61e anniversaire de la grande bataille de Souk Ahras | El Watan
toggle menu
vendredi, 18 octobre, 2019
  • thumbnail of elwatan20191017





Guerre de libération nationale

61e anniversaire de la grande bataille de Souk Ahras

30 avril 2019 à 10 h 00 min

C’est la bataille la plus longue de la Révolution algérienne, et les survivants se souviennent encore des moyens humains et matériels déployés un 26 avril 1958 par les forces de l’occupant colonialiste.

Les sinistrement célèbres 14e et 9e bataillons de parachutistes, cinq régiments, dont trois d’infanterie et deux d’artillerie, ont participé à cette bataille avec une couverture aérienne impressionnante.

Le bilan des pertes humaines et des dégâts matériels occasionnés du côté ennemi en disent long sur la férocité des combats qui ont duré plus d’une semaine sans répit, obligeant aux derniers jours les belligérants à en venir au corps à corps.

Ce sont 639 chouhada qui sont tombés au champ d’honneur et 300 soldats français tués et 200 autres blessés. A Oued Echouk, lieu où a eu lieu l’ultime affrontement et où a coulé le sang de tous les Algériens, les rescapés de cette page de la grande épopée révolutionnaire se souviennent.

Salah Mahfoudhia en a parlé à la presse. «On ne savait pas à l’époque d’où venait cette force de lutte et ce courage qui étaient perceptibles chez tous les participants au combat.

Une chose est sûre, notre foi et notre conviction dépassaient de loin nos moyens, par rapport notamment à l’artillerie et aux avions ennemis», a-t-il déclaré. Hamma Chouchene, moudjahid et ancien cadre de la nation, a tenu à expliquer le contexte dans lequel a été décidée la bataille.

«L’état-major de l’ANP et les décideurs de la Révolution devaient apporter une preuve de plus d’organisation et de force par rapport aux déclarations de l’ennemi, qui désignait la région de ‘‘zone interdite’’. Le démenti a été apporté par nos vaillants moudjahidine, qui ont accompli leur mission».

Dans son allocution, Hemana Boulares, le président de l’Association des survivants de la grande bataille de Souk Ahras, dira ceci : «Notre devoir à tous est de permettre aux genérations montantes de connaître l’importance des sacrifices consentis par les combattants de la cause nationale et leurs efforts pour libérer le pays du joug de l’occupant.

Cela ne sera réalisable qu’avec le concours de toute la société et non avec la seule implication des auteurs de ces hauts faits, car il y va de notre identité et de notre histoire.»

Il illustrera ses dires par une anecdote fort révélatrice. «Un jour, un élève scolarisé au lycée Didouche Mourad, à Alger, s’est présenté pour répondre à une question d’histoire dans le cadre des concours pédagogiques inter-lycées, il n’a trouvé d’autre réponse pour identifier Didouche Mourad que celle d’attribuer ce dernier au corps d’ex-enseignants algériens décédés», a-t-il rapporté.

Une cérémonie de remise de prix symboliques à trois moudjahidine a ponctué la rencontre commémorative de cet événement historique, marqué également par l’inhumation des ossements de quatre martyrs de la Wilaya 2 historique. 


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!