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Parc national du Djurdjura :  Découverte d’ossements d’un ours brun                       

13 novembre 2019 à 8 h 33 min

L’ours brun existait autrefois en Kabylie. Une découverte émouvante qui a eu lieu ces derniers jours confirme l’existence de cet animal dans cette région montagneuse.

Des fouilles archéologiques et spéléologiques ont été lancées depuis le début de cet automne. La première mission d’exploration a été entamée le 18 septembre dernier par une équipe composée d’archéologues, géologues et paléontologues, appuyés par les gestionnaires du Parc national du Djurdjura.

Ainsi, cette expédition d’essence purement scientifique a été l’apanage d’une équipe dirigée par un professeur en archéologie venu d’Alger, en l’occurrence Mme Chaïd-Saoudi Yasmina, accompagnée par Farida Aït Hammou, professeure-chercheure en géologie, une autre chercheuse spécialisée en paléontologie, une géologue archéologue, une équipe de spéléologie du Club d’Alger (SCA) commandée par M. Amine Bouchama et ses compagnons, Lounes Méziane (guide de montagne), et l’équipe de gestionnaires du Parc national de Djurdjura. Après une fouille minutieuses ayant duré deux mois, des ossements d’un ours brun ont été découverts dans les massif du Djurdjura. «Des ossements pesant environ 15 kg ont été découverts à une vingtaine de mètres au fond  de la grotte dénommée “grotte de l’ours” perchée à 1650 m d’altitude», déclare Ahmed Alileche, responsable de la communication au Parc national du Djurdjura (PND).

Et d’ajouter : «Les  restes de cet ours brun de l’Atlas sont composés d’un crâne, mâchoires avec dentition bien conservée, fémur, tibia, côtes et autres petits osselets. Ces ossements ont été sauvegardés au fin fond de la grotte grâce aux conditions microclimatiques favorables qui y règnent.»

Ce conservateur principal au PND souligne à l’occasion que cette grotte n’est pas loin du lieudit Alma N’Ath Erguène où une piste a été ouverte de force par les citoyens de ce village.

Ledit conservateur appelle également à la préservation de cette réserve mondiale qui n’a pas encore livré tous ces secrets. «Voilà pourquoi le Djurdjura doit être épargné par ces mitages et fragmentations ouvrant la voie à toutes formes de dégradations, d’autant plus que cette montagne à caractère subalpin est menacée par le réchauffement climatique», lance-t-il.

Cette découverte de l’ours brun dans cette zone confirme également la disparition de cette espèce des montagnes de Djurdjura comme cela été le cas pour d’autres animaux. «Aux yeux de beaucoup de chercheurs, c’est un laboratoire à ciel ouvert. D’ailleurs, depuis le début des années 1850, le Djurdjura constituait un lieu de prédilection pour les scientifiques et les adeptes des découvertes scientifiques.

Des explorations botaniques et géologiques se sont succédé pour ressortir le trésor naturel caché du Djurdjura», fait remarquer M. Alileche appelant à préserver sa majestueuse chaîne qui s’étale sur une longueur de 50 km et une largeur moyenne de 10 km.

Cette réserve mondiale «constitue une mine de curiosités qu’il faudra savoir explorer minutieusement et préserver dans le cadre du développement durable», considère ce conservateur principal au Parc national du Djurdjura.


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