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Les écarts de comportement se multiplient

14 février 2019 à 10 h 01 min

Les enseignants évoquent différents mauvais comportements des élèves auxquels ils font face quotidiennement. Des comportements qui ne sont pas sans conséquences sur le bon déroulement des cours et la volonté de l’enseignant d’aller de l’avant.

«Certains enseignants s’imposent, d’autres se laissent dominer. Ces derniers ne terminent pas les cours, n’avancent pas dans le programme sans se soucier si les élèves ont compris ou pas», témoigne une enseignante de français exerçant dans l’un des CEM de la wilaya de Boumerdès. Ainsi, les écarts de conduite observés dans le milieu scolaire se traduisent dans certains cas par l’agression physique ou verbale commise par un élève à l’endroit de l’enseignant ou d’un autre élève. Ces comportements inadéquats se manifestent également par le défi à l’autorité de l’enseignant.

A ce titre, certains élèves affichent un refus, parfois accompagné d’hostilité, de faire ce que demande l’enseignant. Outre le refus d’autorité, la perturbation des activités de la classe demeure la technique la plus répandue : parler avec son camarade, interpeller un autre élève, déambuler dans la classe, faire le clown, lancer des objets, etc. «Les élèves perturbateurs» manifestent également leur refus de travailler.

Et pas seulement ; la négligence de cette catégorie d’élèves se traduit sur le terrain par les retards, voire l’absentéisme. Refus des règles de classe, moqueries… Une tendance qui tend à se généraliser ces dernières années, comme en témoignent de nombreux enseignants des différents paliers, notamment ceux du moyen et du secondaire.

Dans les cas extrêmes, l’insolence de certains élèves se manifeste aussi par des actes immoraux, tels que le vol, le mensonge et la tricherie. Le scandale ayant secoué les épreuves du bac (tricherie via le téléphone) n’est en réalité que le résultat logique de l’ambiance qui règne dans les établissements. Les écarts de conduite peuvent aller jusqu’à la critique de l’enseignant.

Dans certains cas, cela s’exprime par la dégradation, le vandalisme et les violences physiques. Un autre phénomène, qui n’est pas des moindres, demeure la possession et la consommation de produits illicites. «Ces nouveaux comportements des élèves n’existaient pas, ou étaient rares, dans les années 70′-80′, car à cette époque l’éducation faisait appel au concept d’autoritarisme», considère Bachir Hakem, enseignant de mathématiques à la retraite.

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