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Pr Djamelddine Nibouche. Chef de service de cardiologie et directeur de thèse : «Le facteur prédictif le plus important est le diabète»

13 octobre 2019 à 9 h 00 min

– Ce travail de recherche qui a fait l’objet d’une thèse menée par Dr Mourad Boukhaloua dont vous le directeur de thèse en est une première. Quelle est sa particularité ?

Nous avons toujours milité pour une stratégie nationale pour la prise en charge de la maladie coronaire en Algérie pour la simple raison que cette maladie est la première cause de mortalité. Elle constitue une priorité de santé publique. Il y a peu d’étude qui ont été faite à ce sujet.

Cette étude de recherche nous a permis d’identifier les sujets qui ne sont pas symptomatiques, qui n’ont pas les symptômes de la maladie et qui ont des lésions sévères et pouvoir les traiter pour éviter la crise cardiaque.

Nous avons identifié aussi plusieurs facteurs, le sexe, l’âge, l’insuffisance rénale, le diabète chez des sujets à haut risque qui peuvent être victime d’une crise cardiaque à long terme. Ces patients doivent être pris en charge, explorés et traités. Cela va diminuer les complications graves, la mortalité et les coûts de santé.

– Parmi les facteurs identifiés, le diabète figure en tête comme premier facteur prédictif. Traiter le diabète réduirait-il ces cas de malades coronaires ?

Il est prouvé actuellement que l’exposition au risque est fondamentale dans l’évaluation du risque. L’un des facteurs prédictifs est le diabète. C’est une maladie morbide et une maladie vasculaire qui occasionne des lésions artérielles sévères et ces lésions surviennent après un certain temps d’exposition.

Si on traite correctement le diabète, dont la prévalence a atteint 14% en Algérie et on fait de la prévention primaire, avant que le diabète ne s’installe, on peut effectivement réduire le nombre de cas de malades et réduire la mortalité. La meilleure attitude et d’empêcher l’éclosion du diabète et le stabiliser pour éviter des lésions sévères.

– Quelle est la fréquence de l’implication du diabète dans votre échantillon ?

Nous avons fait une étude sur plus de 500 patients pris en charge et suivi au niveau du service au CHU Parnet. Ce sont des malades qui ont déjà eu une crise cardiaque. Pourquoi nous avons étudié ces cas précis ? La réponse est simple. Ces patients ont été victimes d’une crise cardiaque, mais ils ne présentent pas de symptômes de la maladie.

Notre recherche nous a permis de retrouver des lésions très sévères, c’est-à-dire qu’il y a une atteinte importante de tous les vaisseaux du cœur, mais les patients ne souffrent d’aucun symptôme.

Il est donc important d’explorer cette population de malades à haut risque, en l’occurrence les diabétiques, les insuffisants rénaux pour leur faire éviter des événements cardio-vasculaires fatals. Nous avons également remarqué que l’association de ces différentes facteurs, tels que le diabète et le dysfonctionnement ventriculaire gauche expose davantage ces malades au risque. 


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