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L’expédition du pétrole brut vers le pôle de Skikda a repris après l’incident d’El Oued : Une fuite et des inquiétudes sur l’environnement

10 septembre 2020 à 11 h 35 min

Après la réparation des segments affectés par les intempéries ayant provoqué une fuite sur la canalisation OK1, l’expédition du pétrole brut vers le pôle de Skikda a repris lundi matin, à annoncé, mardi, Sonatrach. Si la reprise intervient après la conclusion avec succès de l’opération de maintenance des segments endommagés et la remise en marche des 4 stations de pompage, les conséquences de la fuite sur l’environnement restent toutefois encore inconnues.

La fuite de pétrole qui s’est produite le 3 septembre dernier dans la région d’El Baaj dans la commune d’Oum Tiour présente toutes les caractéristiques d’une catastrophe environnementale», assure Samir Grimes, expert en environnement et en développement durable.

Si jusqu’à présent aucune donnée concernant l’étendue des dégâts n’a été communiquée, Mourad Ahmim, docteur en biologie à l’université de Béjaïa, affirme qu’il y aura indéniablement un impact environnemental important. Cette fuite de pétrole, survenue sur deux pipelines reliant le bassin rouge (Hassi Messaoud) et Skikda dans la région de Baaj, dans la wilaya d’El Oued, serait une conséquence des conditions climatiques qui auraient contribué au déchaussement et la surélévation de la canalisation, notamment l’oued.

Selon Samir Grimes, l’accidentologie liée aux activités d’exploration, d’exploitation et de transport des hydrocarbures, notamment par canalisation, est un élément fondamental de la politique énergétique d’un pays comme l’Algérie qui est connue pour une intense activité dans ces domaines.

Selon lui, il est essentiel que les autorités disposent, d’un côté, de capacités d’expertise permettant d’évaluer de manière précise les risques, les causes, les effets et les mesures adaptés en cas de crises environnementales liées à une catastrophe industrielle ou énergétique et, d’un autre côté, de capacités d’anticipation et de réaction rapide et bien dimensionnées dans le cadre d’une organisation adaptée. «Ces capacités devraient permettre de réduire de manière considérable d’éventuels préjudices aux vies humaines, à la santé publique, à l’intégrité écologique ainsi qu’aux infrastructures et activités humaines développées dans les périmètres et à proximité des activités à risques», explique-t-il.

Marée noire

De son côté, Emir Berkane, président de la fondation Probiom pour la protection de la biodiversité marine, estime que cette fuite relance le débat et confirme les craintes du réseau Probiom pour la protection de la biodiversité sous-marine de l’exploitation du pétrole offshore. «Ce qui s’est passé à El Oued est de facto une catastrophe écologique. La pollution des oueds, des exploitations agricoles et surtout de la nappe phréatique souterraine aura des conséquences sur des dizaines d’années, des centaines pour la nappe albienne», craint-il. Selon M. Berkane, il est nécessaire de revoir les standards de sécurité et les procédures de prise en charge des marées noire car, selon lui, il s’agirait bien d’une marée noire. «Cette fuite, qui nous met face à notre pire crainte de marée noire, nous conforte dans notre position catégorique contre l’exploitation de l’offshore en mer», affirme-t-il.

Si cette fuite suscite autant de réactions, c’est parce que son impact concerne plusieurs composantes environnementales, à savoir la contamination des sols, la pollution de l’oued, le risque de contamination de la nappe phréatique ainsi que le risque de la pollution de l’air si un incendie se déclare. «Bien entendu, toutes les activités humaines dans le périmètre affecté seront fortement impactées, en particulier l’activité agricole et l’élevage dans cette zone qui est déjà non privilégiée par la nature compte tenu du contexte saharien», ajoute M. Grimes. Selon lui, le désastre est lié à la perte des fonctionnalités écologiques de la zone et la perte des services écologiques et économiques. Dans ces circonstances, le spécialiste recommande une évaluation précise des effets de cette pollution dont les causes définitives devraient être confirmées par l’enquête menée par les services habilités de l’Etat.

Désastre

Si les dégâts seront sûrement considérables, les experts s’accordent à dire qu’il est prématuré d’associer l’incident à un désastre, car ce dernier répond à des critères bien établis. «On parle de désastre quand les dégâts ont une étendue importante et dont les conséquences seront étalées dans le temps, ce qui n’est pas le cas pour cette fuite en termes d’étendue», assure M. Ahmim.

Il s’agit donc, pour l’instant, d’un incident environnemental. Toutefois, l’expert précise que les dégâts sont certes importants mais heureusement localisés. «De plus, heureusement qu’il n’y a pas eu d’incendie car les dégâts auraient été plus importants avec la pollution atmosphérique qui en aurait découlé», explique-t-il. De son côté, Bouzid Abdelhakim, chercheur et enseignant à l’université de Ouargla, assure que les risques sont majeurs et sont semblables aux marées de pétrole qui souillent les mers suite aux naufrages des navires transportant cet hydrocarbure.

Et dans ce type de situations, les risques sont nombreux. «Il y a lieu, à mon avis, de considérer les risques de perte de l’activité et des cultures agricoles, le risque sur la nappes phréatique et donc sur l’alimentation de la population en eau potable et sur la santé humaine, le risque sur l’activité d’élevage et sur la santé animale, sans oublier le risque de perte du capital naturel et de biodiversité», assure M. Grimes.

La raison d’un tel «désastre» est que les hydrocarbures asphyxient les sols, surtout les sols sahariens qui sont friables, constitués principalement de sable (grossier et fin). «Ces dernières décennies, nous vivons un développement de l’agriculture saharienne en relation avec la progression démographique et l’intérêt que porte la population jeune dans certaines régions sahariennes à l’agriculture intensive (Ouargla, Biskra, El Oued et Ghardaïa)», ajoute M. Bouzid.

Propriétés physico-chimiques

Et pour bien évaluer les risques, il est impératif de connaître la dangerosité du polluant. Dans la famille des hydrocarbures et huiles minérales, les plus connus sont les hydrocarbures aromatiques et halogènes volatils, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et la famille des phénols et chlorophénols. «S’ils sont présents dans le sol, c’est qu’il existe, certes, une pollution pétrolière», assure M. Kessasra. Selon lui, de par leurs propriétés physico-chimiques très hétérogènes, on ne se cachera pas derrière les vérités scientifiques, car à mesure que la quantité du pétrole déversé et la superficie affectée est grande, les risques suivront de pair.

Devant le fait accompli, M. Kessasra confie qu’on substitue «risque» par «effet» ou «impact» car la pollution est là et elle est implacable. «Mais loin des supputations, l’effet sur la ressource en eau, la ressource en sol, la faune et la flore locales ne peut pas être occulté ni être minimisé, quel que soit le contexte, car il s’agit d’un polluant lourd et persistant voire toxique à forte dose, d’un site à lithologie sableuse donc perméable et favoriserait le transport des molécules polluantes et d’une région réputée être agricole», explique-t-il.

Cette fuite va donc rendre, selon M. Bouzid, les exploitations agricoles non productives, d’une part, et les eaux artésiennes non convenables à l’irrigation de ces champs, ou du moins sur le moyen terme. «C’est pour cela que des fuites de fuel pareilles vont affecter l’environnement fragile des zones sahariennes et leur effet sera au même niveau que l’exploitation du gaz de schiste avec les techniques de fracturation hydraulique», explique-t-il.

Selon Fares Kessasra, le travail d’évaluation environnementale post-incident est déjà entamé et c’est l’évaluation appropriée de l’accident sur l’environnement qui se prononcera sur le degré d’affectation des écosystèmes essentiels. «Généralement, on évaluera l’effet du déversement du pétrole sur l’eau, le sol, la faune et la flore et l’air car certains des composés sont bel et bien volatils», explique-t-il encore, précisant que les composés en hydrocarbures sont réputés être des composés chimiques assez complexes et quasi-persistants dans l’environnement, «ce qui, a priori, consolidera nos prévisions préliminaires au désavantage du site affecté et rendra assez compliquée l’étape de sa réhabilitation».

En effet, M. Ahmim prévient qu’il ne faut pas minimiser les conséquences dues aux dégâts de cette fuite de pétrole qui toucheront tous les écosystèmes déjà fragiles de la région : «Les fuites de pétrole ont des effets immédiats (graves) et à long terme (chroniques) sur l’environnement». En termes de conséquences, il y en aura donc plusieurs. D’abord, économiques. Cette fuite aura des conséquences directes sur ce premier segment.

Conséquences

Selon M. Ahmim, l’impact des infiltrations du pétrole dans le sol s’étalera dans le temps. Cela aura une conséquence directe sur les exploitants agricoles qui ont été touchés.

«Les palmiers-dattiers subiront les effets à long terme et des différentes cultures agricoles, elles non plus ne seront pas épargnées. N’oublions pas que la région d’El Oued est devenue une région agricole très importante», précise-t-il.

Cette fuite privera également les agriculteurs de l’eau de rivière, une ressource indispensable pour irriguer leurs cultures, souillée par cette fuite. Aussi, les éleveurs dont le cheptel ovin surtout – l’importante race Oueld Djellal – verront également leur bétail privé, probablement pour des années, des herbes sur les différents parcours touchés par la fuite et seront donc obligés de déplacer leurs bêtes. Le second impact, et non des moindres, est celui sur l’environnement car il touche à la fois à la faune, la flore et l’eau de la région.

En effet, le couvert végétal de toute cette région (comprise entre la wilaya d’El Oued et Ouargla) est très riche en diversité floristique et surtout en plantes aromatiques très recherchées. Lors de fuites pareilles, toute la flore spontanée touchée par la mare de pétrole est perdue. A cet effet, il explique que c’est depuis des siècles que nos ancêtres ont pris connaissance de l’importance de ce patrimoine et ils l’ont exploité dans leur alimentation et dans leur pharmacopée. Les descendants (chercheurs en particulier) ont mené des études et des recherches afin de préserver, conserver et documenter cette richesse.

Ce dernier ajoute que beaucoup d’études ont été menées dans le cadre de la préparation des mémoires et des thèses au niveau des différentes universités du Sud algérien et en particulier à l’Institut technologique de l’agriculture saharienne (anciennement) et à l’Université de Ouargla (actuellement). «La perte de cette richesse, totalement ou partiellement, va amener à un déséquilibre environnemental pouvant être irréversible», prévient M. Bouzid. Pour ce qui est de la faune, M. Ahmim assure que les animaux sauvages et domestiques seront fortement impactés directement et indirectement.

Directement, assure l’expert, s’il y a mortalité suite au déversement surtout chez les petits mammifères et reptiles vivant dans des terriers. «Il y a aussi les insectes qui ont sûrement été touchés vu la proximité d’un cours d’eau important où vivent aussi des poissons et différentes espèces d’eau douce (tortues, mollusques, etc.) qui ont péri sûrement sur place», ajoute-il. Indirectement : «C’est sur le long terme qu’il faut raisonner car la région est connue pour être un site d’hivernage d’oiseaux d’eau ; donc, si d’ici là il n’y a pas nettoyage et dépollution de la rivière, ils partiront sûrement vers d’autres sites.

En plus de toutes les espèces qui venaient boire au niveau de la rivière qui seront malheureusement condamnées à se déplacer car l’eau est vitale pour eux comme tout être vivant». Les espèces domestiques, quant à elles, verront leur disponibilité alimentaire réduite et un accès à l’eau limité.

Par ailleurs, cette région, également connue pour l’élevage ovin, bovin et camelin qui représente l’autre pilier de l’agriculture saharienne, sera lourdement impactée. «Le dromadaire est en élevage extensif nomade se déplaçant dans une grande aire, broute des touffes de plantes spontanées et sont abreuvement est principalement dans les eaux de surface. Polluer les eaux de surface par du pétrole aura un lourd impact sur cette espèce et voire même des mortalités en masse», explique M. Bouzid.

Toutefois, M. Ahmim se désole du fait que les conséquences de cette pollution sur la faune et la flore locales seront étalées dans le temps. «On peut donc parler d’un impact environnemental chronique dont la prise en charge est coûteuse et aussi très délicate car il faut tout un travail pour déterminer quelles sont les espèces qui maintenaient l’écosystème en équilibre et faire en sorte qu’elles le recolonisent et reprennent place», précise-t-il. Selon lui, il se pourrait qu’il y ait des espèces d’animaux sauvages qui ont été touchées et qu’il faut donc prendre en charge immédiatement pour ne pas les perdre.

 

Une stratégie sur mesure !

Pour minimiser les dégâts potentiels dus à cette fuite, une stratégie doit être mise en place. M. Ahmim recommande tout d’abord d’intervenir rapidement avant que la superficie impactée ne s’agrandisse.

Selon lui, il est primordial de prendre en considération dans les travaux de remise en l’état des deux composantes de l’environnement qui sont l’abiotique (air-sol-eau) et le biotique ou vivant (faune et flore ) car dans de telles situations on a tendance à oublier très souvent la faune et on ne prend en considération que la flore. A cet effet, le spécialiste recommande d’installer des abreuvoirs et points d’eau tout autour du périmètre impacté par cette catastrophe écologique pour permettre aux animaux « invisibles» d’avoir accès à l’eau, surtout que nous sommes dans une région chaude en attendant que la situation se normalise.

Et afin que ces catastrophes ne se reproduisent pas, M. Bouzid préconise que les décideurs sachent que l’environnement saharien est très fragile, nécessitant une attention particulière, que ce soit lors des plans de gestion des ressources naturelles que des études d’impact sur l’environnement et les écosystèmes voisins. «Le chemin de passage des oléoducs doit être révisé afin que ces fuites ne se reproduisent plus», recommande-t-il. De son côté, M. Kessasra assure que la question repose sur le choix de la méthode de dépollution la plus adaptée au contexte géologique de la région.

Selon lui, il en existe plusieurs mais le choix est primordial et cela nécessiterait l’intervention de bureaux d’études spécialisés. «Toute improvisation mènerait à des retombées de plus en plus néfastes sur l’environnement», prévient-il. Ainsi, entre méthodes physico-chimiques et méthodes thermiques, le choix devrait être arrêté par un comité d’experts. «On connaît le venting adapté aux terrains sableux, le lavage des sols ou lessivage, la solidification et la stabilisation, le confinement par couverture et étanchéification, le confinement vertical et le piège hydraulique, l’oxydation et la réduction chimique, mais aussi la désorption thermique et la vitrification», affirme-t-il.

D’autant plus qu’un modèle de simulation du polluant au sein de la zone non saturée et la zone saturée est, de l’avis de M. Kessasra, plus que nécessaire à établir dans l’urgence car ses issues permettraient d’appréhender le transport et le cheminement des polluants dans le sous-sol. «Après chaque incident environnemental d’une telle ampleur, un modèle prévisionniste est établi, car il nous permet de comprendre le déplacement du polluant, d’évaluer sa vitesse de déplacement et de prévoir le temps d’arrivée du polluant aux différents forages simulés», explique-il.

Ajoutant que ces réponses précieuses aideraient à la prise de décision. Selon M. Kessasra, la stratégie s’appuie également sur la communication avec la population locale. «Chaque responsable est tenu d’informer régulièrement l’état d’évolution des travaux et d’asseoir une culture du dialogue avec les agriculteurs essentiellement.

Le temps où la gestion de ces crises se déroulait dans l’opacité la plus totale est révolu», recommande-t-il. Le citoyen, partie prenante, doit être impliqué et cela est reconnu dans les manuels comme une participation éco-citoyenne. L’expert recommande aussi d’accélérer la procédure d’indemnisation pour gagner le soutien citoyen. «Il faut jouer la carte de l’intelligence qui rassemble autour de l’incident que de lancer des promesses sans lendemain», ajoute-il.

Loi

Toutefois, M. Grimes précise que ce type d’événement malheureux peut se produire et risque de se reproduire à l’avenir. Selon lui, ce n’est pas tant sa survenance qui est une surprise, même si les mesures de planification spatiale initiale et les mesures préventives peuvent réduire de manière considérable la survenance du risque industriel ou énergétique et les effets négatifs d’un tel événement. Il faut également souligner que la loi n° 04-20 du 25 décembre 2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable dans son article 10 classe les risques industriels et énergétiques parmi les 10 risques majeurs en Algérie.

A ce titre, des dispositions particulières et spécifiques devraient être prises pour évaluer, anticiper et réagir face à ces types de risques majeurs. «Mais est-ce que ces dispositions ont été planifiées et prises ? Ou alors on attend à ce que la catastrophe survienne pour commencer à réagir dans l’urgence ? Est-ce que cette zone a été classée par les différents départements concernés comme une zone à risque ? Auquel cas, les secteurs se sont-ils préparés pour cette situation ? Est-ce que pour les collectivités locales concernées cette zone faisait partie des ‘‘points noirs’’ à considérer dans le développement des activités humaines ?» s’interroge M. Grimes.

Selon lui, l’enquête devrait révéler si les prescriptions du cahier des charges relatives à la pose des pipes ont été scrupuleusement respectées et est-ce que les inspections et les comptes rendus d’inspections d’usage ont été opérés par les services habilités de l’Etat qu’il relèvent du secteur de l’énergie ou d’autres départements comme l’environnement. «A titre d’exemple, il s’agit de vérifier si la pose des pipes a tenu compte des événements climatiques, de la pression et de la vitesse d’écoulement de l’eau, le type et le mode de gabionnage adaptés, la profondeurs requise», ajoute-t-il.

Ces éléments contribuent, selon lui, à éviter le «déchaussement» et le «décollement» de la canalisation qui peuvent être la source de ce type d’événements suite à une rupture de pipe. Le spécialiste rappelle aussi que l’étude de danger comme stipulé dans la réglementation en vigueur doit préciser les risques directs ou indirects par lesquels l’activité de l’établissement classé met en danger les personnes, les biens et l’environnement, que la cause soit interne ou externe.

Précisant que l’étude de danger doit définir les mesures d’ordre technique propres visant à réduire la probabilité et les effets des accidents ainsi que les mesures d’organisation pour la prévention et la gestion de ces accidents, M. Grimes ajoute qu’il est recommandé que dans les périmètres à risque industriel et énergétique, certaines activités humaines, notamment agricoles, ne sont pas autorisées, comme par exemple planter des arbres alors que l’étude du tracé doit définir de manière précise l’ensemble des parcelles occupées par les activités humaines, y compris agricoles.

Ce qui constitue par la suite en cas d’événement malheureux comme celui qui s’est produit sur la canalisation OK1 une base pour le dédommagement des activités ayant subi un dommage suite à cet événement. Cet événement malheureux devrait donc permettre, selon lui, à toutes les parties concernées de tirer le plus rapidement possible tous les enseignements nécessaires, sachant que le territoire national est traversé qu’un réseau dense de plus de 200 000 km de linéaire de canalisations de pétrole et de gaz, notamment dans la région Nord du pays avec tous les risques que les catastrophes industrielles et énergétiques peuvent poser à la population, aux infrastructures et aux activités économiques du pays.

Par ailleurs, le spécialiste assure qu’il est impératif de mettre en place un plan d’urgence pour, si nécessaire, acquérir les équipements les plus adaptés et surtout constituer des capacités nationales en mesure d’assurer cette mission d’inspection interne des canalisations. Ce dernier ne manque pas de saluer les premières mesures prises par les pouvoirs publics et les responsables de la compagnie nationale Sonatrach qui ont permis de rassurer la population locale dans une certaine mesure.

Il appelle cependant et dans les délais les plus courts possibles à procéder à une évaluation complète, précise et détaillée de tous les dommages occasionnés par cette fuite d’hydrocarbures, comprendre les raisons exactes qui ont été à la base de cette fuite, identifier les éventuelles responsabilités locales et centrales, expliquer aux représentants de la population de la région la situation, les mesures d’urgence prises, les étapes à venir et toutes les mesures visant à restaurer la situation environnementale initiale, expliquer les procédures et les conditions de dédommagement. «En parallèle, il s’agit de procéder à la décontamination des sols affectés, la dépollution de l’oued et de s’assurer définitivement que le risque de contamination des eaux souterraines est nul comme souligné lors de son intervention par le ministre des Ressources en eau, qui avait au lendemain de cet événement et à partir du site rassuré la population quant à la grande distance qui sépare les eaux souterraines des hydrocarbures fuités», conclut-il.



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