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Plan national de lutte contre le cancer

Les oncologues plaident pour le renforcement du dépistage

23 septembre 2019 à 9 h 00 min

Intervenant en marge de la journée de sensibilisation sur le cancer du sein, organisée hier par l’association Errahma de lutte contre le cancer de la wilaya de Boumerdès, le professeur Zitouni, coordonnateur du Plan national cancer, a révélé que «le cancer du sein représente la moitié des cancers chez la femme.

Il a une double face : étapes 1 et 2 garantissant la guérison, mais en cas de métastase, la mort est certaine ; d’où l’urgence du dépistage». Donc, il faut absolument mettre en place le Plan national de dépistage du cancer du sein dans les prochaines années. Il a annoncé que suite au choix de 5 wilayas pilotes (Biskra, Laghouat, Tipasa, Tlemcen et Constantine), Boumerdès connaîtra, dès ce mois de septembre, la mise en place d’une structure de suivi du dépistage selon le dispositif adopté. Batna et Béjaïa suivront.

Toujours selon le Pr Zitouni, l’audit réalisé a démontré une réussite, à Biskra principalement. «Des dysfonctionnements, notamment bureaucratiques, mais aussi le manque de radiologues et le parcours du malade constituent des difficultés que nous tentons de dépasser par l’allégement des procédures administratives, la formation de radiologues spécialisés en mammographie et la mise en place en priorité d’un parcours balisé», a-t-il reconnu.

Le rôle de la CNAS a été soulevé. Le Pr Zitouni a rappelé que la réglementation fait obligation à cette caisse de Sécurité sociale de participer activement au dépistage et de mettre à la disposition des malades les centres d’imagerie de Constantine et Maghnia, qui sont très bien équipés. «Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas», déplore-t-il. Le Dr Benzidane, de Kouba, s’est plaint de l’insuffisance des blocs opératoires, «d’où l’éloignement des rendez-vous d’opération».

Le Pr Bendib recommande pour sa part «la nécessité de mener une réflexion commune et pluridisciplinaire au centre de laquelle le travail des associations doit s’effectuer pour réduire le taux de mortalité» parmi les malades. Il se trouve également que «40% des cancers sont ceux du sein», dixit le Pr Oukkal. Bien que la majorité des patients soient des femmes, les hommes n’en sont pas exemptés.

Le même orateur du service oncologie du CHU de Beni Messous a ajouté, au cours de son exposé, qu’il y a eu «41 000 nouveaux cas en 2015, dont 615 de moins de 40 ans, avec 37% dans un état avancé au moment du diagnostic». C’est pourquoi il note que l’incidence est en constante augmentation en Algérie, «en raison du diagnostic tardif, faute de dépistage. 


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