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vendredi, 07 août, 2020
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Et soudainement on s’intéresse à nos espaces verts

25 juin 2020 à 9 h 35 min

Il est presque 17h, moins de chaleur à l’extérieur. Ici un quartier ouest d’Alger se remplit. Les voisins se regroupent. Il existe les moins et les mieux disciplinés en mesures barrières pour imiter la propagation de la Covid- 19. Mais le but est le même  en cet après- midi du premier jour d’été. Relooker le quartier.

Tout est déjà prêt. Depuis une quinzaine de jours, une quête est faite entre voisins, puis place aux achats : plantes, rosiers et arbres. On s’intéresse de mieux en mieux à la terre et à l’environnement du quartier. «Nous avons eu cette envie de relooker notre cité», témoigne un habitant de cette nouvelle cité.

Il explique qu’il y a une année qu’il a emménagé, et la priorité était de retravailler mieux son appartement. Mais maintenant, il est temps de s’occuper de l’extérieur.

Un voisin à lui, installé depuis quatre ans dans ce quartier, est plus réaliste : «Avec le confinement, on travaille moins. Moi qui suis commerçant, je n’ai pas ouvert mon magasin depuis presque 6 semaines. Je découvre que je vivais et je vis encore dans une saleté.

Rien n’était bien fait. Aucun espace vert. Le confinement nous a ouvert les yeux. Nos murs sont sales et le pire, c’est que nos enfants n’ont pas où jouer.» Une vision qui change, une priorité qui se reclasse.

A Rouiba, Réghaia, Bab Ezzouar, Baba Hacen, El Achour, Alger, Oran, Béjaia ou Constantine, le décor est le même. On arrose, on plante, on renoue avec la terre, l’environnement, la propreté et la verdure.

Des merveilles sont réalisées. Certains découvrent pour la première fois qu’ils ont la main verte et qu’ils sont finalement doués pour planter. Un peu de paradoxe, mais c’est magnifique à vivre. Avec cette crise sanitaire, il existe certes une distanciation physique, nous raconte un des habitants, mais plus de sociabilité et de convivialité.

Dans ce même quartier, on se précipite à planter. Les discussions se focalisent sur les mains vertes, les astuces pour les plantes et arriver même à dire quel jardin est meilleur. Et si un problème se pose, des astuces sur youtube règlent vite la situation. Chaque groupe d’habitants essaye d’innover et avoir sa touche particulière. Le romarin, les arbres de tisane, la menthe et le thym sont privilégiés.

Une bonne expérience, selon aâmi Amar qui témoigne qu’il plantait cela jadis dans le jardin de la maison familiale à Bouzaréah. Aujourd’hui, le confinement, tous ces petits détails et plantes lui manquent. «Lors du confinement peu avant le ramadan, l’achat de ces petits détails me prenait beaucoup de temps.

C’est là, où j’avais décidé de les planter dans ce quartier et pour tous.» Et puis, il y a ceux qui préfèrent les rosiers, les fleurs. «Etant donné, qu’il n’y aura pas de vacances, nous aurons tout le temps de nous adapter à ces nouvelles habitudes», témoigne Yacine 19 étudiant. «On ressent moins de pression et le stress du confinement grâce à ce travail de la terre.» Pourvu que ça dure !

 

Par Nassima Oulebsir
[email protected]



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