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Environnement ailleurs

10 octobre 2019 à 9 h 00 min

– Appel de l’Egypte à une médiation pour un barrage sur le Nil

L’Egypte a appelé samedi à une médiation internationale dans les négociations sur «le barrage de la Renaissance», un méga barrage sur le Nil bleu en construction depuis 2012 par l’Éthiopie. Les négociations tripartites au Soudan ont abouti à une «impasse» selon le Caire qui craint une réduction du débit du fleuve, dont elle dépend à 90% pour son approvisionnement en eau.

Le Nil bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l’Egypte avant de se jeter dans la Méditerranée. Le grand barrage de la Renaissance est censé devenir la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, avec une production de 6000 mégawatts.

Sans accord entre l’Ethiopie, le Soudan et l’Egypte, estiment des analystes, «cela pourrait susciter un conflit entre les trois pays et avoir de graves conséquences humanitaires», rapporte l’hebdomadaire Jeune Afrique. Le Caire a donc appelé à «l’implication d’une médiation internationale» dans un communiqué publié tard samedi par le ministère de l’Irrigation, à l’issue d’une nouvelle rencontre cette semaine à Khartoum.

La veille, vendredi,la Maison-Blanche avait appelé les trois pays à «faire preuve de bonne volonté pour parvenir à un accord». De son côté, la diplomatie éthiopienne a considéré l’appel du Caire comme «un déni injustifié des progrès réalisés pendant les négociations et que cela va à l’encontre des souhaits de l’Ethiopie».

– Septembre 2019, le mois (de septembre) le plus chaud jamais enregistré

C’est ce que vient d’annoncer le service Copernicus Climate Change (en abrégé C3S) qui est l’un des six services du programme de l’Union européenne mis en œuvre par le Centre européen de prévisions météorologiques. Encore un record pour 2019 !

En effet, le mois de septembre 2019 est le mois (de septembre) le plus chaud jamais enregistré. Mais encore, en 2019, le mois de juin 2019 a été également le mois de juin le plus chaud et le mois de juillet lui est le mois tout court le plus chaud de notre histoire.

Selon les données rendues publiques ce vendredi par C3S, septembre 2019 a été le mois de septembre le plus chaud de notre histoire. Un peu plus que septembre 2016, avec une température supérieure de 0,575 °C à la moyenne de 1981-2010.

L’ONM avait qualifié l’été 2019, «d’été le plus chaud jamais enregistré sur Terre». Des températures record avaient été enregistrées au Koweït avec, jeudi dernier, 47,6 °C à Wafra. Le 21 juillet, elle avait atteint 53,9 °C à Mitribah toujours au Koweït.

En Algérie, juillet 2019 a été particulièrement chaud dans la majeure partie du pays. Il a fait entre 0.2 et 3,3° C de plus que la normale en température moyenne. De nouveaux records de température maximale ont été battus dans plusieurs wilayas, à savoir, Adrar avec 50,0° C, Arzew 44,5° C, Béni Saf 40,9° C, Ténès 44,0°C, Mostaganem 45,9° C, Tiaret 43,0° C et Mecheria 43,5° C a rapporté l’APS.

– Trois milliards d’oiseaux ont disparu en Amérique du Nord

Une étude américaine publiée jeudi 19 septembre dans la revue Science détaille la perte massive de biodiversité chez les oiseaux d’Amérique du Nord. Pour certaines espèces, le déclin est massif. Il atteint 90% depuis 1970 chez les hirondelles.

L’étude fait état d’un déclin de 2,9 milliards d’oiseaux en Amérique du Nord depuis les années 1970. Hirondelles, merles et passereaux pourraient bientôt disparaître du paysage américain, une disparition qui touche aussi bien les espèces en voie de disparition que les oiseaux communs considérés comme abondants.

La prophétie de Rachel Carson serait-elle en train de se réaliser ? Cet auteure, biologiste marine, célèbre pour ses écrits sur l’histoire naturelle a publié en 1962 Printemps silencieux (Silentspring). Un livre connu pour avoir contribué à lancer le mouvement écologiste dans le monde occidental et jouer un grand rôle dans l’écologisme.

Son titre évoque un printemps où l’on n’entendrait pas le chant des oiseaux parce qu’ils seraient tous morts à cause des pesticides. Il décrit comment l’utilisation de pesticides peut entraîner une mortalité non seulement chez les animaux, en particulier les oiseaux, mais aussi chez les humains. 303 des 529 espèces étudiées par les auteurs de l’étude publiée par Science sont en déclin.

– The Ocean Cleanup remporte un premier succès

En octobre 2012, un jeune chercheur néerlandais de 25 ans, Boyan Slat, également inventeur-entrepreneur, surprenait le monde en annonçant qu’il avait mis au point une technologie en mesure d’extraire la pollution plastique des océans.

Son procédé de nettoyage utilise des barrières flottantes dans les grands courants circulaires océaniques pour ramasser les débris marins. Il fonde The Ocean Cleanup, une organisation non gouvernementale et exploite son système dans le Pacifique nord dans le 7e continent appelé aussi «Great Pacific».

Un immense amas de déchets plastiques de 1,6 million de km² tournoyant rassemblés par un puissant courant marin, à mi-chemin entre la Californie et Hawaï. Après de nombreuses révisions de la conception du système, des simulations en modèles réduits et des essais au cours d’expédition, il semble que le procédé commence à donner des résultats ont annoncé des organisations de protection des océans.

Le navire de Boyan Slat est conçu pour rassembler et récupérer les plastiques flottants à la surface. Grâce à cette structure composée d’un flotteur de 600 m de long et d’une jupe de 3 m de profondeur. Le flotteur empêche le plastique de s’échapper au-dessus et la jupe empêche les évasions par-dessous. «Nous pensons que nous pouvons réellement nettoyer les océans», a déclaré le jeune inventeur.

– Le commerce illégal est plus agissant sur la disparition des espèces vivantes

La diversité des espèces vivantes est en déclin, et on parle de la «6e extinction» tant l’effondrement des effectifs des populations est drastique. Le commerce légal et illégal fait grossir les chiffres. Une étude sur le commerce de la faune sauvage qui touche une espèce vertébrée terrestre sur cinq, montre que les estimations passées sont de 40% à 60% inférieures à la réalité.

Aujourd’hui, plus de 5500 espèces d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens et de reptiles font l’objet de commerce légal ou illégal soit 18% des espèces vertébrées terrestres. C’est un chiffre plus élevé de moitié que les estimations précédentes, selon une étude parue jeudi dans la revue Science.

«27% des mammifères sont touchés pour leur viande, leurs peaux, leurs écailles (pangolin), comme médicament et encore comme trophée. 23% des espèces d’oiseaux sont achetées et vendues, comme animaux de compagnie pour se nourrir et en extraire des produits comme les plumes.

Les amphibiens et reptiles sont plus souvent vendus comme des animaux de compagnie ou pour des zoos, des cirques ou des expositions. Même les espèces abondantes sont en danger» rapporte la revue  Futura dans sa dernière livraison.

«L’attention doit être portée non seulement sur les espèces déjà cibles de commerces, mais également sur celles qui ont la plus forte probabilité d’être ciblées à l’avenir», conclut l’étude.


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