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30e édition du Festival du Film Arabe de Fameck-Val de Fensch, du 2 au 14 octobre : Une référence dans son domaine au niveau international 

01 octobre 2019 à 9 h 00 min

La trentième édition du film arabe de Fameck-Val de Fensch (est de la France) (dont El Watan est partenaire) se tiendra du 2 au 14 octobre 2019 l Au programme, 110 projections sur dix jours d’une cinquantaine de films (longs métrages de fiction, documentaires, courts métrages, dont plusieurs sont inédits ou en avant-première), parmi lesquels Vent divin, de Merzak Allouache, Papicha, de Mounia Meddour, Nar, de Meriem Achour-Bouakaz, Décennie noire, de Fatima Ouazène, La chambre, de Latifa Saïd, et six sections compétitives.

L’objectif central de ce festival est de promouvoir une cinématographie émergente de pays arabes, comme le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, la Palestine, l’Irak, le Liban, etc. Tous les films sont projetés en version originale sous-titrée en français.

Une sélection hors compétition intitulée «Ouverture sur le monde» est également proposée. Elle réunit des films qui ne sont pas produits par des pays du monde arabe, mais qui y sont liés par les thématiques qu’ils traitent (Israël, Afghanistan, Iran, etc.).

Le Festival propose ainsi une programmation riche avec des genres, des écritures et des mises en scène variées qui représentent les productions cinématographiques actuelles du monde arabe.

Cette manifestation cinématographique se veut être «un lieu d’expression artistique et culturelle s’adressant au plus grand nombre et un lieu d’échange permettant une découverte de l’autre», signalent ses organisateurs, la Cité sociale de Fameck et la Ligue de l’enseignement – Fédération des œuvres laïques de la Moselle, faisant de cet événement un vecteur visant à «apporter diverses approches des sociétés arabes et à illustrer, à travers les films proposés, la richesse et la diversité de la culture arabe, et ce, d’une manière différente de celle que peuvent proposer les médias».

Et ce, «en promouvant en priorité une production émergente mettant en valeur des réalisateurs et acteurs engagés, indépendants».

Ils ont ainsi souhaité replacer au cœur de leur démarche «ce qui constitue l’essence même du cinéma, art populaire par excellence» en créant «des passerelles entre les peuples», en ouvrant leur «regard sur les autres» et en faisant une «source de rencontres, d’échanges, de discussions».

Les films qui seront diffusés pendant le festival traduisent des préoccupations des pays arabes, comme le poids des traditions et des tabous, la question de la radicalisation, la confrontation à l’intégrisme religieux et aux ravages du terrorisme, la lutte des femmes pour leur émancipation, l’aspiration à la modernité, les difficultés de la vie socio-économique quotidienne…

Autant de thèmes que partagent les réalisateurs des productions programmées. «L’importance de ces sujets serait certes une raison suffisante pour s’intéresser à ces films, mais la manière dont chaque cinéaste les réalise leur apporte en sus une dimension artistique toute particulière».

«Tremplin» pour les jeunes réalisateurs, la catégorie courts métrages offre «la possibilité à des cinéastes de s’exprimer à travers des œuvres percutantes, décalées ou singulières».

Un rendez-vous majeur

«D’abord local et modeste, le Festival a aujourd’hui pris de l’ampleur et est devenu l’un des rendez-vous majeurs de la rentrée culturelle dans la région Grand Est, mais aussi une référence dans son domaine au niveau international, réunissant jusqu’à 15 000 festivaliers», affirment ses organisateurs.

Depuis sa création, plus d’un millier de films ont été proposés au public. Et de rappeler que le Festival du film arabe est né de la rencontre entre un groupe de jeunes adolescents, passionnés de cinéma, et d’un prêtre ouvrier nommé Mario Giubilei, animateur du centre.

Six jurys devront départager les meilleures productions

Le jury des longs métrages, parrainé par la Communauté d’agglomération du Val de Fensch est présidé par le réalisateur et producteur Philippe Faucon. Celui-ci a été récompensé par les Césars de la meilleure adaptation et du meilleur film en 2016 pour Fatima – film ayant aussi reçu le prix Louis-Delluc et le prix du Syndicat français de la critique de cinéma.

Né à Oujda, au Maroc, Philippe Faucon, qui a passé son enfance en Algérie et au Maroc avant de poursuivre des études en France, a réalisé plusieurs longs métrages, dont Fatima, en 2015 (le combat d’une femme, issue de l’immigration maghrébine, pour élever ses deux filles) et Amin, en 2018 (la relation entre un ouvrier sénégalais venu en France pour travailler et une femme divorcée incarnée par Emmanuelle Devos).

Parmi les longs métrages en compétition figure Vent divin, du réalisateur algérien Merzak Allouache (France, Algérie, Qatar, Liban, 2018, noir et blanc, 1h36).

Dans ce film, Merzak Allouache poursuit l’exploration du phénomène de la radicalisation islamiste.

Le jury presse sera présidé Jean-Philippe Guérand, journaliste cinéma pour le film français, L’avant-scène cinéma, Pleine vie, Première classics.

Dans cette catégorie, on retrouve le long métrage de fiction Papicha (sélection Un certain regard, Festival de Cannes 2019) de Mounia Meddour (France, Algérie, Belgique, Qatar, 2018, couleur, 1h46 ).

Le jury documentaires, parrainé par Batigère et présidé par Zehira Yahi (commissaire du Festival international du cinéma d’Alger) sera amené à décerner le Prix du meilleur documentaire parmi une sélection de films en exclusivité issus de pays variés et porteurs d’une thématique forte.

Parmi les documentaires en lice, Nar (Algérie, 2019, couleur, 52 min), réalisé par Meriem Achour-Bouakkaz, qui explore une forme de violence extrême, celle de l’immolation par le feu, un acte que le film tente de déchiffrer à travers le témoignage de survivants et de familles endeuillées par la perte d’un frère ou d’un fils qui a choisi le feu pour crier son désespoir.

Les jeunes se réfugient dans les cafés pour tuer le temps, et dans les stades pour crier leur rage de vivre. Avec un fort sentiment d’enfermement, tous cultivent le même rêve, la «harga», quitter le pays clandestinement.

Ce qui semble être leur seul espoir est en réalité une autre forme de suicide. On nous appelait Beurettes (France, 2018, couleur, 52mn), réalisé par Bouchera Azzouz. Le film retrace l’histoire souvent méconnue des femmes d’origine maghrébine nées en France après la guerre d’Algérie.

Elles ont été les premières à affronter la question de la double identité, et, comme femmes, à trouver les chemins de leur émancipation entre les traditions familiales et les préjugés de la société.

Le jury des courts métrages, parrainé par l’Office de tourisme du Val de Fensch et présidé par l’actrice algérienne Mouni Bouallam, choisira le meilleur court métrage parmi une sélection valorisant de jeunes réalisateurs.

Née à Constantine, Mouni Bouallam est diplômée de la faculté des sciences politiques et des relations internationales en 2007. Après des études à l’Institut de psychologie, elle perfectionne son talent d’un point de vue académique à l’Institut des arts dramatiques à Bordj El Kiffan. Elle s’est spécialisée dans l’interprétation et l’assistance en réalisation cinéma.

Dans cette catégorie, Décennie noire (court-métrage de fiction, Algérie, 2019 couleur) réalisé par Fatima Ouazène, La chambre, court métrage de fiction (France, Algérie, 2018, couleur |(17 min), réalisé par Latifa Saïd. Anne veut récupérer les affaires de son père, ouvrier immigré algérien qu’elle n’a pas connu, dans la chambre du foyer où il a vécu.…

A travers les objets et les rencontres avec les résidents du foyer, elle se rend compte, après toutes les années passées, qu’il l’aimait.

Le prix du jury jeunes reviendra au film qui sera distingué parmi une sélection de films de productions étrangères abordant des thématiques autour de la jeunesse et l’identité.

Ce jury, parrainé par le Conseil départemental de la Moselle, est composé de 10 membres. Il s’agit d’élèves du lycée St Exupéry de Fameck, du lycée de Schlüchtern (ville allemande jumelée avec Fameck), du lycée général et technologique Marc Chagall, de Reims, et du lycée Charles Hermite, de Dieuze.

Parmi ces films, Les hirondelles de Kaboul, un film d’animation réalisé par Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec, d’après le roman de Yasmina Khadra (France, 2019, couleur, 1h20), Papicha de Mounia Meddour.

Le prix du public, parrainé par la région Grand Est, récompensera un film parmi une sélection d’œuvres rassemblant un public large et varié.

Parmi les films en compétition figure Le gone du Chaâba, (Long métrage de fiction, France, 1998, couleur, 1h36), réalisé par Christophe Ruggia, d’après le roman de Azouz Begag. Le film raconte la venue d’Algérie, dans les années 1960, d’une vingtaine de familles qui se retrouvent dans un bidonville de la région lyonnaise : le Chaâba.

Fuyant la guerre ou la pauvreté, arrivées pour servir comme main-d’œuvre sur les chantiers de construction, ces familles vivent dans une misère innommable, malgré leurs espoirs et leurs fantasmes. C’est là pourtant que naîtra cette première génération des gosses français issus de l’immigration algérienne.

Hommages

Outre la présentation de fictions et documentaires inédits ou en avant-première, cette trentième édition du festival offrira des rétrospectives et des hommages aux cinéastes Jocelyne Saab (1948- 2019) avec Dunia, un long métrage de fiction (Egypte, 2005, couleur, 1h50, Grand prix du jury, prix du public, prix spécial du jury Sundance festival 2006), à Rachid Oujdi avec J’ai marché jusqu’à vous, récits d’une jeunesse exilée, (Documentaire, France, 2016, couleur, 52 min) et à Mahmoud (1946-2017), avec Les folles années du twist, un long métrage de fiction ( Algérie,1984, couleur, 1h30).

Avec la participation de Mohamed Bensalah, universitaire algérien, critique de cinéma et en partenariat avec la Ligue des droits de l’homme de Moselle.

Rencontres autour du cinéma

«L’importance des documentaires dans les festivals», par Luc Delmas, directeur de «Caméras des Champs», Festival international du film.

«Le documentaire, entre les impératifs de l’art et les impératifs de l’information».

Table ronde

De plus en plus de femmes arabes choisissent le 7e art comme vecteur de leurs idéaux progressistes. Cette table ronde visera à observer l’importance accordée à la représentativité et à la représentation des femmes dans les cinémas arabes et à s’interroger sur l’aspect politique, voire militant, du cinéma au féminin.

En présence de Zahra Doumandji, actrice du film Papicha, Erige Sehiri, réalisatrice du film La voie normale, Mouni Bouallam, actrice et comédienne algérienne.

Modérateur : Mohamed Bensalah, universitaire, critique de cinéma et universitaire.

Dédicaces et rencontres,  avec Magyd Cherfi, l’auteur lira des extraits de son livre Ma part de Gaulois et échangera avec le public, Smaïn dédicacera Les Pensées de Smaïn, et rencontre avec l’humoriste Abdelkader Secteur.

Une exposition tout public, à partir de 8 ans, «Vous parlez arabe sans le savoir».

Cette exposition conçue par une équipe de bénévoles du festival est présentée dans une version revue en 2019. Elle montre que les mots voyagent d’une langue à l’autre et que de nombreux mots de la langue française viennent de l’arabe.

Spectacles

Mon dernier avant le prochain de Smaïn.

De retour dans le bistrot de son enfance, Smaïn nous transporte pendant près de 2 heures dans son drôle de quotidien : Le mariage mixte, Le psy, L’adoption, La police, Les racistes, Une visite de Paris très particulière, sans oublier son tout nouveau discours de candidature à la présidence de la République : «Chers électeurs, chères électriciennes !» Salam aleykoum de Abdelkader Secteur

Mise en scène : Karim & Secteur

Spectacle uniquement en langue arabe

A noter que l’Algérie a été le thème de deux éditions du festival, en 2012 et en 2017.


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