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lundi, 13 juillet, 2020
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Le coronavirus, symbole de l’impact de l’Homme sur la biodiversité

16 avril 2020 à 7 h 00 min

Tuberculose, rage, toxoplasmose, paludisme… selon le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), 60 % des maladies infectieuses humaines ont une origine zoonoses – (se transforme de l’animal à l’homme).

Chiffre qui grimpe à 75 % pour les maladies «émergentes» : Ebola, VIH, grippes aviaires et autres SRAS ou Zika… Or, «l’émergence de maladies zoonotiques est souvent associée aux changements environnementaux» qui sont «habituellement le résultat d’activités humaines, de la modification de l’usage des sols au changement climatique», notait le PNUE dans un rapport de 2016. «Vu la croissance de la population humaine et son utilisation toujours plus intense des ressources planétaires, la destruction d’écosystèmes de plus en plus nombreux multiplie les contacts» entre espèces, abonde Gwenaël Vourc’h, directrice adjointe de l’unité d’épidémiologie vétérinaire de l’Inrae, institut de recherche public français. En cause, la déforestation pour faire place à l’agriculture, l’élevage intensif dont les animaux peuvent servir de «pont» avec l’humain (notamment en développant des résistances aux antibiotiques couramment utilisés dans l’agriculture industrielle), l’urbanisation et la fragmentation des milieux, qui modifient l’équilibre entre les espèces.

Sans compter le réchauffement climatique, qui peut conduire certains animaux vecteurs de maladie à prospérer là où ils ne vivaient pas avant. «Le processus qui conduit un microbe, tel qu’un virus, d’une population de vertébrés – chauve-souris par exemple – dans laquelle il existe naturellement, jusqu’aux humains est complexe, mais causé par l’Homme […], les actions humaines créant l’occasion pour les microbes de s’approcher des populations humaines», détaille Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l’IPBES, le panel des experts de l’ONU sur la biodiversité. D’ailleurs, au-delà de la pandémie actuelle, l’IPBES estime que les zoonoses font quelque
700 000 morts par an.



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