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COP26 sur le climat : Sale temps pour l’Afrique

11 novembre 2021 à 10 h 00 min

Avec moins de 5% des émissions globales des gaz à effet de serre (GES), l’Afrique est le continent le plus vulnérable face aux effets du réchauffement climatique. Continent n’ayant aucune responsabilité dans le dérèglement climatique, il en subit les effets de plein fouet, comme du reste beaucoup d’autre ailleurs, sans avoir les moyens de s’en prévenir à court terme. Une injustice climatique. Zoom sur ces effets néfastes après 10 jours de négociations à la COP26 qui prendra fin demain.

La vulnérabilité de l’Afrique au changement climatique est due à une série de facteurs, notamment une faible capacité d’adaptation, une forte dépendance aux biens des écosystèmes pour les moyens de subsistance et des systèmes de production agricole moins développés », a indiqué le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat.

Le Giec qui, dans son rapport publié en août 2021, soit 3 mois avant la COP 26, ne cache pas le pessimisme de ses auteurs sur l’avenir de la planète. «Sans une baisse imminente de 43% des émissions des GES, il est impossible de contenir la hausse de la température globale au-dessous de 2,7°C à la fin du siècle.» C’est du reste l’un des enjeux de la Conférence des parties contractantes à la Convention cadre sur le changement climatique (COP 26) qui s’est ouverte pour 15 jours à Glasgow en Ecosse le 31 octobre.

En Afrique, une famine historique affecte actuellement Madagascar avec la pire sécheresse en 40 ans où 1,14 million de Malgaches souffrent de la faim (Banque Africaine de développement, BAD). La rareté des pluies depuis 4 ans a ravagé l’agriculture et des tempêtes de sable ont transformé de vastes étendues de terres exploitables en friches (FranceInfoAfrique).

Pour les scientifiques malgaches, il ne fait aucun doute que ces épisodes climatiques successifs ont pour cause le réchauffement climatique. Dix pays du Sahel ont été également fortement touchés : le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Tchad. Dans la corne de l’Afrique, l’Éthiopie, la Somalie et le Kenya n’ont pas été épargnés.

Une sécheresse qui a gagné les littoraux traditionnellement arrosés des bandes côtières de l’Afrique du Nord où cet été ont sévit de grands incendies de forêt.

Des conflits locaux sont apparus avec la rareté de l’eau dans toutes les régions du continent selon leur gravité. Dans la corne de l’Afrique, L’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie en sont presque arrivés aux armes pour contrôle des eaux du Nil par le Barrage de la Renaissance élevé en travers du Nil bleu en Ethiopie.

Le lac Tchad (Tchad, Niger, Nigéria et Cameroun) est une autre source de conflit inter-états entre les éleveurs et les fermiers. L’étendue d’eau, 26 000 km en 1960, a perdu 90 % de son volume, 1500 km en 2000 en raison de sa surexploitation et du dérèglement climatique, intensifiant les tensions.

Le lac couvre près de 8 % du continent avec une population riveraine de 40 millions. C’est de cette région du globe où l’on compte les plus grandes migrations de population à la recherche de l’eau.

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