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Valorisation des phosphates et production d’engrais : Fortes résistances pour préserver des intérêts occultes

28 septembre 2020 à 10 h 50 min

La saga des phosphates algériens, cette grande richesse minière que le Président Tebboune aspire valoriser, aujourd’hui plus que jamais – aggravation de la crise économique par la pandémie Covid-19 oblige – n’est pas près de se clore.

Le «mythique» mégaprojet intégré d’exploitation et de transformation du phosphate, qui s’étire sur cinq wilayas de l’est du pays (Tébessa, Souk Ahras, El Tarf, Skikda et Annaba) et censé propulser l’Algérie dans la cour des plus grands exportateurs d’engrais dans le monde, fait encore couler beaucoup d’encre. A l’instar de son collègue de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, de peur d’échouer, lui aussi, sur ses promesses, s’est abstenu de s’étaler sur certains détails, pourtant clés du dit-projet.

En effet, Aït Ali Braham se limitait de déclarer, mi-juin dernier, à des journalistes, ce qui suit : «Pour l’instant, tout est à l’étude. Tant que nous n’avons rien signé, nous n’avons rien à dire. Rien n’est sûr, des deux côtés d’ailleurs.

Pour l’instant, nous avançons sur plusieurs fronts et le jour de la signature, nous vous dévoilerons tout». Plus prudent, le boss du secteur énergétique, a, quant à lui, préféré présenter de manière lapidaire, lors d’une récente réunion interministérielle dédiée à son examen, le nouveau schéma de développement d’un montant global de six 6 milliards de dollars, déjà mis au point pour ce mégaprojet. Le ministre n’aura, au finish, rien laissé filtré, ni sur l’identité du nouveau ou des nouveaux partenaires, ni sur la date de mise en service du complexe ou encore sur le mode de financement, les entrées en devises ou les postes d’emploi attendus.

Les besoins d’investissement de la première des trois phases, prévues dans ce nouveau plan, version 2020, s’élèvent à 3 milliards de dollars. «La restructuration du projet permettra d’entrer en production dès le terme de la première phase. Les recettes de cette production pourraient financer les deux autres phases, d’un coût de 1,5 milliard de dollars chacune», se limite d’indiquer M. Attar, tout en assurant que «ce projet fait partie de ceux permettant à l’Algérie de sortir de la dépendance aux hydrocarbures».

Une promesse maintes fois faite et refaite bien avant lui. La dernière, qui date de décembre 2018, c’était Youcef Yousfi, alors ministre de l’Industrie et des Mines qui, se réjouissant de la conclusion, un mois auparavant (26 novembre), à Tebessa, d’un mémorandum d’entente entre la société Asmidal (filiale du groupe Sonatrach) (34%), le groupe Manadjim El Djazair (Manal) (17%) et les Groupes Cetic/Wengfu, le Fonds de la Route et de la soie, le Fonds sino-africain pour le développement pour la partie chinoise qui totalise 49% du capital. Pour M. Yousfi, actuellement en prison, l’année 2018 devait être marquée d’une pierre blanche.

Avec le débarquement de ce nouveau partenaire chinois, le projet intégré d’engrais phosphatés de Oued Kebarit (70 km au sud de Souk Ahras), qui s’est longtemps heurté à de fortes résistances occultes et dont Abdelmadjid Tebboune a ordonné l’accélération de la relance, lors des deux derniers Conseils des ministres, tenus le mois courant, avait toutes les chances de voir le jour. «Tout était mis en œuvre et fin prêt», s’était on engagé, en haut lieu, pour que les Chinois puissent concrétiser ce mythique projet. Surtout que les enjeux au triple plan politique, économique et social sont déterminants.

Pour Youcef Yousfi, il s’agissait, d’abord, de matérialiser, même avec un retard de plus de…dix ans, l’un des engagements, pour ne pas dire caprices, bouteflikiens présidentiels. A la jeunesse de Souk Ahras et de Guelma, où il fut en tournée dans le cadre de sa campagne pour le troisième mandat, le Président candidat Bouteflika promit, fin mars 2009, des milliers de postes d’emploi une fois les chantiers lancés et la plateforme pétrochimique d’engrais phosphatés opérationnelle dès 2011, cette dernière étant, à l’époque, prévue à Bouchegouf (Guelma) avec la bénédiction du même M. Yousfi, fraîchement installé à la tête du ministère de l’Energie et des Mines. Au plan économique, ce mégacomplexe, version novembre 2018, devrait permettre à l’Algérie de hisser sa production en phosphate brut, qui peine à franchir le seuil de 1,5 million de tonnes (MT)/an à 10 MT/an.

CONVOITISES DU DUO HADDAD-KOUNINEF

Dans cette perspective, un appel d’offres international avait été lancé le 18 novembre 2018 par l’Entreprise portuaire d’Annaba (EPA) pour la construction d’un quai phosphatier. Cet appel d’offres finira par être annulé ; guerre des titans ; BTP KOUGC (frères Kouninef) et ETRHB (Ali Haddad), leaders incontestés des contrats publics de BTP, sous le règne des Bouteflika, oblige. Outre les revenus en devises, 1,9 milliard de dollars/an, attendus de l’exportation d’engrais et autres produits dérivés,  la portée du projet, en termes de développement et d’emploi, n’est pas des moindres.

Réparti entre le gisement de Bled El Hedba à Tebessa (2045 hectares), la plateforme de Oued Kebrit (1484 ha), celle de Hadjar Essoud à Skikda (149 ha) ainsi que le port d’Annaba (42 ha), le Complexe d’exploitation et de transformation du phosphate et du gaz appelé à mobiliser des investissements de 6 milliards de dollars et dont la mise en exploitation, prévue en 2022, devrait pourvoir le marché de l’emploi de pas moins de 3000 postes directs alors que les chantiers de réalisation à travers les quatre wilayas assureront 14 000 autres postes temporaires, toujours selon la version 2018 de M. Yousfi.

En l’espace de quelques jours, ce dernier a revu ses données. Intervenant le 4 décembre sur les ondes de la radio nationale, l’ex-patron du département de l’industrie et des mines rappellera l’importance dudit projet : «Les travaux de réalisation ont été récemment lancés à Tébessa à coût de 1500 milliards de dinars où vont être transformés tous les engrais comme l’ammoniac et le phosphate à hauteur de 4 MT dont 3 MT exportables via le port de Annaba.» Des «travaux lancés» s’enorgueillissait-il, alors que la société mixte, fruit de ce nouveau pacte algéro-chinois, n’a même pas été créée.
Il est, jusqu’à l’heure, question d’un simple accord que les trois futurs associés ; les groupes Asmidal/Manal pour la partie algérienne (51%) et les groupes Cetic/Wingfu pour la partie chinoise (49%), avaient signé à Tébessa, sous les applaudissements du Premier Ministre Ahmed Ouyahia.

Mieux : Quelques mois auparavant, soit le 13 mai 2018, M. Yousfi avait déclaré depuis le Complexe sidérurgique d’El Hadjar , où il était en visite de travail, que de la plateforme pétrochimique de Oued Kebarit nécessitant des investissements, de l’ordre, cette fois, de plus de 10 milliards de dollars, est attendue l’augmentation des capacités de production des phosphates à 11 millions de tonnes. Une fois opérationnelle «à l’horizon 2020», promettait-il encore, le nouveau Complexe devrait offrir à l’Algérie des opportunités indéniables à l’international ; des ventes d’au moins 03 MT d’engrais azotés et phosphatés, à même de la propulser au rang de pôle mondial à l’export : «C’est un projet hautement stratégique pour l’économie nationale. 10 milliards de dollars d’investissements, ce n’est pas rien.

Il va nous permettre de nous désengluer de la rente pétrolière, de développer notre agriculture, d’assurer notre sécurité alimentaire et de créer des milliers de postes d’emploi», se réjouissait-il. En décembre 2010, faut-il le rappeler, lui qui succéda à Chakib Khelil, s’empressa d’annoncer le démarrage de la première ligne de production du complexe, initialement projeté en partenariat entre Sonatrach (25%), Ferphos Group (26%) et le Pakistanais Engro (49%), pour le deuxième semestre 2011 et ce, avant même que la question du choix du site d’implantation de la plateforme ne soit tranchée. Mieux, le 20 juin 2011, en visite à Oued Kebarit, il exhortera les responsables de l’ex-Ferphos Groupe et ceux de la SNTF à «synchroniser leurs actions pour renouveler les wagons de transport de phosphate pour les besoins du Complexe devant entrer en fonction en 2015 et qui regroupera trois unités, la première produira 4500 t /j d’acide sulfurique, la deuxième 1500 t/j d’acide phosphorique et la troisième 3000 t/j d’ammoniac». Or, il n’en fut, encore, rien.

LA MAIN DU «MAÎTRE» BOUCHOUAREB

Prenant le relais, Abdesslam Bouchouareb fera d’autres nouvelles promesses. Le 12 juin 2016, depuis le même site de Oued Kebarit où il était de passage, l’ex-ministre de l’Industrie, actuellement en fuite à l’étranger et activement recherché par la justice, fera part de la signature, le 20 juin, d’un nouvel accord avec un nouveau partenaire étranger mais, cette fois, sans Ferphos Group que le ministre avait décidé de dissoudre, pour des considérations occultes, fin décembre 2015. «Les travaux de réalisation du complexe pour lequel seront déployés des investissements de 3 milliards de dollars débuteront effectivement en septembre 2016.

L’entrée en activité officielle interviendra en 2019, soit une année avant la date initialement programmée», insistera l’ex-ministre, vantant, lui aussi, les «vertus» du projet et de la démarche présidentielle avec «l’emploi de 5000 personnes lors de la phase de réalisation et 2500 autres lors de son entrée en service, en plus des revenus de plus de 1,5 milliard de dollars. Aussi, ce projet va concourir de manière significative à la diversification des exportations hors hydrocarbures ainsi qu’à la sécurisation des besoins de l’agriculture nationale en engrais ; 300 000 à 400 000 tonnes/an». 

Pas l’ombre d’un pas ne sera concrètement franchi en 2019. Mieux, la valse des partenaires étrangers s’avérera interminable. Et aujourd’hui que l’ambition algérienne a grossi davantage, les capacités théoriques dont devaient initialement être dotées les trois unités, à savoir plus de 4500 tonnes/jour d’acide sulfurique, 1500t/j d’acide phosphorique et de 3000 t/j de produits intermédiaires entrant dans le processus de fabrication de l’ammoniac, nécessitant la transformation jusqu’à 05 MT de phosphates, ont doublé.

Idem pour les investissements, de 1 milliard de dollars en 2007 puis 5,7 milliards en 2016, ils sont passés à 10 milliards en 2018. Une autre déconvenue interviendra en 2019 avec le retrait du partenaire technique chinois, Wengfu, géant du phosphate et des engrais et l’associé compatriote du Groupe Cetic, censé apporter la technologie nécessaire à l’extraction et la transformation des phosphates.

Ce qu’avait prédit, il y a exactement une année, un ex-haut dirigeant du défunt Ferphos Group, en déclarant à El Watan Economie : «Le nouveau partenaire chinois va sans conteste émettre des réserves sur les études de faisabilité déjà réalisées. Est-ce que l’Algérie va accepter de refaire ces études ? Les Qataris à qui on avait confié le projet de gré à gré, pourquoi sont-ils partis après 3 ans ? Les Chinois ne viennent jamais pour perdre de l’argent. A l’instar de ses prédécesseurs, ce partenaire a signé un simple MoU -Memorandum of understanding et cela ne l’engage en rien», a, malheureusement, fini par arriver.

INTERMINABLE PARTITION

Et, en attendant la fin de la partition qui se joue depuis 2006, le pays pourra toujours compter sur le marché international pour satisfaire les besoins de son agriculture ; 300 000 à 400 000 tonnes/an. Le recours aux importations pour plus de 600 millions de dollars de dérivés de phosphate n’est pas prêt d’être contourné. Minerai jusqu’à l’heure exporté à l’état brut, générant quelque 80 dollars/tonne alors que transformé en engrais à l’étranger, l’Algérie l’importe à plus de 800 dollars/t.

Quant au Complexe algéro-espagnol Fertial, qui détient environ 33 % de parts de marché – 130 000 à 150 000 t d’engrais, bon an mal -, les autorités nationales campent toujours dans un silence prudent au sujet du sort des deux accords stratégiques conclus en 2019 ; le premier concerne la reprise par Asmidal (filiale Sonatrach) des 49% de parts du captal, propriété de l’Espagnol Groupe Villar Mir (GVM), le second scellé avec le Groupe ETRHB, en vertu duquel les 17% des actifs rachetés, en novembre 2016, par Ali Haddad auprès de GVM, devaient être récupérés par Asmidal.

C’est également le flou absolu qui entoure, à ce jour, le procédé auquel pourrait avoir recours la banque française pour se faire rembourser les 60 millions d’euros, total du crédit accordé à Ali Haddad dont 45 millions ayant servi au rachat desdits  17 % du capital de Fertial. La saga des phosphates algériens, cette grande richesse minière que le Président Tebboune aspire valoriser, aujourd’hui plus que jamais, aggravation de la crise économique par la pandémie Covid 19, oblige, n’est pas près de se clore.

Mais, «parmi les principaux échecs des industries algériennes des engrais, l’histoire retiendra l’arrêt de l’usine d’acide phosphorique de Annaba et les 2 complexes d’ammoniac urée d’Arzew qui constituaient l’arnaque de l’État rentier algérien par un illustre inconnu égyptien devenu soudainement spécialiste mondial d’engrais et de ciment», comme le rappelle si bien Ali Kefaifi, ingénieur des mines et expert en énergie, dans une contribution intitulée «Projet engrais ou monstre du Loch Ness».

Et il n’a pas tort. Pour l’usine d’acide phosphorique, en 1997, avec le feu vert de Abdeslam Bouchouareb alors ministre de l’Industrie et de la Restructuration, cette filiale phare de feu Groupe Asmidal sera tout simplement ‘’rasée’’, sous la pression de la Banque mondiale. Mettant en avant «le risque de pollution majeure au phosphogips de la Méditerranée dans la mesure où l’extraction et l’utilisation excessives de phosphate et dérivées dans l’agriculture peut contribuer au phénomène d’eutrophisation des milieux aquatiques», cette même banque n’hésita pas à financer l’opération de démolition via crédit octroyé à l’Algérie. Au même moment, les voisins marocain et tunisien bénéficieront, eux aussi, de crédits bancaires mais pour respectivement l’installation d’une nouvelle usine de production d’acide phosphorique de 500 000 t/an et l’extension des capacités de production déjà existantes.

MANŒUVRES DES SAWIRIS ET CHAKIB KHELIL

S’agissant des Egyptiens et le méga-complexe pétrochimique d’ammoniac/urée (zone industrielle d’Arzew), Sorfert Algérie, une joint-venture entre Orascom Construction and Industries (OCI) 49% et le groupe Sonatrach (51%), outre les récurrents scandales de transferts illicites de fonds et infractions au change, n’était-ce l’intervention de Ahmed Ouyahia, et il faut le lui reconnaître, ce partenaire égyptien se serait allègrement sucré sur le dos des Algériens.

Contrairement à ce qui avait été, initialement, convenu, la vente sur le marché international de l’ammoniac-urée algérien ne sera plus du ressort exclusif du partenaire égyptien. La création d’une société conjointe de commercialisation (JVC) offshore avec les mêmes parts et, dont l’objet social porte sur la vente des produits finis sur le marché international, avait été définitivement abandonnée en janvier 2009, sur instruction de Ouyahia.

Qu’est-ce qui avait bien pu pousser l’ex-Premier Ministre à mettre trois longues années pour remettre en cause les termes du protocole d’accord conclu, sous la houlette de Chakib Khelil, alors ministre de l’Energie et des Mines, le 4 février 2006 entre Sonatrach (VP/AVAL) et Orascom ? Car dans son article 2, outre la constitution de la société de réalisation/exploitation Sorfert de droit algérien, il était question de mettre en place une société de droit offshore dénommée «Société de commercialisation», laquelle sera chargée d’acheter auprès de la société de production le produit fini pour le revendre sur le marché international. Déterminé à ne pas laisser échapper les millions de dollars de marge de bénéfices, OCI mettra au jour un autre stratagème ; la création d’une autre société off-shore, «Sorfert Marketing ».

Comment comptait-il œuvrer ? La réponse, c’est un courtier international dans la filière des fertilisants, intervenant en Mer Noire, surtout en Egypte, qui l apportera.

En réalité, le Groupe Orascom avait esquissé son chemin pour faire du Complexe d’Arzew un tremplin aux fins de rentabiliser certaines usines lui appartenant à l’étranger. Entre 2010 et 2011, les Sawiris d’OCI ayant, en effet, racheté des actifs non rentables d’engrais en Europe. Et, c’est en décrochant le contrat «inédit» de 35 milliards de mètres cubes de gaz naturel algérien sur 20 ans que la voie devait lui être libérée. Dit autrement, Orascom entendait s’assurer une autre manne de plusieurs milliards de dollars associés à la «plus-value» du contrat de fourniture, à un prix défiant toute concurrence ; 1,75 milliard de mètres cubes/an pour les besoins du complexe d’ammoniac-urée d’Arzew pendant 20 ans – sans altération tout au long de la durée du contrat.

Alors que, à l’époque, en Egypte, le gaz coûtait 3 à 4 fois plus cher qu’en Algérie. Les 1000 m3 se vendait à 85 dollars alors que l’Algérie le mettait à la disposition des entreprises étrangères pour 30 dollars/1000 m3. En quoi consistait au juste, techniquement, la manœuvre du conglomérat Sawiris ? L’Egypte produit 6 MT d’urée dont une bonne partie est vendue sur le marché international. Au lieu d’acheter l’urée d’Egypte où le prix du gaz est très élevé, Orascom aurait la possibilité d’approvisionner les usines déjà rachetées en Europe à partir du complexe d’Arzew. En d’autres termes, l’urée d’Arzew aurait inéluctablement des positions dans le portefeuille OCI pour augmenter les moyens de rentabilité.

En fait, Orascom n’a jamais été un spécialiste dans l’industrie des engrais, s’accorde-t-on à admettre. Son débarquement dans ce secteur sensible et complexe est intervenu après qu’il ait repris la société égyptienne des engrais détenue par Fort Capital, pour un montant de plus de 50 milliards de dollars.

Nombre d’observateurs d’ici et d’ailleurs s’interrogent toujours sur ce qui a bien pu motiver l’Algérie et Chakib Khelil pour faire un tel cadeau à Orascom ou encore sur l’autre cadeau : cession de Fertial, offert par Abdelhamid Temmar, sur injonction Bouteflika lors de sa visite d’Etat en Espagne, début du 1er mandat, à Juan Miguel Villar Mir, «ami» du Roi Juan Carlos, lui-même ami de notre ex-Président. Ne dit-on pas que «l’ami de mon ami est mon ami» ?

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