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Philatélie. l’eau et les ressources hydriques

Des sources de vie qui jaillissent sur les timbres

28 mars 2019 à 8 h 00 min

Dans un pays aux immenses ressources hydriques, et dans un monde où la guerre de l’eau fait rage, l’importance de cette matière vitale dans le développement n’a guère intéressé les dessinateurs de timbres-poste. En parcourant l’histoire de la philatélie algérienne, on retiendra que durant plus de quatre décennies, le sujet n’a été abordé que furtivement.

Déjà en 1962, c’est la reprise d’un timbre de 15 francs à usage courant de 1959, «retouché» à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution, avec la mention «République algérienne», qui a révélé le barrage de Foum El Gherza. Ce dernier aura l’honneur d’être le premier et le dernier ouvrage hydraulique de l’époque coloniale à paraître sur une vignette postale. Une réalisation qui a quand même une histoire.

Construit en 1950 sur Oued Labiod, à 18 km à l’est de Biskra, il fait partie des dix barrages construits par les Français en Algérie après 1900. Malgré son «âge avancé» et les infiltrations d’eau enregistrées dans certaines de ses rives, il continue de rendre de précieux services en irriguant les vastes palmeraies de la région.

Comme pour montrer que les Algériens sont aussi capables de construire des barrages, la Poste ne ratera pas la première occasion pour émettre, le 22/2/1969, une série sur les infrastructures du Sud, dont un timbre sur le fameux barrage de Djorf Torba, dans la région de Béchar. Une réalisation déjà cinquantenaire, qui commence à montrer des signes de fatigue avec ses problèmes d’envasement, ce qui a réduit ses capacités de stockage. Au fil des années, le sujet de l’eau restera intimement lié à l’agriculture.

C’est le cas des émissions dessinées par Ali Kerbouche, Kamreddine Krim et Mohamed Bouslah entre 1987 et 1989, faisant la promotion des projets de construction de petits barrages et de l’irrigation par le système des pivots, qui a donné un essor à la céréaliculture dans le Sud. Mais c’est l’ONU qui donnera finalement toute son importance à l’exploitation rationnelle des ressources en eau et à leur préservation pour les générations futures, en décrétant une Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars de chaque année.

Une première émission sur le sujet sera réalisée en 2003 par Ali Kerbouche, qui dessinera le lac d’El Maâdjen, à Relizane, et un puits traditionnel au M’zab. Ainsi, et après la traversée d’un désert philatélique, les séries de timbres dédiées à l’eau «jaillissent» comme des fontaines magiques. Un enchaînement d’idées qui a fini par éclore en 2006 dans une émission sur les stations de dessalement de l’eau de mer.

Des projets réalisés à l’époque de la manne pétrolière. L’enjeu de l’eau dans le développement durable apparaîtra dans les timbres consacrés en 2008 aux régions humides de Réghaïa à Alger, d’Issakarassen à Tamanrasset et de Guerbes à Skikda. La célébration de cette journée mondiale s’inscrira désormais dans les traditions. Il faudra attendre quand même 47 ans pour voir «réapparaître» un barrage sur un timbre.

Après Djorf Torba, c’est le barrage de Beni Haroun, dans la wilaya de Mila, le plus grand d’Algérie avec son milliard de mètres cubes, qui en sera la vedette sur une vignette réalisée par Zakaria Morsli.

La thématique de l’eau aura certainement de beaux jours devant elle à la faveur de «La décennie internationale de l’eau pour le développement durable 2018-2028», décrétée par l’Assemblée générale des Nations unies du 21/12/2016. Il y a à peine une année, la Poste avait célébré la Journée de l’eau par une belle série dessinée par Zineb Bahri, avec pour sujet les foggaras du Gourara, du Tiddikelt et du Touat, dans la région d’Adrar.

Un sujet inédit pour un système ancestral d’alimentation en eau qui continue de défier le temps et la modernité. Une parfaite illustration de l’incroyable génie des gens du Sud face à une nature très dure, les foggaras sont menacées de disparition, même s’ils continueront à faire de la résistance sur les timbres-poste.

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