La Liste verte, la deuxième chance des parcs nationaux | El Watan
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mercredi, 21 octobre, 2020
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La Liste verte, la deuxième chance des parcs nationaux

24 septembre 2020 à 11 h 10 min

L’Union mondiale pour la nature (UICN) est la seule ONG à disposer d’un siège de statut officiel d’observateur à l’ONU.

L’Uicn est représentée à Alger et contribue depuis de longues années à l’assistance des institutions et des associations, la sensibilisation et la formation, l’expertise et le financement de petits projets. Son combat, celui de ses 1400 membres, gouvernements, ONG et membres individuels, est celui de la conservation de la biodiversité, l’ensemble des plantes et des animaux de la planète.

Pour la conserver dans son état naturel, dans ses habitats où elle s’épanouit, et non pas dans les banques, les collections et les zoos, on a créé partout dans le monde des aires protégées (AP). Elles sont aujourd’hui au nombre de 230  000 et couvrent 20 millions de kilomètres carrés. Les AP sont également très diverses selon les pays et les écosystèmes qu’elles renferment. L’Uicn et ses 15 000 experts dans 147 pays ont mis en place des standards en commençant de la dénomination des AP. Ils ont également élaboré des critères pour la gouvernance, la gestion, la planification et les résultats de la conservation de la biodiversité à travers un processus qui aboutit à une certification et l’inscription sur une liste label : la Liste verte des aires protégées.

L’Algérie compte aujourd’hui 28 AP dont 11 parcs nationaux (PN). Selon les scientifiques 80 % de la faune et de la flore sont théoriquement protégés. Théoriquement en effet car elles sont loin de pouvoir accomplir leur noble mission notamment le PN d’El Kala densément peuplé. Ce n’est pas particulier à l’Algérie. Les PN des pays voisins rencontrent les mêmes difficultés.

Et c’est là qu’intervient la Liste verte des AP pour apporter une fructueuse assistance. La Liste cherche à identifier et récompenser les gestions de qualité ainsi qu’à assurer un suivi de la conservation avec la bonne application des engagements internationaux. Pour les initiateurs de la Liste verte, le label s’il couronne les résultats obtenus, importe moins face aux efforts que doivent fournir les gestionnaires pour améliorer la gestion et la gouvernance. Beaucoup diront que c’est un label de plus pour nos parcs nationaux qui les collectionnent sans grand résultat parce que, il faut le savoir, ils imposent des engagements nationaux qui ne sont pas tenus en retour.

Ce n’est pas le cas pour la liste verte, c’est aux gestionnaires, qui bénéficient d’un accompagnement, de faire en sorte que le site qui se porte candidat à la liste verte atteigne les normes acceptables. En 2018, l’Algérie s’est engagée dans cette voie qui, sans nul doute, apporte un précieux savoir-faire, fruit d’une expérience et collaboration internationales, dans la gestion des aires protégées. Depuis, elle n’a pas dépassé le seuil de la simple intention, alors que le PN algérien a une bonne avance dans la gestion avec la formation dispensée aux gestionnaire et cadres des aires protégées et l’existence de l’application des principaux instruments de planifications.

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