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Le Professeur Kamel Daoud admis à l’Académie Française de Pharmacie

Une compétence au service de l’industrie pharmaceutique algérienne

02 décembre 2018 à 9 h 35 min

Auteur de 25 publications internationales de renommée établie, une quinzaine d’encadrements de docteurs et de magisters, ainsi qu’une centaine de projets d’études, le Pr Kamel Daoud a été admis en décembre 2017 à l’Académie française de pharmacie en qualité de membre correspondant étranger.

Une distinction qui vient consacrer un long parcours de travail, de recherche et de collaboration dans le domaine pharmaceutique. Ingénieur en génie chimique en 1989 de l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB), et titulaire d’un doctorat en technologie des poudres au Centre de recherche de l’université de Compiègne (France) en 1993, le membre de l’Académie de pharmacie a contribué fortement à jeter les ponts entre le monde de la recherche académique et universitaire et celui des entreprises engagées dans le développement de l’industrie pharmaceutique en Algérie.

Il a su, ainsi, à travers son parcours scientifique, gagner la confiance des entreprises algériennes spécialisées dans la fabrication de médicaments, en l’occurrence le groupe Saidal, de 2003 à 2007, et puis Biopharm, en 2008 à ce jour, où il a participé à la création du laboratoire de développement, dont les travux ont abouti à la mise sur le marché algérien de plus d’une cinquantaine de médicaments. «Toute ma recherche post-doctorale je l’ai accomplie à l’USTHB, dans le laboratoire de génie pharmaceutique que j’ai fondé il y a 18 ans».

C’est grâce aux efforts menés par une élite de scientifiques qu’on est devenus visibles dans le domaine de l’ingénierie médicale. «C’est d’ailleurs le fruit de mes recherches qui a interpellé mes confrères de l’autre côté de la Méditerranée pour me proposer et m’élire au sein de cette prestigieuse institution (Académie française de pharmacie)», a-t-il ajouté, lors de la cérémonie de remise du trophée par le laboratoire Biopharm.

Il plaide pour le renforcement de la relation entre le monde de la recherche académique et celui de l’entreprise, car il estime que «le développement et la production du médicament font appel à toutes les sciences sans exception : pharmacie, biologie, chimie, génie pharmaceutique, physique, etc.

Et à l’Académie française de pharmacie, ils ont bien compris qu’il faut s’entourer de toutes les compétences en lien avec le médicament», a-t-il souligné. En rappelant que 20% des membres de cette académie, à l’instar de lui-même, ne sont pas des pharmaciens. Il estime que faire de la recherche fondamentale et de se contenter des publications scientifiques et d’encadrement d’étudiants n’est pas suffisant pour un chercheur dans un pays comme le nôtre, qui a besoin d’une application de ses travaux de recherche dans notre tissu industriel.

«J’ai toujours affirmé haut et fort que nous devrions orienter nos centres de formation universitaires afin de répondre aux besoins du secteur socioéconomique, et c’est la raison pour laquelle je me suis investi dans le développement des médicaments génériques des procédés au profit de nos industriels», a-t-il confié, tout en étant fier d’avoir participé au développement des médicaments génériques indiqués dans plusieurs pathologies au laboratoire Biopharm, avec un grand savoir-faire.

Etre admis à l’Académie de pharmacie est un honneur pour lui et pour l’Algérie, a-t-il dit, et de préciser que «ce n’est pas une fin en soi. c’est le début d’une lourde responsabilité, celle de continuer à transmettre le savoir à la nouvelle génération, en lui montrant la voie, pour qu’on puisse arriver à produire de nouvelles formes médicamenteuses de qualité et que ces produits puissent être exportés». Sa mission ne doit pas se limiter à publier des travux de recherche, mais aussi à contribuer activement au développement socioéconomique de l’Algérie.

Le Pr Daoud collabore avec d’éminents spécialistes dans le domaine de la technologie pharmaceutique aussi bien en Algérie qu’à l’étranger (université Paris 5 (France), université de Sherbrooke (Canada), université de Szeged (Hongrie), etc., ce qui lui a valu la reconnaissance de ses pairs.

«Il a ainsi aidé de manière active à la recherche de solutions concrètes et opérationnelles aux innombrables difficultés techniques auxquelles sont confrontés les opérateurs industriels qui, dans le contexte d’un pays en développement comme l’Algérie, souhaitent maîtriser toutes les étapes complexes de la fabrication et du contrôle de la qualité des médicaments, ainsi que de la formulation et du développement de nouveaux produits», a déclaré le Dr Abdelouahed Kerrar.

«Il a ainsi contribué, selon lui, à jeter des ponts tout à fait précieux entre le monde de la recherche académique et universitaire et celui des entreprises qui travaillent à promouvoir leurs investissements dans le secteur sensible de l’industrie du médicament.

 

 

Bio express :

Kamel Daoud, né le 6 avril 1964 à Relizane, a été enseignant- chercheur à l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene (USTHB). De 1994 à 2008, il crée la filière génie pharmaceutique dans cette université en 2000 et le laboratoire de génie pharmaceutique la même année dans cette université. Kamel Daoud est ingénieur en génie chimique depuis 1989 de  l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene, l’USTHB, et titulaire d’un doctorat en technologie des poudres au Centre de recherche de l’université de Compiègne (France) en 1993.

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