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Salon d’information sur le cancer : Le dépistage, le mot-clé des participants

09 février 2020 à 9 h 05 min

La quatrième édition du Salon de l’information sur le cancer organisée par l’association El Amel d’aide aux malades en collaboration avec le ministère de la Santé du 4 au 6 février à la Safex à Alger, s’est distingué, cette année, par une forte participation de tous les acteurs agissant dans la lutte contre le cancer en Algérie.

Professionnels de la santé, associations et laboratoires pharmaceutiques étaient présents pour réitérer leur engagement dans la lutte contre cette maladie qui enregistre chaque année près de
50 000 nouveaux cas toutes localisations confondues.

Ce qui requiert chaque année des dépenses supplémentaires pour les traitements et cumuler des sommes colossales pour faire fonctionner les centres anticancers implantés à travers le territoire national. Les participants à cet événement national représentant toutes les structures chargées de lutte contre le cancer (CAC, unités de dépistages, institutions), les associations sont unanimes à insister sur l’importance de la prévention qui demeure encore un point faible dans la politique du système de santé algérien. «Notre engagement dans la lutte contre le cancer s’inscrit dans l’action à long terme.

C’est pourquoi nous avons institué ce salon d’information sur le cancer pour informer les Algériens sur les facteurs de risques pour certains cancers, tels que le tabagisme, l’alcool, la sédentarité, le changement des habitudes alimentaires, etc», a indiqué Mme Hamida Kettab, secrétaire générale de l’assoction El Amel.

Et de signaler que des espaces thématiques sur le cancer, des consultations de dépistage du cancer du sein, du colon, atelier sport et bien-être, des conférences thématiques, la prise en charge psychologique sont animées lors de ces trois jours pour informer et sensibiliser les citoyen à l’intérêt du dépistage et au diagnostic précoce. «Nous enregistrons chaque année de nombreux cas de cancer ; malheureusement, la majorité arrive à de stades tardifs au niveau des CAC alors que plusieurs pathologies cancéreuses qui peuvent être évitées comme le cancer du col, colorectal et la prostate qui fait ravage en Algérie.

Notre objectif est justement d’aller sensibiliser les citoyens pour pouvoir arriver à des diagnostics précoces pour une prise en charge précoce et éviter aux malades des traitements lourds», a-t-elle encore souligné, et d’appeler les citoyens à se rendre dans les unités de dépistage dans les structures de santé, notamment pour les femmes pour ce qui concerne le col de l’utérus et le sein.

L’Algérie enregistre chaque année 1134 cas de cancer du col de l’utérus, soit une incidence de 8,1 pour 100 000 habitants, a indiqué le Pr Benlahrech de l’hôpital de Laghouat lors de la journée de formation aux profit des médecins généralistes en marge du salon.

Ce cancer peut être évité par un simple geste de dépistage, à savoir le frottis cervico-vaginal, a-t-elle rappelé avant de signaler que la vaccination permet de réduire de manière significative le nombre de cas. Les unités de dépistage sont effectivement installées à travers les différents établissements et services de gynécologie dans les CHU. «Il s’agit d’un examen simple et non douloureux. Il est préconisé pour toutes les femmes âgée entre 25 et 65 ans.

Un frottis doit être fait dès la première année de mariage et contrôlé une année après, et si tout est normal, il doit être refait tous les trois ans puis chaque cinq ans même pendant la grossesse, en dehors des règles et même chez la femme ménopausée», a précisé le Dr Kessal Sabena, gynécologue à l’EPH de Zéralda qui déplore l’absence de spécialistes (biologiste screener pour la lecture des frottis au niveau de son service. «Le dépistage par frottis permet d’identifier des anomalies à des virus contractés lors des rapports sexuels qui peuvent évoluer en cancer du col», a-t-elle expliqué.

Et de signaler que dans le cas où il y a une présence de cellules précancéreuses de bas grades, la patiente est orientée vers un gynécologue pour une prise en charge et une colposcopie qui sera suivie d’un traitement au niveau local et des contrôles jusqu’à la guérison.

L’équipe de l’unité de dépistage de l’EPSP de Bouchnafa a, quant à elle, assuré sur place des consultations de dépistage par la palpation des seins et les examens de frottis pour de nombreuses femmes. «Près de 200 femmes ont été vues pour leur montrer les gestes à faire pour la palpation des seins dont certaines ont été orientées pour des examens de mammographie et il en est de même pour les frottis», a souligné le Dr Yacef, médecin chef de la polyclinique qui rappelle que le Plan cancer 2015-2019 a mis en exergue la prévention comme premier axe de ce plan.



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