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L’impact désastreux de la Covid-19 sur les maladies chroniques : Le dépistage et la prise en charge du cancer du sein compromis

11 octobre 2020 à 11 h 00 min

Le coronavirus a fait de l’ombre depuis des mois à toutes les autres maladies. Ce qui a d’ailleurs compromis les stratégies de dépistage, notamment pour le cancer du sein.

Un retard supplémentaire pour le diagnostic, le traitement et le suivi. Un fait non sans conséquence sur la vie des femmes atteintes. Le taux de mortalité liée à cette maladie pourrait augmenter, alertent les spécialistes.

Mme Hamida Kettab, secrétaire générale de l’association El Amel d’aide aux personnes atteintes de cancer, ne cache pas ses inquiétudes aux conséquences de la Covid-19 sur cette la prise en charge de cette maladie. «Les examens de mammographie, échographie, rdv de chimiothérapie, de radiothérapie et de chirurgie ont été décalés durant tous ces derniers mois. Les contrôles ont été reportés et ne sont programmés pour les interventions chirurgicales que les cas urgents.

Avec le manque de transports et par peur d’être contaminées, beaucoup femmes ont dû retarder leur RDV de mammographie ainsi que la chimiothérapie», a-t-elle indiqué. Et de préciser : «Les consultations ont été réduites de plus de 50%. Ce qui a ralenti de manière considérable la prise en charge.

Une situation qui pourrait compliquer les choses et enregistrer encore des cas de cancer avancés.» Le mois d’octobre, le mois mondial de lutte contre le cancer du sein est éclipsé devant le décompte macabre causé par l’épidémie à travers le monde.

Cette année, l’association El Amel d’aide aux personnes atteintes de cancer du CPMC tient à être présente et maintient sa campagne de sensibilisation et de lutte contre le cancer du sein malgré toutes les difficultés à mener une communication directe avec les femmes en plein crise épidémique.

Toutes les activités organisées chaque année sont réduites cette année et à être menées en mode virtuel. «Dès l’apparition des premiers cas de la Covid-19 et la mise en place des mesures de confinement, notre opération de dépistage organisée lancé en 2019 à Biskra dans le cadre du plan cancer a été arrêtée puisque l’unité a été dédiée à la Covid.

Il en est de même pour la campagne de dépistage qui était programmée pour les zones en enclavées avec la mammobile lancée à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer le 4 février 2020», rappelle Mme Kettab. Dans un communiqué rendu public hier, l’association souligne que «l’année 2020, impactée par la Covid-19, El Amel-CPMC a dû adapter son programme afin de ne pas rater cet événement et être aux côtés de la femme atteinte de cancer du sein malgré les restrictions sanitaires et l’impossibilité d’organiser les activités rassemblant des centaines de personnes comme la course féminine».

Elle signale qu’«en 2019, 14 000 nouveaux cas ont été détectés. Il ne s’agit pas seulement d’un chiffre. Derrière chaque cas, il y a une femme, une famille, une vie, un destin, qu’il s’agit de ne pas laisser briser par la maladie» et de préciser qu’un programme de communication à travers les médias et réseaux sociaux comme les années précédentes. «Nous avons organisé toutes nos activités traditionnelles sur internet, comme la course féminine que nous avons lancée sur internet sous forme de partage d’activité physique à la maison ou au jardin ou dan un lieu ouvert à la campagne, dans un stade, une forêt… et le poster sur les réseaux sociaux, à travers les pages de l’association, et sur Instagram.

Notre solidarité avec les patientes est ainsi renouvelée et notre message pour pratiquer une activité physique est de nouveau lancé», a-t-elle souligné. Elle signale également que les témoignages de femmes ayant combattu et vaincu le cancer qui viennent d’habitude en émissions ou lors des rassemblements et conférences, sont postés, cette année, sur les réseaux sociaux et partagés sur les pages de l’association. «Ce sont des témoignages forts et leur impact est tout aussi important.» Par ailleurs, pour marquer cet événement dès le 1er octobre, le CPMC et Maqam Chahid ont été illuminés en rose.

Prévention, détection et diagnostic

«Par ailleurs, nous avons procédé à l’illumination en rose du CPMC (Centre Pierre et Marie Curie) pour la lutte contre le cancer et Maqam Echahid. Symboliquement, ces illuminations visent à redonner de l’espoir à nos patientes, mais aussi à toutes les femmes algériennes que toute la nation est mobilisée pour les soutenir et les aider à dépasser leur maladie. Elles visent également à rappeler à toutes les femmes que la prévention, la détection et le diagnostic précoce sont les premières armes de lutte contre le cancer du sein.»

Une session de formation a été organisée au profit des journalistes le premier samedi d’octobre, en particulier vers les jeunes journalistes qui travaillent pour la première fois sur le sujet, afin de leur donner les grandes lignes liées à la pathologie comme la prévention, les traitements, les facteurs de risque, le mois d’octobre, l’impact de la pandémie sur les patientes… «Nous organiserons une autre session dans les prochains jours. Lors de cette session, nous lancerons un concours pour le meilleur article et le meilleur reportage TV et radio.

Activité que nous organisons aussi depuis plusieurs années pour remercier symboliquement la famille des médias pour son soutien actif et indéfectible depuis le début de notre engagement contre le cancer du sein, et cela remonte déjà à plus de 10 ans», a précisé Mme Kettab, et d’ajouter que les spots TV sont diffusés en continu sur nos chaînes nationales, et renforcés par des capsules (questions-réponses) de quelques minutes qui constituent une information donnée par un médecin oncologue et répond aux questions les plus posées et les plus pertinentes sur la pathologie.

«Cette année, beaucoup de questions sur la gestion des soins et l’impact de la Covid-19 puisque les trois premiers mois ont vu la réduction drastique des séances de chimiothérapie, de radiothérapie et d’opérations chirurgicales et les effets physiques et psychologiques induits», relève l’association et de souligner que «des soins à domicile ont pu être donnés en chimiothérapie orales au lieu des intraveineuses par exemple, mais les inquiétudes étaient fortes parmi les patientes.

Les questions liées à l’immunité des patientes atteintes qu’il fallait renforcer pour ne pas être une proie facile au coronavirus.» Il fallait être attentifs aux effets secondaires comme les fièvres et les courbatures devaient être aussi détectés comme tels, pour pouvoir les différencier des symptômes de la Covid, a-t-elle souligné et d’ajouter :

«Les déplacements vers les centres de soins qui ont été très difficiles pour beaucoup de patientes qui ne pouvaient pas se permettre de prendre un taxi à 5000 DA en l’absence des transports en commun…».

Toutes ces questions ont été prises en compte dans les capsules et diffusées en plus de la télévision, les pages Facebook et Instagram de l’association.

https://web.facebook.com/pages/category/Interest/Association-El-AMEL-CPMC-715566835252394/?_rdc=1&_rdr

https://www.instagram.com/associationelamelcpmc/

www.elamel-cpmc.dz

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