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Projet d’extension du parc de Belezma, à Batna : L’espoir d’une meilleure protection d’un trésor naturel

03 septembre 2019 à 8 h 20 min

Le projet d’extension du Parc national de Belezma est attendu avec impatience par les spécialistes du secteur des forêts et autres scientifiques, qui espèrent voir par cette action l’affermissement d’une meilleure protection d’un site naturel à la beauté époustouflante, intégré en 2015 par l’Unesco au réseau mondial des réserves de la biosphère.

Avec l’extension des limites du Parc national de Belezma, les responsables de ce site comptent améliorer la protection des richesses naturelles qui le caractérisent, mais surtout promouvoir le tourisme culturel dans une région qui abrite un patrimoine archéologique impressionnant, à l’exemple des ruines de Zana, les peintures rupestres de oued Tirchiouine (Djebel Refaâ), ou encore le célèbre mausolée numide d’Imedracen, qui date du IIIe siècle avant J.-C. Le directeur du Parc national de Belezma, Saïd Abderrahmani, a indiqué que «le dossier relatif à l’extension des limites de ce parc dans toutes les caractéristiques géologiques, fauniques et floristiques, est en cours d’élaboration pour être soumis avant la fin de l’année à l’approbation de la commission nationale de la direction générale des forêts».

Ce projet figurait parmi les recommandations émises par le conseil d’orientation du parc de l’année dernière, avant d’être relancé en 2019 dans le but de renforcer la protection de sites naturels d’une importance avérée, en faisant en sorte que la superficie totale du Parc Belezma passe de 26 250 à 71 000 ha, a-t-il ajouté. M. Abderrahmani a expliqué que cette action va permettre d’adjoindre à ce parc le djebel Refaâ, qui est le deuxième plus haut sommet de l’Atlas saharien, qui reste connu notamment pour ses majestueux cèdres de l’Atlas et la grotte El Kheloua, de plusieurs kilomètres de profondeur, en plus du djebel Mestaoua et de ses grottes datant du paléolithique.

Toutefois, l’extension des limites du Parc national de Belezma doit absolument aller de pair avec l’élargissement des effectifs et des moyens matériels dévolus à l’entretien et à la gestion de ce parc créé par décret présidentiel en novembre 1984, a souligné M. Abderrahmani. Renforcement probable de la biodiversité, la concrétisation du projet d’extension du Parc national de Belezma devrait permettre de renforcer considérablement la biodiversité de la réserve, qui recense à ce jour 650 espèces végétales, dont 12 protégées, 22 rares, 140 médicinales, mais aussi 655 animales, dont certaines sont menacées de disparition.


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