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Hommage rendu au Pr Ismaïl Benkaïdali : Vibrant adieu à l’homme «fédérateur»

23 février 2019 à 8 h 46 min

Un vibrant hommage a été rendu, jeudi à Alger, au Pr Ismaîl Benkaïdali, décédé le 5 janvier dernier des suites d’une longue maladie, par ses amis (es), son maître et ancien moudjahid, le Pr Ysmail Dahlouk Mahfoud, ses collègues et ses élèves en présence de sa famille, à savoir son épouse, ses enfants et son frère.

Un hommage organisé par les laboratoires Pierre Fabre à sa mémoire pour son engagement auprès de ses patients et de ses étudiants qu’il encourageait tant, en l’occurrence «ces médecins résidents en première année pour qui il tenait à inculquer lui-même les prémices de la spécialité, notamment la dermatologie», a-t-on témoigné. Professeur en dermatologie, l’homme au parcours exemplaire s’est consacré durant de longues années à son travail de médecin et formateur avec dévouement, dont certains de ses élèves sont aujourd’hui des professeurs attitrés en dermatologie.

Une formation et un savoir-faire qu’il avait acquis auprès de son maître Ysmaïl Dahlouk Mahfoud. «Il est arrivé en 1975 parmi les premiers médecins dans le service à Mustapha Bacha, où il s’est vite intégré.

C’était un médecin brillant, courageux et disponible», a témoigné le Pr Dahlouk, ancien chef de service de dermatologie à l’hôpital Mustapha Bacha. Outre son engagement pour son travail de praticien et de formateur, l’ensemble des intervenants ont évoqué les qualités humaines de l’homme «respectueux, unificateur, courageux, reconnaissant, aimant… Un homme de foi et de devoir». Autant de qualificatifs utilisés par ses amis, ses collègues et ses élèves pour dire que c’était «un grand homme qui a consacré sa vie à la dermatologie.

Il a su créer des ponts avec plusieurs pays maghrébins et européens en tant qu’homme de savoir à travers les sociétés savantes, notamment française, marocaine et tunisienne», a tenu à souligner le Pr Farid Aït Belkacem, du service de dermatologie au CHU Mustapha Bacha, et un des fondateurs de la Société algérienne de dermatologie, dont le Pr Ismaïl Benkaïdali était président, après avoir passé en revue les nombreux messages de condoléances et de sympathie envoyés par ses amis de France, d’Italie, du Maroc, de Tunisie et des Etats-Unis, pour la famille du défunt et la communauté hospitalière.

Le Pr Aït Belkacem a, par ailleurs, rappelé que le défunt avait pour projet la création de la «Maison de dermatologie», dont le local a été acquis. «Un projet que nous nous engageons à réaliser», a-t-il promis après avoir rappelé tout le parcours hospitalo-universitaire de feu le Pr Benkaïdali et son engagement pour le développement de la dermatologie en Algérie. Abondant dans le même sens, son collègue, le Pr Omar Boudghene Stambouli, les larmes aux yeux, a rendu un vibrant hommage à son ami à travers un long message de condoléances à sa famille et à ses amis, qui a ému l’assistance. «Hadj Ismaïl était un homme de foi et de devoir, courageux, un travailleur infatigable», a-t-il ajouté. Pour Nawel Baba Ahmed, la directrice de Pierre Fabre Algérie, «la dermatologie algérienne a perdu une figure « légendaire » et les laboratoires Pierre Fabre un ami sincère, pas uniquement un partenaire scientifique.

Le Pr Benkaïdali a œuvré durant de nombreuses années au rayonnement de la dermatologie non seulement en Algérie, mais aussi à l’échelle régionale et internationale. Sa vocation était la dermatologie au service du patient, mais aussi l’enseignement et la transmission du savoir et du savoir-faire. Il était connu et reconnu par ses pairs aussi pour sa sagesse, sa clairvoyance et sa bienveillance, son esprit d’initiative et son caractère fédérateur».

Ce moment de recueillement et de reconnaissance pour un homme qui s’est dévoué à sa profession, à son pays, pour l’accomplissement de sa mission, a permis à ses amis d’exprimer leur reconnaissance et louer les mérites de l’homme. Il s’est éclipsé dans le silence. Ni le ministère de la Santé, ni celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, encore moins la direction de l’hôpital Mustpaha Bacha où il a exercé en tant que chef de service plus d’une vingtaine d’années, n’ont soufflé mot suite à son décès.

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