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La COP 26 : L’ultime espoir pour sauver la planète

14 octobre 2021 à 10 h 12 min

La COP 26 est importante. Ce n’est pas un sommet international de plus ! Elle doit être décisive», c’est ce qu’a affirmé, hier, Mme Sharon Wardle, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Algérie,  lors d’une conférence de presse tenue au niveau de l’ambassade d’Angleterre à Alger.

Prévue initialement en novembre 2020, la Cop 26 a été repoussée d’un an et se tiendra finalement du 1er au 12 novembre prochain à Glasgow, en Ecosse. A cet effet, M. Giovanni Pugliese, ambassadeur d’Italie en Algérie, a relevé l’importance de médiatiser la COP 26, affirmant que 2021 est une année décisive pour l’avenir de la planète.

Jugée cruciale dans la lutte contre le changement climatique, «elle représente, selon beaucoup, la dernière chance pour le monde de maîtriser le changement climatique», a insisté Mme l’ambassadeur, précisant que ce sommet est le premier test important de l’accord de Paris 2015, dans le cadre duquel les pays sont censés réévaluer leurs engagements nationaux en matière d’atténuation par rapport à l’objectif global de température de l’accord de Paris dont l’objectif est de maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation à 1.5°C.

Six ans après la signature de l’accord de Paris, les résultats ne sont pas au rendez-vous. En effet, selon le dernier rapport du GIEC, publié en août, les engagements pris par les Etats signataires de l’Accord de Paris de 2015 mènent le monde à un réchauffement «catastrophique» de +2,7°C, très loin de l’objectif de 1,5°C espéré pour limiter ses retombées destructrices. C’est pourquoi Mme l’ambassadeur estime que lors de la Cop 26, «les pays doivent aller plus loin que ce qu’ils ont fait à Paris pour maintenir l’espoir de limiter la hausse des températures. Au niveau mondial, la sonnette d’alarme est tirée. Il est temps d’agir».

D’ailleurs, le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui accueillera lors de la conférence d’ouverture plus de 120 homologues, a appelé le monde, en septembre dernier, à faire preuve de «maturité» et de «sagesse». «Il est temps pour l’humanité de grandir. C’est pourquoi la COP26 de Glasgow est le tournant pour l’humanité. Nous devons limiter la hausse des températures», a-t-il martelé. Les pays doivent donc présenter des objectifs de réduction d’émissions plus ambitieux d’ici 2030 afin de parvenir à des émissions Net Zéro d’ici le milieu du siècle. Selon Mme l’ambassadeur Sharon Wardle, le résultat officiel négocié par toutes les parties déterminera le succès de la COP 26. «Il doit être ambitieux, complet et équilibré et ne laissera aucune question ou partie de côté», a-t-elle affirmé. Ajoutant que le Royaume-Uni s’est engagé à doubler son financement international pour le climat à 11,6 milliards de livres sterling au cours des cinq prochaines années.

Par ailleurs, Mme l’ambassadeur a dit apprécier les efforts et mesures prises par l’Algérie, notamment son objectif de produire 27% de son électricité à partir des énergies renouvelables d’ici 2030, dans le but de réduire l’augmentation de la température mondiale. De son côté, Mme Blerta Aliko, représentante résidente du PNUD, assure que l’organisme salue les efforts que l’Algérie a mis en œuvre pour respecter ses engagements internationaux, notamment en termes de préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. Selon elle, la Cop 26 est une opportunité que le monde ne doit pas manquer pour renouveler ses engagements envers la lutte contre le changement climatique. A cet effet, elle explique : «La concrétisation de ces engagements se fait notamment à travers le renforcement de partenariats et de coopérations dans l’objectif d’appuyer les pays en développement pour construire des stratégies de développement davantage résilientes, inclusives et durables».

A cet effet, Mme l’ambassadeur du Royaume-Uni assure d’un réel potentiel pour un partenariat à long terme entre Royaume-Uni et l’Algérie sur le climat et l’environnement. «Nous sommes prêts à partager notre expérience, en vue de parvenir, à long terme, à des émissions Net Zero, nécessaires pour protéger la planète. Nous voulons soutenir l’Algérie pour améliorer et mettre en œuvre sa NDC, à mettre e place un système de mesure des progrès accomplis et à faire en sorte que les gouvernements et les entreprises aient accès aux financements et à l’expertise nécessaires pour permettre la réduction des émissions», conclut-elle.


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