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Abdelhalim Tail. Médecin vétérinaire : Rien ne prouve que la Covid-19 provient de la consommation d’animaux sauvages»

18 juin 2020 à 9 h 35 min

-Les animaux sauvages en captivité (que ce soit dans les zoos ou chez des particuliers) constituent un canal de contact entre les espèces sauvages et les hommes. Comment voyez-vous le devenir des zoos en Algérie à la lumière de cette crise sanitaire mondiale ?

Rien ne prouve à ce stade que le nouveau coronavirus provient de l’étalage et de la consommation d’animaux sauvages dans la ville de Wuhan.

Les problèmes des contaminations croisées des animaux domestiques et des animaux sauvages ont aussi été évoqués, suscitant des interrogations sur la nécessité de détruire également les animaux sauvages, susceptibles de véhiculer des virus

Une réglementation relative à la faune sauvage, en son milieu naturel ou en captivité, notamment celle afférente à sa commercialisation et à sa détention, aura pour objectif la sauvegarde de la biodiversité, tant au niveau national qu’international. Elle encadrera l’ensemble des activités pouvant avoir un impact sur la conservation des espèces dans leur milieu naturel.

-Peut-on s’attendre à des changements dans les normes régissant les zoos notamment le suivi sanitaire des animaux ?

Derrière la thématique de la gestion des zoos doit se poser une véritable réflexion sur la gestion de questions transversales au niveau des politiques publiques. La notion de démocratie sanitaire renvoie à l’idée d’une nécessité de rapprocher les domaines scientifiques en y intégrant l’apport des profanes, sous la bannière de la démocratie participative citoyenne.

Les responsabilités, de par leurs aspects transversaux, à la croisée des disciplines, nécessitent un décloisonnement dans les manières de faire. Plus concrètement, cela passe par davantage d’ouverture et de dialogue, mais aussi de pragmatisme dans l’élaboration de lignes directrices à travers des textes juridiques, à la hauteur d’une démocratie sanitaire, c’est-à-dire, par l’implication de la société civile.

C’est dans cette mesure que l’on peut penser au cadre d’une nouvelle gouvernance sanitaire, à la fois plus ouverte au public, par la médiation comme outil au service de la décision, mais aussi plus encline à d’autres domaines autres que la santé dans sa globalité, tel que l’environnement.

-Qu’en est-il des citoyens qui capturent des animaux sauvages pour en faire des animaux de compagnie ?

Il serait indispensable de disposer d’une police de l’environnement, dotée de ses moyens technico-juridiques. La mission de police de l’environnement doit comporter deux aspects, un volet de police judiciaire et un volet de police administrative. Elle aura à coopérer avec la Gendarmerie nationale et les services des Forets et les Services de l’hydraulique.

Une coopération aussi entre cette police de l’environnement et les Douanes doit se concentrer autour des affaires relatives au commerce international des espèces sauvages. Une organisation d’opérations conjointes et une mutualisation des compétences assurées et garanties par des moyens technico-juridiques, seraient à même de concrétiser, autour de la surveillance et du contrôle, particulièrement des plateformes d’échanges et de transports propices aux trafics d’espèces protégées (ports et aéroports).

Ces contrôles doivent être réalisés de façon ciblée sur la base de renseignements ou en fonction des provenances ou des chargements à risques.



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