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Nawel Sebbaha. Investisseure, passionnée du désert : «Réaliser un projet écologique avec des matériaux locaux»

29 août 2019 à 8 h 30 min

Cette folle envie de se laisser emporter par le vent «de n’être qu’un grain de sable pris dans l’immensité d’un espace, sans repères, sans aucune certitude que la douleur de ne pas avoir de racines, rien qui puisse me retenir…», confie Nawel Sebbaha, comme en transe, car envoûtée par le Sahara.

Fille de Maghnia, aimant les lettres et l’entreprise, elle a immobilisé sa boussole au pied du Tassili n’Ajjer, dans l’ensorcelante oasis de Djanet, il y a seize ans déjà. Une nouvelle naissance ponctuée d’un beau livre intitulé Sortilèges sahariens, à la trame historique et anthropologique.

Ce livre de 208 pages, qui a été publié par Chèvrefeuille étoilée, en France, «a été fait sur un coup de tête ! Ma tante étant écrivaine et directrice de publication, en voyant les photos que j’avais réalisées, elle m’avait proposé de faire un beau livre. Au départ, je devais être seule dans cette publication, puis d’autres personnes, des écrivains et des poètes se sont greffés pour enrichir le projet avec des écrits.

Il reste que la majorité des photos (120) sont miennes…», confesse-t-elle humblement. Subjuguée, Leïla Sebbar témoigne : «Images et mots du désert. Détours et ruses pour croire qu’il est là et, parce qu’il n’est pas là où on l’attend, on le dirait sacré.» Benamar Médiene, impressionné, reconnaît : «Tout lecteur sera envahi par le bruissement de l’air saharien et gagnera le repos devant tant de beauté.

Ce livre est une leçon de philosophie à portée de pupille et d’oreille.» Fascinée, Catherine Rossi dit: «Un livre magnifique ! Un ravissement ! Les photos, rares, parce que ce ne sont pas celles que l’on voit habituellement, et puis les textes… Quel plus beau cadeau !» Une reconnaissance sincère émanant d’une pléiade d’hommes et de femmes de lettres, qui incite Nawel à songer à un deuxième livre. «Je m’aventure peu à peu dans ces immensités. Je parcours des terres fauves, parsemées de buissons épineux et hérissées de montagnes sombres… Projetée dans l’espace et dans le temps, je me laisse dériver jusqu’aux confins du jour.

Et quand la nuit se déchire, je les vois ces étoiles qui illuminent mes tristes soirs», écrit-elle, comme un aveu, comme pour nous donner un avant-goût d’une création qui promet. Les prémices d’un chef-d’oeuvre, sorti de ses tripes, extrait de son cœur.

Cependant, son rêve demeure la réalisation de son projet «écologique avec des matériaux locaux. Une infrastructure bâtie avec l’essence de la région, ses richesses, sa magie…», nous apprend-elle, heureuse et confiante, à l’image d’une Isabelle Eberhardt, fascinée par une contrée édénique qui l’a adoptée et qu’elle a fini par aduler.



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