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Concours international de Dubaï Olive Oil : Médailles d’or pour deux oléiculteurs de Boumerdès

22 mars 2021 à 9 h 28 min

L’huile d’olive made in Algeria s’impose encore une fois à l’international. Après s’être distinguée à Paris, Athènes et Londres, l’huile d’olive «Baghlia», du nom de la commune éponyme de l’est de Boumerdès, vient de décrocher une autre médaille d’or au concours international de Dubaï Olive Oil (DOOC).

Le gérant de l’huilerie Kiared, productrice du précieux liquide, s’est dit très content de cette énième consécration. «Nous sommes très fiers, car c’est à travers ce genre de prix que nous allons faire connaître l’huile d’olive algérienne et la rendre concurrentielle sur le marché extérieur», souligne Hamid Kiared, issu d’une famille où le travail de la terre se transmet de père en fils.

Malgré les difficultés, M.Kiared affirme avoir déjà exporté plusieurs quantités de son produit vers la France, précisant que la qualité est son premier objectif. «Bien que les Tunisiens, les Espagnols et les Grecs nous dépassent dans ce domaine, on peut relever le défi qui est de produire une huile d’olive aux normes internationales», a-t-il estimé lors d’un bref entretien dans son magnifique showroom à l’entrée de Baghlia.

Le second oléiculteur à avoir «honoré le pays» au même rendez-vous est Abdelaziz Hachelaf (70 ans), avec son huile d’olive baptisée «El Asslia» (L’Authentique). Passionné par l’olivier et son fruit, Aâmi Abdelaziz est propriétaire d’une huilerie ultra-moderne à Bouzegza, une région chargée d’histoire, située au sud de Boumerdès. Il a obtenu une médaille d’or à l’issue de la même compétition, qui a vu concourir des échantillons d’une centaine de producteurs du monde entier. Un rendez-vous qui a vu la semaine passée l’huile d’olive «Dahbia» de Aïn Oussara s’adjuger une médaille d’argent.

Le premier facteur de cette réussite réside dans le fait que les lauréats ne sont pas venus au métier d’oléiculteur par effraction. Leur contact avec l’olivier ne date pas d’hier. Après plus de 40 ans de dur labeur comme agriculteur et une brève expérience comme fabricant de matériaux de construction, Hamid réalise une huilerie avec ses frères en 1997. M. Hachelaf, lui, a goûté au plaisir du métier dès sa tendre enfance. «Mon père avait trois huileries, dont la plus ancienne remonte à 1936. Avant sa mort en 1999, je lui ai promis de tout préserver, tout en étant conscient de la nécessité de tout moderniser pour améliorer la qualité de l’huile d’olive. Ce qui fut fait après de longues et harassantes démarches», a-t-il confié avec fierté. Mais comment peut-on distinguer la bonne de la mauvaise huile d’olive ? «La bonne doit être piquante et un peu amère.

Ce que beaucoup de nos concitoyens ignorent. Le taux d’acidité de l’huile extra-vierge doit être de moins de 0,8%. Ce taux peut aller jusqu’à 2% pour l’huile vierge, mais s’il est au-dessus de 3,3%, il est déconseillé de la consommer à cause de son acidité», explique M. Kiared. Selon lui, pour obtenir un produit de bonne qualité, l’olive doit être triturée le jour-même de sa cueillette.

Pour garder ses vertus, l’huile d’olive doit être gardée à l’abri de la lumière sous une température stable. A noter enfin que la 4e édition du concours national «Apulée» de la meilleure huile d’olive extra-vierge aura lieu incessamment. La date limite d’inscription est fixée pour le 23 mars, précise Amir Gani, le président et organisateur de la compétition.


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