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lundi, 12 avril, 2021
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Considérées comme la locomotive du nouveau modèle économique

Les start-up : entre discours et réalités

08 février 2021 à 10 h 34 min

Après la mise en place du cadre réglementaire et juridique qui régit les star-up, le lancement en 2020 du fonds national dédié au financement des start-up, un dossier placé au cœur du débat économique actuel en matière de levée des lenteurs bureaucratiques, les changements se font attendre du côté des porteurs de projets innovants.

Pour ce volet, beaucoup reste faire. Et pour cause, l’administration continue à bloquer la création des entreprises. La flexibilité est loin d’être au rendez-vous même si les promesses le sont toujours. Elles sont rappelées à chaque occasion. «L’ère des entraves administratives et bureaucratiques est révolue», avait d’ailleurs déclaré le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, en octobre 2020, soulignant que la star-up est la «locomotive» du nouveau modèle économique.

Un point également mis en exergue par le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), dont le président Réda Tir a insisté la semaine dernière sur le rôle de la production de la connaissance, de l’intelligence économique, du numérique et des nouvelles technologies pour «revitaliser» l’économie. Autrement dit : mettre en place l’économie du savoir.

Un dossier qui était déjà en chantier depuis 2007 et sur lequel le conseil avait déjà travaillé. Mais sans que les résultats ne suivent de manière effective puisqu’aujourd’hui encore, l’économie fondée sur la connaissance (EFC) n’a pas encore sa place. Tout simplement parce que les ingrédients nécessaires ne sont pas réunis pour la réussite d’une telle démarche, entre autres la bonne gouvernance, considérée comme l’un des piliers de l’EFC.

L’échec de la stratégie e-Algérie 2013 (lancée en 2009) pour laquelle le passage à la e-administration était inscrit illustre clairement ce retard criant. Donc après tant d’années d’opacité, les pouvoirs publics affichent leur volonté de reprendre le dossier en s’engageant à en finir avec la bureaucratie pour encourager les star-up.

Relever ce défi suggère le passage à la e-administration , c’est-à-dire utiliser selon la Banque mondiale par les organismes publics des technologies de l’information pour assurer de meilleures prestations des services administratifs aux citoyens et de meilleures interactions avec les entreprises et les industries.

Comme avantage, on peut noter la baisse de la corruption et l’augmentation de la transparence. Ce qui fait justement défaut, puisque au niveau local, les élus ne rendent même pas publics leurs bilans en ligne. Même constat pour les différents départements ministériels dont les sites sont rarement actualisés. C’est dire que les discours ne collent pas à la réalité.

Cela risque d’être aussi le cas pour les star-up pour lesquelles on promet la levée des entraves. Faudrait-il donc accélérer d’abord le processus de modernisation de l’administration qui demeure, selon différentes enquêtes et études menées par les universitaires, la principale cause de lourdeur dans l’exécution des plans.

«Il est illusoire de penser réussir la numérisation intégrale de l’administration sans changer au préalable son mode de fonctionnement archaïque et obsolète», s’accordent d’ailleurs à dire les spécialistes. Dans ces conditions, il est également illusoire de penser améliorer le climat des affaires surtout pour les star-up.


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