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mercredi, 21 août, 2019
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Valorisation des produits

04 juillet 2019 à 9 h 01 min

Développer un territoire, c’est aussi valoriser ses produits de qualité. Rahmouni indique à cet égard : «Sur la wilaya de Sétif, le travail s’est effectué surtout avec les producteurs de lait.

A Laghouat, on s’est intéressé au miel, comme dans les quatre wilayas, mais aussi à l’artisanat. On a également l’association Ghouta qui s’occupe des semences de cette région, plus spécifiques et adaptées à elles, à son climat et à son sol, donnant de meilleures récoltes que celles importées ou produites en Algérie.

C’est une façon de préserver un patrimoine génétique local. A Tlemcen, l’accent a été mis sur l’huile d’olive, le miel, les groupements professionnels, mais également sur les circuits touristiques comme  »la route de l’olivier ».

Deux démarches de distinction commerciale de qualité ont été engagées à Témouchent, l’une au profit de l’huile d’olive produite à travers la wilaya, et de l’oignon blanc qui est spécifique à Oulhaça et dont la qualité ne se retrouve dans nulle autre région du pays.

L’idée a été de concevoir et de mettre en pratique une démarche à dupliquer pour tous les autres produits maraîchers. Pour l’huile, «on est parti sur l’IG, c’est-à-dire l’indication géographique, sauf que celle-ci nécessite une notoriété historique du produit, sachant que dans l’imaginaire des Algériens, huile d’olive rime avec Kabylie.

Sur le marché, ce qu’on constate, c’est que l’huile est parfois conservée dans des tonneaux en plastique, que l’analyse organoleptique, dite sensorielle, est absente.

A Témouchent, le choix a été fait pour une marque commerciale sur la base d’un cahier des charges strict selon des critères auxquels doit répondre toute huile de qualité produite à Témouchent pour mériter un label d’origine garantie.

Un transformateur, Chiali Nedjemedine des Olives du Soleil, relève que la valorisation des produits de qualité contribuera à desserrer l’étau de l’informel. Son huile vient de décrocher un prix d’argent à Alger dans un relevé concours.

Il estime que les nouvelles valeurs au plan éthique, économique et commercial, du fait de la traçabilité des produits et de la labellisation, va induire la transparence et surtout de la visibilité des produits de qualité :  »J’en attends de nouvelles pratiques en matière de concurrence commerciale et un comportement autre chez le consommateur.

Ce dernier est soumis à la loi de la rareté dans l’offre des produits et aux prix qui en découlent. Il n’a aucune prise et aucune influence sur le rapport qualité/prix des produits. A ce titre, par ouï-dire, pour certains, l’huile jaune est la meilleure comme on le dit en Kabylie et à l’Ouest, plus elle est de couleur verte, plus elle serait meilleure.

Or, la qualité est ailleurs, elle est dans l’art et les bonnes pratiques culturales, de la cueillette, de la transformation et du conditionnement.

Dans tout cela, l’huile importée fait figure de star, alors qu’elle ne mérite même pas le titre d’huile d’olive, puisque c’est de l’huile extraite des grignons d’olive, c’est-à-dire des déchets du processus d’extraction de l’huile composé des peaux, des résidus de la pulpe et des fragments des noyaux. Imaginez que dans toutes les filières, les producteurs s’engagent dans la bataille de la qualité et de sa juste rétribution, c’est toute une révolution qui s’annonce.

Parce que là, on rentre dans un processus déclaratif et dans le contrôle des produits, l’informel, dans cette situation, sera réduit à une portion congrue.» 


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