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Maladies rhumatismales inflammatoires chroniques : La biothérapie a changé la vie des patients

05 mai 2019 à 8 h 30 min

Des résultats spectaculaires ont été enregistrés ces 20 dernières années dans la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, la cause la plus fréquente des polyarthrites chroniques, et la spondylarthrite ankylosante (SPA, maladie inflammatoire de la colonne vertébrale), atteignant surtout le bassin et la colonne vertébrale, retrouvée chez les adultes jeunes, grâce aux nouvelles thérapies, dont la biothérapie.

C’est du moins ce qui ressort du RhuMa Forum, qui s’est déroulé à Casablanca, au Maroc, les 2 et 3 mai, et organisé par les laboratoires Pfizer. Les résultats des travaux réalisés durant près d’une vingtaine d’années ont été présentés sur ces thérapies qui ont révolutionné la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite ankylosante et le rhumatisme psoriasique, à savoir l’Etanercept, un anti-TNF alpha (biothérapie).

Le débat a donc concerné ces maladies au niveau maghrébin et Moyen-Orient, entre les rhumatologues tunisiens, marocains, libanais et algériens. Les principales recommandations et la conduite à tenir dans la prise en charge de ces maladies, qui touchent de plus en plus de jeunes adultes, ont été explicitées dans leurs versions actualisées.

Une rétrospective de la thérapeutique utilisée depuis près de 20 ans pour traiter la polyarthrite rhumatoïde (PR) qui touche principalement les femmes (trois femmes pour un homme) avec une efficacité prouvée.

Le traitement de fond de première ligne, à savoir le méthotrexate, chez les patientes ayant une PR active, demeure la thérapie privilégiée. Le schéma thérapeutique peut être réadapté en cas d’échec et des facteurs de mauvais pronostic, d’où l’introduction d’autres molécules, notamment la biothérapie, qui a montré son efficacité, ont insisté les experts.

Revenant sur les principales études réalisées depuis deux décennies et portant sur l’Etanercept, un anti-TNF alpha qui a fait l’objet de 200 publications par an, le Pr Alain Cantagrel, spécialiste en rhumatologie et chef de service à l’hôpital universitaire Pierre Paul Riquet, à Toulouse, a souligné que l’objectif recherché est principalement la rémission.

«Ce qui a souvent été atteint avec cette thérapie associée au méthotrexate, le traitement de première ligne. Une rémission de 80% a été observée dans une polyarthrite rhumatoïde active. Ce qui constitue un gain très important», a-t-il noté, en faisant référence à l’étude Preserve.

Et de préciser : «L’efficacité est plus pertinente sur une polyarthrite rhumatoïde modérée pour l’obtention de la rémission.» L’introduction de l’anti-TNF alpha Etanercept, en association avec le méthotrexate, a révolutionné la prise en charge de cette maladie et avec moins d’infections.

Ces traitements, qui visent à réduire les complications, notamment la destruction des articulations «ont permis de réduire l’absentéisme au travail et une meilleure qualité de vie des patientes.

Ce qui est important au plan économique est la réduction de la charge sociétale», a-t-il indiqué. Revenant sur le maintien des ces thérapeutiques, en se basant sur les registres européens, le conférencier a indiqué que le taux du maintien global à 8 ans est de 40%, ce qu’il considère comme un «taux satisfaisant». Ces traitements ciblés aux progrès majeurs nécessitent une vigilance au risque infectieux.

Une prise en charge précoce pour un meilleur contrôle de l’inflammation est recommandé. «Ce qui permet de mieux contrôler les manifestations articulaires et surtout de prévenir la destruction des articulations», a-t-il indiqué. Et de préciser : «Si le traitement est pris en retard, nous avons peu de chances d’obtenir une rémission», en évoquant la notion de fenêtre thérapeutique en rhumatologie.

Cette biothérapie est aussi utilisée en monothérapie et bénéficie d’un «profil de tolérance» maîtrisé, selon le Pr Jamil Missayken, chef de service de l’unité de densitométrie osseuse à l’hôpital Monla Tripoli, au Liban.

Il rappelle que «les données des études et des registres confirment l’efficacité de l’Etanercept en monothérapie sur la clinique et sur la progression radiologique».

Et d’indiquer que, selon les registres, «30% des patientes traitées par biothérapie le sont en monothérapie, principalement en raison de la survenue des effets secondaires liés au méthotrexate».

Des questions qui ont suscité un riche débat, ou des cas cliniques, en se référant à des cliniques des trois pays du Maghreb. La monothérapie est également indiquée dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante.

Le Pr Pascal Claude Pierre, chef de service de rhumatologie à l’hôpital Henri Mondor, en France, a insisté sur l’intérêt du diagnostic précoce de la maladie et la nécessité de définir au mieux les patients susceptibles de bénéficier de ces traitements qui ont tout changé dans la prise en charge de cette maladie.

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