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L' augmentation du nombre d'apiculteurs s’explique par les soutiens apportés par l’ANSEJ, l’ANGEM et la CNAC

L’apiculture, une filière en pleine expansion

03 janvier 2019 à 9 h 10 min

Les responsables de la Chambre de l’agriculture de la wilaya (CAW) de Tipasa s’inquiètent du sort qui sera réservé aux apiculteurs, dans le cas où la production de miel continue à augmenter.

C’est le sentiment qui s’est dégagé lors de la récente édition qui s’est déroulée à la place des Martyrs de Tipasa (centre-ville). Une cinquantaine d’exposants venus de plusieurs wilayas du pays proposent leurs variétés de produits «mielleux» et des dérivés fabriqués à base de miel.

En plus de la gelée royale, du pollen et de la propolis, on trouve sur les étals le miel de forêt, de hermel, de jujubier, d’euphorbe, d’oranger, de camphre, d’eucalyptus, du multifleurs et bien d’autres variétés de miels naturels. Les apiculteurs effectuent la transhumance au niveau des différents sites du pays, le Nord, les Hauts-Plateaux et le Sud.

Dans la longue liste des produits fabriqués localement à base du précieux nectar figurent, notamment, le shampooing au miel, le gel douche au miel, le savon naturel au miel et les crèmes au miel. Les apicultrices et les apiculteurs mettent en avant leurs arguments pour expliquer les bienfaits des variétés de miels, mais aussi de leurs dérivés à base de crème. En 2017, la production de miel avait atteint 1600 quintaux.

En 2018, le seuil de 5000 (cinq mille) quintaux a été dépassé. «Nous enregistrons l’inscription de 885 apiculteurs, déclare le président de la CAW, Hadj Tolba, mais nous savons que de nombreux apiculteurs, notamment de la région Ouest de la wilaya, sont réservés et ne veulent pas s’afficher, pour des considérations qui leur sont propres», ajoute-t-il.

Selon notre interlocuteur, l’augmentation brusque du nombre d’apiculteurs s’explique par les soutiens apportés par l’Ansej, l’Angem et la CNAC. «Nous venons de recevoir une proposition de formation de 800 citoyens, femmes et hommes, de la part de la Conservation des forêts, indique le président de la CAW, nous allons assurer la formation, comme d’habitude, à l’issue de leur stage, chaque stagiaire bénéficiera gracieusement de 10 ruches pleines pour débuter l’activité», dit-il. A court terme, la filière apicole sera confrontée à l’absence d’organisation du marché du miel.

La CAW, en collaboration avec la DSA (direction des Services agricoles), de Tipasa, se chargera de mettre en place les mécanismes qui ouvriront des perpectives nouvelles aux apiculteurs et à l’ensemble des agriculteurs de la wilaya de Tipasa. Il s’agit de la création du conseil interprofessionnel de la filière apicole au sein de la CAW, qui s’ajoutera à l’Association des apiculteurs de la wilaya de Tipasa.

Des familles présentes à la foire nous font remarquer que les prix de vente du miel sont exorbitants. «Vous savez que nous supportons de lourdes charges, nous déclare cet ancien apiculteur d’Attatba, nous dépensons de l’argent pour faire vivre nos abeilles et entretenir nos ruches, nous avons des familles à nourrir, nous explique-t-il, c’est notre seule source de revenus, enchaîne-t-il, à cela s’ajoutent les problèmes de commercialisation de nos produits, franchement, il faut vivre ces conditions pour nous comprendre», conclut notre interlocuteur.

«C’est difficile d’intégrer le milieu, nous indique cette apicultrice venue de la wilaya de Boumerdès, c’est une mentalité d’hommes, heureusement que mon époux m’encourage et mes enfants commencent à s’intéresser à l’apiculture, avec mon amie, nous sommes des universitaires, mais avons opté pour l’apiculture, nous arrivons à nous en sortir sans réaliser de fortunes, nous vivons simplement, nous sommes motivées pour commercialiser notre miel et chercher des fellahs pour accepter de déposer nos ruches dans leurs exploitations et leurs forêts, mais il y a toute une culture à expliquer, nous estimons que le chemin est encore long, il faut que le fellah comprenne qu’un partenariat avec l’apiculteur est bénéfique pour tout le monde et j’ai évité de vous parler du vol des ruches pleines depuis les champs», conclut l’apicultrice.

Le problème de la coopérative refait surface dans la wilaya de Tipasa, car il y avait beaucoup de promesses à son sujet. La coopérative de Fouka fait l’objet de convoitises.

Que se passe-t-il dans cet immense hangar qui est en mesure de rendre service aux agriculteurs et aux apiculteurs de la wilaya de Tipasa ? Un lourd investissement dans ce local est impératif. Il faut doter d’équipements ces grands hangars situés à Fouka, afin d’assurer la continuité de l’activité agricole à Tipasa.

Il faut doter cette coopérative d’une trieuse, d’une laveuse, du matériel de stockage et de froid, d’une chaîne de conditionnement et enfin d’un laboratoire d’analyse des marchandises.

La CAW songe déjà à la satisfaction du marché local avant de se lancer dans l’exportation des marchandises agricoles et du miel qui sont produits sur le territoire de la wilaya de Tipasa. Avec un esprit bureaucratique, le vœu sera difficilement exaucé.

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