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Que faire afin que la nature ne perde ce qu’elle a gagné durant le confinement ?

11 juin 2020 à 9 h 42 min

Durant le confinement, la faune sauvage s’est réappropriée des espaces, autrefois interdits à cause de la présence de l’homme.

Cependant, avec le déconfinement, cette dernière devra une nouvelle fois renoncer à ces nouveaux acquis. «Il est vrai que de nombreuses espèces animales ont réoccupé certains espaces squattés par l’homme.

Cependant, on ne peut pas renier l’évidence : si l’homme a occupé un endroit, la faune sauvage doit aller chercher ailleurs au risque d’être abattue car considérée comme intrus», confie M. Ahmim.

Toutefois, et dans le but de ne pas perdre ce qu’elle a gagné, le spécialiste estime qu’il y a tout un travail à faire sur ça. «La nature se perd graduellement à cause des activités de l’homme. A titre d’exemple, le grand projet en cours en Amazonie.

Il y a eu un mouvement de contestation internationale qui est né autour, mais arrêter une multinationale ou un lobby n’est pas chose facile», se désole-t-il.

De son côté, M. Grimes est convaincu qu’il n’y a ni secret ni miracle. «Il existe une batterie de textes réglementaires ayant pour objectif principal de préserver la faune et la flore. Pour cela, des aires protégées ont été légalement créées, des parcs nationaux mis en place, des plans de gestion préparés et approuvés par les partie prenantes, notamment institutionnelles, des lois et des décrets promulgués, des textes d’application élaborés ; il suffit juste de respecter et de faire respecter tout cet arsenal», suggère-t-il.

Selon lui, cette crise sanitaire est une «aubaine». «Les écologistes algériens, quels que soient leur bords (politiques, scientifiques, acteurs économiques, ONG), doivent la saisir pour agir efficacement dans le sens de la protection des habitats nécessaires au maintien des équilibres écologiques», explique-t-il.

Ajoutant qu’il faut surfer sur la vague du confinement et continuer à réduire le flux de la fréquentation des zones naturelles qu’elles soient protégées ou non.

Pour cela, M. Grimes affirme que les services des collectivités locales ont un rôle fondamental, tout comme toutes les entités qui ont des attribution par rapport à la faune et la flore sauvage (centre de développement des ressources biologiques, commissariat national du littoral, centre national pour la formation en environnement, agence de protection de la nature, direction générale des forêts, parcs nationaux, réserves naturelles, les agences relevant de l’agriculture et de la pêche,ect.). «Pour cela, il existe une ‘petite armée’ d’agents de l’État qui sont chargées de la protection, la préservation, la surveillance et le contrôle sur la biodiversité et les ressources génétiques ; il suffit tout simplement que cet arsenal institutionnel soutenu par les ONG et associations socioprofessionnelles agissent sur le terrain avec les moyens et les ressources nécessaires», conclut M. Grimes.



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