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Djamila Halliche. Professeur à l’USTHB et ancienne directrice de l’Anvredet : Des structures qui cadrent et prennent en charge les projets à valeur ajoutée devraient exister

10 octobre 2019 à 9 h 00 min

– Lors de cette édition du Revade, un challenge a été lancé pour récompenser les idées innovantes dans le domaine de la récupération et la valorisation des déchets. Pensez-vous que de tels concours encouragent l’innovation ?

Evidemment ! Ce type de concours contribue à la promotion de la créativité, de l’innovation de l’entrepreunariat, mais aussi de l’implication sociale des jeunes et moins jeunes dans des problématiques aussi importantes que celles des déchets.

Malheureusement, les entrepreneurs en Algérie se font rares et des entrepreneurs intégrant les nouvelles technologies encore moins (ou très peu). C’est pour ces raisons que ce genre de concours contribue à l’émergence de cette frange de la société.

Par ailleurs, ces concours permettront de prospecter le potentiel d’innovation de nos sociétés -étudiants et autres- afin d’identifier les solutions qui s’offrent à nous pour mettre un terme au problème récurrent des déchets. Cela dit, l’étape la plus importante reste celle qui suit les concours.

Les jeunes sont souvent désabusés et perdent leurs illusions après avoir participé aux concours et décroché parfois même la première place. Mais ensuite, il n’y a rien. C’est pour cette raison que des structures qui cadrent et prennent en charge les projets à valeur ajoutée devraient exister.

Celles-ci auront pour rôle de les introduire dans la «machine» afin que les innovations voient le jour. N’oublions pas que l’innovation, la créativité et l’entrepreunariat sont des facteurs stabilisant des sociétés et de la jeunesse.

– Existe-t-il des projets dédiés à la valorisation des déchets qui ont vu le jour grâce à l’appui de l’Anvredet ? Des exemples concrets à nous citer ? 

N’étant plus à l’Anvredet, je ne puis répondre. Mais en tant que scientifique et enseignant-chercheur, je peux affirmer que nos universités et centres de recherche regorgent d’un réel potentiel en solutions et projets traitant des technologies du déchet qui ne demandent que preneurs et appuis financier, administratif, logistique et juridique.

– Qu’avons-nous à gagner si on développe le secteur de la valorisation des déchets ?

Un cluster dédié au déchet et ses technologies permettra de mutualiser et de fédérer les infrastructures, les outils et moyens, mais surtout de se concentrer sur une région donnée.

En effet, la problématique du déchet étant tellement compliquée, du moins en ce qui concerne la capitale, qu’elle devrait être traitée par région en termes d’investissement, d’ infrastructures et de prise en charge.

Ces clusters pourraient regrouper l’ensemble des acteurs : universités, grandes écoles, centres de recherche, collectivités locales, entreprises publiques et privées, investisseurs, incubateurs et accélérateurs qui concentreront leur savoir-faire, leur technologies et leur financement afin de résoudre, sur des délais de temps acceptables, chaque segment de la problématique liée aux déchets, à savoir  le tri , le traitement, la transformation la logistique, etc.

Finalement, l’organisation en «cluser» permettra aux institutions de travailler ensemble et d’engager des partenariats efficaces pour des objectifs d’intérêt commun et national.


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