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mercredi, 14 novembre, 2018
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Les créateurs de mode promettent de renouveler le vestiaire féminin

Quatre façons d’aimer la femme algérienne

08 novembre 2018 à 10 h 00 min

S’il n’y a pas — pour l’instant — une industrie de la mode et de la haute couture en Algérie, ce n’est certainement pas pour cause de manque de talents. Bon nombre de créateurs promettent de renouveler le vestiaire algérien. Zoom sur quelques figures de proue qui bousculent les codes et rebattent les cartes du style version DZ.

Les princesses de Karim Kadid

Karim Kadid est connu pour sa capacité à transformer les tenues traditionnelles en des expressions poétiques. Ses égéries, telles des princesses, sont les héroïnes d’une épopée sensible tant ses créations sont empreintes de délicatesse. Il nous emmène dans un univers fantastique de contes et de légendes, offrant du rêve à travers des motifs d’antan remixés. Il redonne vie à la tenue traditionnelle en lui donnant l’image d’une femme romantique.

Karim Kadid a commencé sa carrière dans sa ville d’origine, Miliana, en 1997, comme artisan. Il se distingue par ses broderies raffinées, ses matériaux haut de gamme et une certaine idée du luxe à l’algérienne. Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs couturiers haut de gamme en Algérie,ayant monté les marches de Cannes et défilé à Milan et Washington.

Les guerrières de Zino Touafek

Zino Touafek fait partie du club fermé de ceux qui pourront faire la mode de demain. Au fil des collections, ses égéries chics donnent l’impression de venir d’ailleurs tantôt du passé, tantôt d’un monde post-moderne. Le vestiaire touafikien comprend des tenues chics, aux lignes effilées et géométriques. Ses femmes sont fortes, un brin dominatrices, assumant leur féminité sans complexe.

A 33 ans, le jeune homme peut se targuer d’un joli parcours. Il  intègre, à 20 ans, l’Institut supérieur des beaux-arts d’Alger pour une formation de design graphique après deux ans d’études en technologie à l’université de Bab Ezzouar puis de rejoindre en 2011 l’école Mod’Art à Paris. Dès sa première collection, Zino Touafek se révèle cérébral ; mixant les styles et les genres.

Il organise son premier défilé au sein de l’Université des Sciences et Technologie Houari Boumediene (USTHB Alger) en 2004 puis crée de son propre atelier de haute couture. Il devient le designer officiel de la première édition algérienne de Elite Model Look. L’Institut du Monde Arabe met en avant son talent pendant l’été 2012.

Les femmes-enfants de Mohamed Derradj

Il y a comme une candeur qui se dégage des créations de Mohamed Derradj, faisant penser au délicat passage de l’adolescence à la féminité. Celui qui perçoit la  haute couture comme un art où il pourra exprimer toute l’étendue de sa douce folie, aime explorer toutes les possibilités que lui offre la mode. Son univers fantaisiste est peuplé de jeunes femmes aux looks sucrés-acides.

«Il est possible, dit-il, de changer de style, d’être originale un jour, classique le lendemain. Il y’a tellement de possibilités que ça en devient fascinant». La femme algérienne, il l’aime libre et bien dans sa peau. «Malheureusement, soupire-t-il, elle semble perdue dans sa quête. Sa personnalité dans la mode, dit-il, est un peu perdue entre coutumes, tabous, indépendance… (je ne généralise pas, mais c’est la vérité». Aussi, le mot «traditionnel moderne» l’irrite au plus haut point.

«Il n’ya pas de traditionnel moderne, tranche-t-il, mais un costume algérien classique et un costume algérien moderne». Avec ses audaces et des envies de bousculer l’ordre établi, il débute dans le monde de la mode en 2001, avec des tenues dites “traditionnelles” mais en structurant l’allure de manière différente. Des rêves plein la tête, il ambitionne de développer la technique 3D créa en Algérie et même de créer une académie de mode. A suivre…

Les chipies de Redouane Rebaïne

Redouane Rebaïne prône le retour aux sources. Ses créations, toutes en étoffes naturelles, tels les lins, les soies, les cotons, dégagent un petit côté hippie exhalant un souffle de légèreté. Ses femmes sont  décontractées et nonchalantes, dégageant néanmoins un brin d’audace sous un voile de pudeur. «La femme algérienne, nous confie-t-il, porte en elle l’envie de plaire avec discrétion».

Celui qui a grandi dans La Casbah, garde un souvenir de sa mère, de sa grand-mère, de ses tantes et des voisines qui y déambulaient en meharma et serouals mdewers et où le karakou était la tenue d’excellence des grandes occasions, Aujourd’hui, cela fait 40 ans que Redouane Rebaïne habille les femmes algériennes. Ayant fait ses premières armes dans une boutique à Didouche Mourad, qui proposait du prêt-à-porter et du sur-mesure, il perfectionnera son style auprès du couturier parisien Jean-Charles de Castelbajac.

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