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Lutte contre la discrimination liée au VIH/Sida en milieu de soins : Appel au renforcement du cadre juridique

01 décembre 2019 à 9 h 41 min

La révision et l’actualisation des textes réglementaires relatifs à la lutte contre les discriminations liées au VIH/sida en milieu de soins, l’élaboration d’un référentiel national des textes réglementaires y compris les procédures pour leur mise en application, l’élaboration d’une stratégie nationale sur les droits humains et le VIH alignée sur le Plan national stratégique IST/VIH/sida et la création d’un un comité de vielle au niveau national et décentralisé de lutte contre la discrimination liée au VIH/sida en milieu de soins y compris l’accès au traitement sont les dernières recommandations adoptées à l’issue de l’atelier sur la problématique de la discrimination liée au VIH/sida en milieu de soin organisé par le Comité national de prévention et de lutte contre les IST /sida au ministère de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière et la commission spécialisée charge du suivi.

«Le regard de la société à l’égard des personnes vivant avec le VIH demeure péjoratif malgré l’amélioration de leur état de santé grâce aux traitements et aux centre de prise en charge», a souligné Dr Mohamed Miraoui, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière dans un discours lu à l’occasion par le Dr Djamel Fourar, directeur général de la prévention au ministère de la Santé.

Et de préciser : «Bien que la stigmatisation soit officiellement considérée comme un obstacle majeur à une riposte efficace contre l’épidémie, les efforts de réduction de la stigmatisation ne constituent malheureusement pas pour certains une priorité.» Et d’ajouter que «la stigmatisation peut conduire à la discrimination et à d’autres violations des droits de l’être humain, ce qui affecte fondamentalement le bien-être des personnes vivant avec le VIH». Cette discrimination demeure un problème sociétale alors que beaucoup d’efforts ont été fournis dans le domaine de la lutte contre le sida avec la mise en place d e moyens. «Cela demeure toujours un tabou, et la réaction des personnels de santé vis-à-vis de cette catégorie de personnes lorsqu’il s’agit de leur prodiguer des soins pose encore un sérieux problème et ceci est mondial.

Nous l’avons également retrouvé dans notre centre bien que ces personnels sont censées connaître la maladie», a signalé le Dr Yousfi tout en précisant que des formations ont été organisées au profit des équipes pour les rassurer et les sensibiliser sur cette question. Il estime que la sensibilisation à travers des formations au profit de tous les personnels de la santé et l’application de la loi restent les moyens efficaces pour exiger des spécialistes, notamment les gynécologues, les chirurgiens-dentistes et autres spécialistes qui refusent de prendre en charge des personnes vivant avec le VIH, afin de lutter contre cette discrimination. Le Pr Smail Mesbah, président de la Société algérienne des maladies infectieuses, a souligné que la problématique de la discrimination est reconnue comme un frein au dépistage et au traitement.

Ce frein est devenu d’autant plus important puisqu’on sait maintenant qu’une personne dépistée et traitée voit sa qualité de vie améliorée et la transmission réduite. «En Algérie, malgré un cadre réglementaire conséquent qui constitue un facteur facilitant l’accès aux soins gratuitement, nous continuons à enregistrer des situations de stigmatisations, notamment le retard dans la consultation ou le refus de prise en charge.

Or, chaque cas discriminé se retrouve dans une situation de vecteur potentiel de transmission sachant que l’épidémiologie concentrée sur des populations-clés plus vulnérables et qui sont des facteurs dynamiques de la transmission», a-t-il rappelé et de plaider pour une approche innovante basée sur un cadre juridique applicable et appliqué. «Comme il est aussi important de baser son organisation de l’offre de son centre sur les besoins de ces populations et selon une approche communautaire avec l’intervention du mouvement associatif pour le conseil, l’information et l’accompagnement de ces personnes pour retrouver la confiance dans l’offre de soins.»

Abondant dans le même ordre d’idées, le directeur Onusida Algérie, Adel Zeddam, a estimé, quant à lui, que l’approche communautaire est la solution adéquate pour aider à résoudre la problématique de la discrimination avant de rappeler que les associations jouent un rôle primordial dans le dépistage et l’accompagnement des personnes à risque. «D’ailleurs, le ministère de la Santé de la Popualtion et de la Réforme hospitalière a mis en place des conventions entre les centres de dépistage et des associations sur quatre sites pilotes : Oran, Tamanrasset, Annaba et Alger. A travers ces conventions, les associations accompagneront les personnes à risque pour se faire dépister et éventuellement traitées», a-t-il signale et d’ajouter qu’il s’agit d’un modèle de lutte contre la discrimination. 


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