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mardi, 27 octobre, 2020
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Cerf de Barbarie à Guelma : Une espèce décimée par le braconnage et les incendies

01 octobre 2020 à 10 h 20 min

Les derniers comptages au brame du cerf de Barbarie par les services de la Conservation des forêts à Guelma, plus précisément dans le massif de Beni Salah, ont révélé encore une fois que ce mammifère majestueux est en voie d’extinction.

Le braconnage et les incendies de ces trois dernières décennies l’ont réduit à quelques têtes. Malgré les bonnes volontés affichées pour protéger cette espèce dans sa «réserve naturelle» en l’occurrence celle de Beni Salah s’étendant sur 2200 ha, le massacre continue. «Comme chaque année, en période de rut, durant le mois de septembre, nous effectuons un comptage au brame. Ce que nous avons constaté, c’est qu’il y a eu une régression notable», a déclaré, à El Watan, le chef de service en charge du dossier à la Conservation des forêts. Et de préciser : «Entre 1989 et 1992, nous avions compté à l’œil nu jusqu’à 102 têtes.

Ce chiffre est passé avec la méthode estimative de comptage au brame, d’une vingtaine de spécimens en 2012 à de rares écoutes avérées à nos jours, dont le dernier en date remonte au 8 et 9 septembre dernier. Le phénomène des incendies et du braconnage ont décimé cette espèce.» Ainsi, force est de constater que malgré l’étendue du massif boisé de Beni Salah, dans l’extrême Est algérien, avec 7300 ha dans la wilaya de Souk Ahras, 8000 ha à Tarf et 8000 autres hectares à Guelma, dont 2200 ha supposés protégés, la préservation et encore moins un repeuplement n’a été opéré.

Et pourtant, sous d’autres cieux, des expériences parfaitement réussies de repeuplement ont permis sa multiplication sur le terrain. Mais pour l’heure, il est question de braconnage. «Nous avons introduit plusieurs dépôts de plainte pour braconnage. Des PV ont été dressés. Mais le constat est là. Les braconniers ne reculent devant rien. Ils sont armés. Le garde forestier, au risque de sa vie, ne peut les affronter», conclut notre interlocuteur. Notons enfin que la réserve naturelle de Beni Salah à Guelma a fait l’objet de plusieurs aménagements pour protéger le cerf de Barbarie, à l’exemple de celui qu’elle a connu, en 1972 avec une coopération canadienne sur l’aménagement cynégétique, aujourd’hui dévasté.

Une autre étude et réalisation d’aménagement ont été menées entre 1977 et 1978 par le BET CICAB de Annaba, en plus d’un projet d’aménagement intégré du massif des Beni Sallah en mars 1992. La dernière étude, confiée ou du moins sa présentation au siège de la wilaya, remonte à décembre 2014 avec pour objectif de créer finalement cette réserve naturelle pour les populations endémiques dont le principal est le cerf de Barbarie. Mais à ce jour, les choses n’ont guère évolué. Quoi qu’il en soit, cette réserve est aujourd’hui livrée aux aléas.

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