Quand l’envie de détente se mêle à la crainte de contamination par la Covid-19 | El Watan
toggle menu
vendredi, 07 août, 2020
  • thumbnail of elwatan06082020




Réouverture des Parcs animaliers et des jardins publics

Quand l’envie de détente se mêle à la crainte de contamination par la Covid-19

18 juin 2020 à 9 h 45 min

En dépit du scepticisme des professionnels de la santé quant à la sortie totale du confinement et le retour des citoyens à la vie normale, le déconfinement annonce bien ses couleurs. Des mesures ont été prises, d’autres sont en cours d’élaboration prenant en compte les particularités de chaque secteur et métier. Les parcs zoologiques et les jardins publics ne sont pas en reste. Ils se préparent à leur tour pour accueillir les «foules» confinées. Ces espaces d’attraction et de loisir s’adaptent à la nouvelle donne en faisant barrage à la propagation du virus ! Mais la crainte est-elle justifiée ? Exemple le parc Mostaland et celui de Tlemcen Lala Setti.

 

La crainte de revivre une nouvelle crise sanitaire hante de nombreux citoyens. Bien qu’ils aient hâte de reprendre leur mode de vie d’avant, la crise sanitaire, ayant ajourné pendant trois mois, n’est pas sans conséquences sur les attitudes des Algériens face à l’autre, mais surtout lorsqu’ils se retrouvent face à des animaux.

Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur le risque que représentent les animaux sauvages, notamment ceux qui sont en captivité sur la santé humaine, surtout dans ce contexte d’épidémie de la Covid-19.

A cette crainte, d’autres opposent un autre son de cloche : ce qui s’applique sur les espaces publics devrait aussi l’être pour les parcs d’attraction. «Pourquoi laisserait-on les gens évoluer sur des sites publics et laisser fermer les jardins et parcs d’attraction ?», s’interroge Dr Rachid Rida Triki-Yamani, Professeur à l’Institut des sciences vétérinaires (ISV) de Blida.

De l’avis de ce formateur en sciences vétérinaires, ces espaces (parcs et jardins publics) sont des lieux de forte concentration au même titre que les marchés et les grandes surfaces.

A ce titre, il suffit, d’après lui, d’appliquer les mêmes mesures de distanciation que celles appliquées pour les milieux à forte densité. Il demeure que les parcs zoologiques abritent des espèces animales sauvages qui, d’après certaines voix inquiètes, pourraient transmettre des maladies aux visiteurs.

Mostaland

Comment se fait le suivi des animaux dans les zoos durant cette période de confinement, sachant que les  recettes financières de ces parcs animaliers ont  été réduites à néant en raison de la fermeture de ces parcs à cause de la crise sanitaire du coronavirus ? Nous allons livrer dans cet article l’expérience de l’équipe vétérinaire du Parc animalier Mostaland. «Le bien-être animal est notre priorité», tranche le vétérinaire en chef du parc Mostaland, Dr Benlakhdar Ouassini. Notre interlocuteur affirme que le souci de l’équipe composée de vétérinaires reste «la bonne santé de nos pensionnaires».

En effet, d’après ses dires, des mesures et des recommandations ont été déjà prises afin de préserver leur santé et éviter une probable contamination par la Covid-19. Cela même si jusqu’à ce jour «aucune étude n’a pu confirmer cette possibilité», précise le vétérinaire, qui fait état néanmoins de l’obligation faite par les animaliers et les soigneurs de porter des masques.

Notre interlocuteur insiste qu’au niveau de ce parc, la désinfection par des produits spécifiques est quotidienne, à raison de deux fois par jour des enclos et bâtis conçus pour les animaux du parc. A ces mesures, s’ajoute l’inspection de l’alimentation par le staff vétérinaire pour établir sa conformité et sa salubrité.

Mesures de déconfinement

A l’instar des autres institutions, le parc animalier Mostaland se prépare pour le déconfinement. «A l’occasion de l’ouverture prochaine, le parc animalier et loisirs Mostaland développe actuellement les mesures nécessaires et adéquates nécessaires dans telles circonstances», affirme le vétérinaire en chef.

Par ces mesures de prévention, ce dernier fait référence aux différentes opérations de désinfection qui ont lieu durant la période de confinement et qui, d’après lui, vont se poursuivre même en période de déconfinement. «Une opération de désinfection et d’asepsie se fait régulièrement au cours du confinement et même au cours du déconfinement avec des produits  virucides et bactéricides», assure ce responsable de la santé animale au niveau de Mostaland.

Il est également prévu dans ce plan de déconfinement, le marquage au sol devant les caisses pour respecter la distanciation sociale de plus d’un mètre. Les plaques de signalisation portant la mention «obligation du port de bavette» feront partie également du paysage de ce parc animalier, et ce, dès la prochaine ouverture de ses portes pour le grand public.

Les responsables de ce parc comptent également renforcer la sécurité à l’intérieur du parc afin d’éviter des regroupements pour plus de cinq personnes. Notre interlocuteur évoque également «d’autres mesures sanitaires et gestes barrières qui nous seront annoncés avant l’opération de déconfinement».

A propos des mesures de distanciation entre les animaux et les visiteurs, Dr Benlakhdar considère que ces mesures sont «automatiques et surtout réglementaires», rappelant que des barrières de sécurité sont déjà installées.

Pour ce qui est des maladies transmissibles (les zoonoses) de l’animal à l’homme ou vice-versa, «le staff vétérinaire veille pendant toute l’année à une bonne santé pour les animaux, des traitements et des protocoles de vaccination sont strictement respectés avec un dossier médical de suivi de chaque animal présent au parc et une prophylaxie minutieuse est établie pour cela», rassure le vétérinaire en chef insistant sur le fait que «le suivi sanitaire de nos pensionnaires est quotidien».

Par ailleurs, Dr Benlakhdar rassure quant au fait que «le parc animalier et loisirs Mostaland est doté d’une gestion et d’une organisation bien définies» durant la période du confinement. Cette organisation consiste en «une estimation trimestrielle définissant les besoins en alimentation et soins vétérinaires au sein de notre parc (fruits, légumes, viandes blanche et rouge, aliment de bétail, fourrage) ainsi que toute autre alimentation et nourriture destinées à la consommation animalière sans pour autant oublier les besoins en médicaments et autres nécessités pour le bien être animal», explique-t-il, précisant que «tous ces besoins ont un budget annuel débloqué à cet effet, en suivant les différentes conventions signées avec les fournisseurs en alimentation».

 

Par  Djedjiga Rahmani
[email protected]



S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!