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Commercialisation des thérapeutiques innovantes : Le Pr Bouzid souligne l’urgence

02 décembre 2019 à 9 h 54 min

Le Pr Bounedjar a applaudi la décision du ministre de la Santé, le Dr Miraoui, portant la mise en place d’une commission pour étudier les modalités de prescription des thérapeutiques innovantes, l’immunothérapie et les thérapies ciblées enregistrées par le ministère de la Santé depuis 2015 et non encore utilisées. «Ces molécules seront d’un grand bénéfice pour les malades atteints de certains formes de cancers, tels que le cancer de la peau, du sein, de l’ovaire et du poumon.

Cette commission qui sera constituée d’experts, en l’occurrence des oncologues, va définir les priorités pour la prise en charge de ces malades, qui représentent environ 10%, par ces thérapeutiques, dont certains qui seront éligibles que ce soit pour les thérapies ciblées ou l’immunothérapie. Ces thérapies ont déjà montré leur efficacité», a-t-il indiqué.

Et de signaler que les patients mis sous ces traitements nécessitent un suivi rigoureux, d’où «l’importance de mettre en place des comités d’experts couvrant les différentes régions du pays afin d’établir ces traitements sur la base de dossiers de malades selon une cartographie, pour une meilleure efficience et une rationalisation des dépenses».

A noter que près d’une vingtaine de molécules innovantes (thérapies ciblées et immunothérapie) ont obtenu leur décision d’enregistrement depuis 2015 mais non commercialisées à ce jour. Le motif invoqué depuis cette date par l’autorité de santé est le coût jugé excessif de ces molécules et qui est, selon le ministère de la Santé, «inaccessible pour l’Algérie».

Selon les spécialistes, ces thérapeutiques représentent effectivement un enveloppe conséquente, soit une moyenne d’«un million d’euros par patient et par an. 1500 patients ont besoin de ces traitements qui sont validés et utilisés dans plusieurs pays, notamment le Maroc, depuis quatre ans», nous confie le Pr Bouzid interrogé à propos de l’installation de la commission tel que cela a été annoncé par le ministre de la Santé.

Pour le président de la Société algérienne d’oncologie, il n’est pas utile de mettre en place une commission pour trancher cette question. «Qui va installer cette commission et qui sont ces experts ?» s’est-il interrogé. Et d’ajouter : «Les oncologues algériens sont parfaitement au fait de ce problème. Les experts cliniciens ont validé ces produits et les oncologues les connaissant très bien, dont certains les ont déjà utilisés, nous demandons leur commercialisation dans l’immédiat pour faire bénéficier nos patients qui en ont besoin et arrêtons de perdre du temps», a-t-il déclaré tout en appelant à la dissolution de la Commission nationale des transferts pour soins à l’étranger. «Elle n’a plus sa raison d’être.

Elle est dirigée par trois professeurs d’Alger, elle n’a rien de nationale. Il faut arrêter de signer des conventions avec la France et la Belgique au profit des privilégiés. Nous avons tout ce qu’il faut en Algérie, que ce soit les moyens ou les compétences. Si les autorités veulent rationaliser et économiser de l’argent, qu’elles commencent par dissoudre cette commission et arrêtent d’envoyer des patients de la nomenklatura se faire soigner à des millions d’euros par les cotisations des Algériens, dont les miennes», a-t-il encore souligné.


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