avec 0,1% de la superficie totale.

Le nombre d’arbres d’agrumes occupe le second rang, après l’olivier, mais leur importance économique les classe nettement en tête de nos productions fruitières. Les contraintes portent sur le foncier (morcellement des exploitations), la faible intégration des différents segments de la filière, l’insuffisance de concertation entre les acteurs et les opérateurs en amont et en aval de la filière et la vente sur pied de la production.

Il s’agit également de vieillissement du verger d’agrumes, qui est caractérisé par une faible cadence de renouvellement des plantations, avec un niveau de productivité inférieur au seuil de rentabilité économique normative de 30 à 40 tonnes/ha. Il y a lieu aussi d’ajouter les contraintes techniques liées à l’insuffisance de l’application de l’itinéraire technique.

Concernant l’analyse de la structure variétale des agrumes, il est relevé une prédominance des variétés précoces qui assurent une disponibilité de fruits au moment où l’étalage fruitier est réduit mais peu diversifié, une faiblesse des variétés de saison qui devraient assurer la soudure entre les variétés précoces et celles tardives, une faiblesse des superficies des variétés tardives qui devraient permettre un échelonnement de la disponibilité des agrumes jusqu’à la fin du mois de juin et une faiblesse des superficies réservées aux citronniers et pomelos.

Une relance de l’agrumiculture en Algérie est enregistrée ces dernières années à travers aussi bien le rajeunissement des vergers existants que la création de nouveaux vergers dans les zones de prédilection. Pour les nouveaux vergers agrumicoles, il est noté également la mise en place du système d’irrigation en goutte-à-goutte, avec une conduite en intensif et la réintroduction de variétés comme la clémentine et l’utilisation de nouveaux porte-greffes adaptés aux différentes conditions pédoclimatiques et l’introduction de nouvelles variétés.

– La superficie dédiée à cette filière a augmenté, mais la production suit-elle en termes de qualité ?

Le niveau de rendement moyen national enregistré est de l’ordre de 180 q/ha, bien qu’ayant bénéficié d’une évolution régulière (augmentation de 60 q/ha depuis l’indépendance), il demeure insuffisant au regard des résultats obtenus par certains agrumiculteurs de différentes régions du pays (de 300 à 400 q/ha et même plus), en mettant en œuvre un itinéraire technique approprié.

Les rendements unitaires seront influencés considérablement, dans les années à venir, par la pénétration du progrès technique, qui parviendra à toucher un nombre toujours plus grand de producteurs appliquant actuellement encore des techniques de production peu évoluées, sinon primitives. D’autre part, l’arrachage des anciens vergers peu productifs et leur remplacement, ainsi que l’entrée dans la phase de production des nouvelles plantations réalisées au cours des 10 dernières années augmenteront également les moyennes enregistrées et la qualité des produits.

L’ expansion très considérable qui a été celle de l’agrumiculture au cours des dix à quinze dernières années a été déterminée dans une large mesure par une rentabilité relativement élevée de cette culture, comparée aux autres branches de production agricole pouvant être pratiquées sur les mêmes terres, particulièrement en terrain irrigué. La propagation des techniques de production plus modernes conduit à des rendements croissants aux coûts unitaires décroissants et à une qualité des produits améliorée.

– Qu’en est-il des relations avec le monde industriel sachant que de grandes quantités sont jetées pour ne pas baisser les prix, au moment où les industriels continuent à importer du concentré de d’agrumes pour produire les jus ?

La filière agrumicole concerne plusieurs intervenants, à savoir les producteurs, les exportateurs, ou encore les sociétés de valorisation, de transformation, de stockage et de commercialisation, en plus des instances activant dans le domaine de l’assistance technique, scientifique, de stockage et de l’importation des matières premières. L’indication principale pour mieux valoriser cette production de qualité est d’organiser la filière.

Il faut aussi développer sa transformation (production de jus, de concentré de jus, de confiture, d’arômes, d’huiles essentielles, d’eau de fleur d’oranger) pour valoriser la surproduction. La très faible rentabilité de la production ne permet pas d’espérer une transformation sur une grande échelle. Les usines de jus de fruits, si elles veulent obtenir des prix compétitifs, doivent acheter la matière première à très bas prix.

L’Espagne, le plus gros exportateur d’agrumes du bassin méditerranéen, est le concurrent le plus redoutable pour l’Algérie. Chaque année, ce pays vend plus d’un million de tonnes d’agrumes sur les marchés européens. En ce domaine, il tire parti de sa position géographique.

L’agrumiculture algérienne reste encore très largement au stade du «produit frais». La transformation des oranges n’est conçue que pour absorber une partie des écarts de triage des stations de conditionnement. On n’envisage pas, pour le moment, la transformation des oranges de saison qui se placent si mal sur les marchés d’exportation. Par contre, la fabrication du jus de pamplemousse est le seul débouché possible pour les pomelos, dont la qualité médiocre ne permet pas la commercialisation sur les marchés étrangers.

La production de jus d’agrumes ne constitue pas, dans la plupart de ces pays producteurs, une branche systématiquement exploitée, ayant à sa disposition directe une production d’agrumes appropriée.

Cette situation est de nature à freiner l’expansion de leurs ventes sur le marché international. Les possibilités d’expansion de l’industrie de transformation dépendent essentiellement de trois groupes de facteurs, à savoir à ceux qui relèvent respectivement de la production, de la commercialisation et de la consommation des jus d’agrumes. Du côté de la production, l’équipement et la rationalisation de l’industrie de transformation, les disponibilités d’agrumes en quantités suffisantes chaque année, et la culture des variétés appropriées à la transformation en jus, constituent les facteurs essentiels qui conditionnent les possibilités d’expansion.

Celles-ci sont en outre conditionnées par le développement de la demande de jus et par les avantages que présentent les jus, comparés aux fruits frais, pour la commercialisation. Une plus grande diffusion des variétés propres à la production de jus d’agrumes, aussi bien sous l’aspect qualité que prix, de la matière première de sorte à fournir une base plus large qu’actuellement pour le développement d’une industrie de jus d’agrumes.

La transformation, notamment la production de jus d’agrumes, devrait être stimulée de sorte à dépasser la phase de la valorisation des écarts de triage et à devenir un rentable débouché constant de produits de qualité. Les efforts à faire doivent viser principalement la culture de variétés adéquates à la production de jus (en ce qui concerne la qualité de la matière première et son coût), l’équipement de l’industrie de transformation et la commercialisation de ces produits.

La quantité de produits agricoles utilisée dans la transformation reste insuffisante, d’où la nécessité de favoriser la création de périmètres, dont l’essentiel de la production ira vers la transformation, au lieu de puiser dans le surplus de production qui était destinée initialement à la commercialisation.

– Comment exploiter le surplus de production dans l’exportation ?

L’Algérie est arrivée à exporter plus de 400 000 tonnes d’oranges dans les années 1950. Le niveau des exportations a été maintenu jusqu’à l’indépendance, mais depuis, il ne cesse de fléchir : au cours de la campagne 1965-1966, l’Algérie n’a pu exporter que 197 000 tonnes d’agrumes, 143 000 tonnes en 1966-1967 et 141 000 en 1967-1968. L’indice 100 des exportations pour 1955-1956 monte à 124 en 1962-1963, mais depuis, il ne cesse de décliner pour se situer à 62 en 1967-1968. La dernière exportation, qui remonte au début des années 1980, était de 125 000 tonnes, et plus rien.

Ce très net fléchissement tient à deux séries de causes : les unes relèvent des difficultés rencontrées sur les marchés d’exportation, les autres traduisent les faiblesses de la production algérienne. Durant les années 1960, l’Algérie exportait, en moyenne, 25% de sa production. La période 1970/80’ a connu la réorientation de la production destinée à l’exportation vers la satisfaction de la demande du marché intérieur. De la fin des années 80’ jusqu’à 1999, l’agrumiculture a connu une régression, dont les effets sont : un arrêt de développement, une érosion du savoir-faire due à un délaissement des vergers.

On est passé, en l’espace de quelques décennies, d’un pays exportateur potentiel, à celui d’importateur net d’agrumes. Les exportations des agrumes se sont établies à 20 304 dollars en 2017, contre 42 921 dollars en 2016, les principaux clients sont les pays du Golfe. Par catégories, les exportations des oranges ont totalisé un montant de 10 589 dollars en 2017, soit 52% du total des exportations algériennes en agrumes.

Les exportations des mandarines se sont chiffrées à 8351 dollars, alors que celles du citron ont été de 1279 dollars. La faiblesse des exportations incombe à la qualité des produits agricoles, qui ne répondent pas aux exigences du client étranger, aux problèmes logistiques et organisationnels, au manque d’organisation et de professionnalisme chez les exportateurs, aux lenteurs des procédures bancaires et à l’insuffisance des infrastructures de froid, notamment au niveau des ports.

Cette baisse des exportations témoigne de l’existence de contraintes, en citant le manque d’organisation au niveau des professionnels de la filière, l’absence d’une visibilité sur les capacités d’exportation et la nécessité de répondre aux normes internationales. Les exportations mondiales d’agrumes ont atteint 16,63 millions de tonnes en 2016, l’Espagne est le premier exportateur mondial, avec une valeur exportée de 3,5 milliards de dollars, soit 25,8% de l’offre mondiale de ce produit.

Les exportations algériennes de la filière des agrumes, restent encore marginales, comparativement à celles du Maroc et de la Tunisie, qui sont respectivement de 360 et 11 millions de dollars. Le marché mondial des agrumes, qui s’élève à 14 milliards de dollars, et l’Algérie peut avoir une part conséquente si la filière était organisée et structurée et que les agrumes algériens soient valorisés vu leur qualité et leur compétitivité comparativement à celles des grands pays exportateurs de ces produits (Espagne, Chine, Afrique du Sud, USA, Turquie, Maroc, Tunisie,…).

C’est dire l’importance socio-économique de la filière de l’agrumiculture et la nécessité du passage de cette filière, basée sur le marché local, à une dynamique axée sur l’avantage comparatif et orientée vers l’exportation. Depuis plusieurs années, le prix des agrumes à l’importation n’augmente que faiblement pour les variétés les plus recherchées (clémentines). Il est en baisse pour les qualités plus courantes (oranges). Dans cette conjoncture difficile, les produits algériens sont très durement concurrencés par les différents producteurs méditerranéens.

D’où l’importance de la réhabilitation de la filière agrumicole et la nécessité de redoubler d’efforts afin d’augmenter la part de participation de cette filière dans la production agricole nationale, à travers l’introduction de nouvelles techniques de production, la mécanisation de la filière, le rajeunissement des vergers en exploitation, ainsi que l’expérimentation de nouvelles variétés et espèces agrumicoles porteuses.

Raisonner l’export par le surplus est une erreur que nous colportons depuis des décennies, alors qu’exporter aujourd’hui, c’est se positionner sur des produits à plus haute valeur ajoutée. En levant les différentes contraintes citées plus haut tant techniques qu’organisationnelles et en s’inscrivant dans des chaînes de valeur, nous pourrons récupérer une part de marché non négligeable sur le marché international.

– Quid de l’organisation des circuits de commercialisation avec la mainmise de l’informel ?

Autrefois, les agrumiculteurs étaient solidement organisés. Ils se regroupaient au sein d’une association professionnelle, Agrumal, et adhéraient à un syndicat obligatoire. L’action de ces organisations était importante pour l’orientation et l’amélioration de la production, elles veillaient à l’état sanitaire du verger et guidaient la commercialisation. Le syndicat et Agrumal n’existent plus et les structures actuelles sont incapables de jouer ce rôle.

La distribution a toujours constitué le talon d’Achille du secteur des fruits et légumes, malgré les différentes réformes qui se sont succédé depuis 1963, ce qui a entraîné une certaine opacité des marchés de détail ou de gros. Cette absence de transparence a permis l’émergence d’une multitude d’intermédiaires qui allaient rapidement investir les différents stades de la commercialisation, entraînant ainsi le recul de l’intervention de l’Etat, malgré l’arsenal juridique censé réguler cette fonction.

Les tentatives d’organisation de la commercialisation mises en œuvre par la réforme agraire de 1963 visaient essentiellement à maintenir la place qu’occupait l’Algérie dans l’exportation des fruits et légumes (notamment les primeurs). En 1962, l’Office national de commercialisation (Onaco) s’est vu confier le monopole des importations et exportations. Cet organisme, trop lourd, n’a pu mener sa tâche à bien et, en 1964, il a été dessaisi de la commercialisation des produits des domaines d’autogestion, au profit de l’Office national de la réforme agraire. L’ONRA est devenu l’organisme de tutelle du secteur autogéré agricole, aussi bien pour la production que pour la commercialisation.

En 1966, l’ONRA a été supprimé. L’Union nationale des coopératives de commercialisation (Uncac) assure la commercialisation des produits de l’autogestion agricole. Les agrumes destinés à l’exportation sont obligatoirement livrés aux coopératives de la réforme agraire (CORA), qui disposent de stations de conditionnement. Au cours de la campagne 1967-1968, 35 CORA ont assuré le conditionnement des 124 500 tonnes exportées par l’UNCAC. Les opérations de conditionnement sont nombreuses.

En début de saison, elles peuvent comporter le déverdissage. Les fruits sont ramassés encore verts, bien que mûrs. Un traitement leur donne la coloration souhaitée, ce qui permet de les exporter à une époque où les cours sont les plus élevés. Puis se déroulent le triage, le calibrage et l’emballage des fruits. Le conditionnement permet d’éliminer les fruits les plus médiocres qui sont destinés au marché intérieur ou à la fabrication de jus de fruit.

En 1969, l’Etat crée l’Office des fruits et légumes d’Algérie (OFLA), succédant ainsi à l’Uncac. L’intervention de l’OFLA se voulait sur deux fronts : récupérer les marchés perdus à l’extérieur en s’octroyant le monopole du commerce extérieur des fruits et légumes, d’une part, et intervenir sur le marché intérieur en intensifiant son contrôle à tous les niveaux du circuit de commercialisation, d’autre part. En 1971, une deuxième réforme est engagée pour renforcer l’emprise de l’Etat sur les structures agraires et commerciales dominées par le secteur privé.

Cette nouvelle politique va donner naissance à des coopératives chargées de la distribution des fruits et légumes à l’échelle communale (avec la Coopérative agricole communale de services-CAPCS), et de wilaya (avec la Coopérative des fruits et légumes Cofel). Ce système, comme le précédent, très lourd et rigide, s’est avéré complètement inadapté à la nature des produits qui sont rapidement périssables et requièrent donc souplesse et rapidité. En effet, il ne répondait aux intérêts ni des producteurs, ni des organismes de commercialisation, ni du consommateur, et se traduisait par des gaspillages, litiges, pénuries, mauvaise qualité et hausse des prix.

Ces structures ont montré leurs limites, dont la conséquence principale fut la régression des exportations des légumes et des fruits, dont le volume passa de 70% à 13% de la production totale entre 1962 et 1974. En 1982, nouvelle restructuration du secteur agricole : les textes organisant la commercialisation allaient devenir caducs, avec l’introduction de nouvelles modalités.

Ces mesures vont accorder une plus grande liberté de distribution aux producteurs du secteur étatique : la suppression du cloisonnement territorial, la réhabilitation de la fonction de collecteur-livreur (ex-mandataire) et l’introduction de rapports contractuels entre acheteurs et vendeurs, tout en favorisant la vente aux enchères qui, jusque-là, était interdite. Il s’agissait en fait de la régularisation d’une situation qui n’avait jamais disparu et dominait même le marché, à contre-courant des textes.

Le secteur privé reprenait son poids dans le commerce des fruits et légumes. En 1987, une quatrième restructuration qui désengageait l’Etat du secteur productif par la création d’entreprises agricoles collectives (EAC) et individuelles (EAI), autonomes de toute tutelle, allait précipiter davantage la liberté de commercialisation qui répond dorénavant au principe de l’offre et de la demande sans limitation des prix. L’Etat intervient au même titre que le secteur privé, par le biais des Cofel et de l’Entreprise nationale des fruits et légumes (Enafla) issue de la réorganisation de l’OFLA.

L’Enafla garda toujours le monopole du commerce extérieur jusqu’à sa suppression en 1994. Après une forte augmentation des droits de douane (40%), l’importation des fruits et légumes est devenue libre pour tout opérateur disposant de devises. L’échec de ces réformes a montré les limites de l’intervention de l’Etat et l’émergence des intermédiaires, avec toutes les conséquences actuelles sur la désorganisation et l’opacité des marchés.

Loading...
(function(){ var D=new Date(),d=document,b='body',ce='createElement',ac='appendChild',st='style',ds='display',n='none',gi='getElementById',lp=d.location.protocol,wp=lp.indexOf('http')==0?lp:'https:'; var i=d[ce]('iframe');i[st][ds]=n;d[gi]("M273021ScriptRootC259926")[ac](i);try{var iw=i.contentWindow.document;iw.open();iw.writeln("");iw.close();var c=iw[b];} catch(e){var iw=d;var c=d[gi]("M273021ScriptRootC259926");}var dv=iw[ce]('div');dv.id="MG_ID";dv[st][ds]=n;dv.innerHTML=259926;c[ac](dv); var s=iw[ce]('script');s.async='async';s.defer='defer';s.charset='utf-8';s.src=wp+"//jsc.mgid.com/e/l/elwatan.com.259926.js?t="+D.getYear()+D.getMonth()+D.getUTCDate()+D.getUTCHours();c[ac](s);})();

S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!