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dimanche, 17 février, 2019
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Zahir Ihaddaden (1929–2018) : Le brillant parcours d’un juste

24 janvier 2019 à 10 h 00 min

Devoir de mémoire, devoir de reconnaissance, tel est l’esprit qui a prévalu lors de la commémoration du premier anniversaire du décès de l’illustre historien Zahir Ihaddaden, ravi à l’affection des siens, et à la nôtre, le 20 janvier 2018.

Le lycée Frantz Fanon de Bab El Oued, qui a accueilli cet événement, dimanche, s’y prêtait pour deux raisons : la première, le message qui y était émis par les différents intervenants s’adressait aux lycéennes, donc à la nouvelle génération, à laquelle le flambeau devrait être transmis, si tant est qu’on le veuille un jour.

La seconde, le nom de cet établissement est celui d’un combattant de la liberté, Fanon, qui était aussi compagnon de lutte de Si Zahir, ayant exercé tous les deux au sein d’El Moudjahid pendant la Révolution.

Organisée par la direction de l’établissement et l’Association de la Rampe Louni Arezki, cette rencontre a vu la participation, outre de la famille du défunt, des lycéennes, ainsi qu’une pléiade d’intervenants, qui n’ont pas tari d’éloges sur l’itinéraire flamboyant et militant du disparu.

Mais l’attention a été attirée par les mots justes et pleins de tendresse de l’épouse de Zahir, Yamna, qui a ému par sa sincérité et sa douleur. Tout autant que le message de sa fille Wafa, plein d’affection et de reconnaissance.

Les autres discours, émanant des hommes qui ont connu Zahir de près, comme Lamine Bechichi, ancien ministre, Salih Benkobbi, ex-ambassadeur, ou encore Karim Younes, ancien président de l’APN, ont mis en avant les qualités tant humaines que professionnelles du disparu, dont une partie de l’œuvre a été résumée avec beaucoup de pédagogie par un de ses étudiants, le Dr Redouane Boudjemaâ.

Quant à l’autre docteur, en communication, Youcef Agoune, il a détaillé la période où si Zahir préparait sa thèse en France : le docteur servant de trait d’union entre lui et Pierre Albert, historien de la presse, dont la réputation est bien établie.

Il y a eu aussi le témoignage du «fils du bled», notre ami Aïssa Kasmi, enfant de Toudja, dont la famille est à l’origine du «Musée de l’eau» érigé dans cette charmante contrée et que Zahir exhibait comme un trophée.

Kasmi a évoqué l’enfance et la jeunesse de Si Zahir, non sans s’énorgueillir de son riche passé militant, ainsi que celui de son frère martyr, Abdelhafid Ihaddaden, premier ingénieur atomicien d’Afrique, mort dans le crash de l’avion saboté par les services secrets français en 1961.

Si Zahir, depuis 1962, n’était ni en retraite ni en retrait, il a continué à servir son pays avec la même ferveur, la même abnégation en formant des dizaines de cadres, en participant à faire connaître son pays, l’Algérie, depuis la nuit des temps.

C’est ce que j’ai essayé de mettre en évidence dans mon intervention, qui s’est terminée en apothéose, grâce à l’ode chantée en tamazigh par mon ami, le poète Rachid Rezagui, dont le message sans cesse renouvelé appelle à la sauvegarde de notre cher pays, en le prémunissant de tous les maux… 

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