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mardi, 07 décembre, 2021
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La mobilisation du Hirak en France reprend

30 juin 2020 à 9 h 15 min

Des organisations de la société civile de la diaspora demandent la libération des détenus et rejettent le projet de la nouvelle Constitution.

La mobilisation du hirak des membres de la communauté algérienne établie en France reprend progressivement après une suspension de trois mois à cause du confinement lié au coronavirus.

Même si on est encore loin des grandes foules des manifestations dominicales d’avant la crise sanitaire, la Place de la République à Paris a renoué, dimanche dernier, avec le rassemblement hebdomadaire désormais incontournable pour les Algériens de France depuis le début de la révolution citoyenne du 22 février.

Cette action est d’autant plus importante qu’elle est organisée au lendemain d’une manifestation d’un mode inédit pour demander «la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques et d’opinion». En effet, samedi matin, à l’appel de plusieurs organisations de la société civile diasporique, coordonnant habituellement les actions hirakistes dans la région parisienne, a eu lieu un happening mobile sous forme de «cortège à vélos» entre la Place de la République et la Place de la Nation, lequel a regroupé plusieurs dizaines de cyclistes contestataires.

Ensuite, tout en veillant au respect des conditions sanitaires et les quelques restrictions toujours en vigueur imposées par le gouvernement français concernant les regroupements publics, les initiateurs ont opté pour un sit-in devant le Consulat général d’Algérie à Paris.

Leur mot d’ordre principal a été la dénonciation de «la répression qui n’a cessé de s’intensifier» contre les acteurs du hirak en Algérie. «Le pouvoir continue à museler les espaces d’expressions et à étouffer toute voix dissidente, en s’appuyant sur une justice complice», ont écrit les organisateurs dans un communiqué rendu public. Ils y renouvellent, en outre, leur soutien à «l’élan démocratique et populaire porté par le hirak» et s’y engagent à «poursuivre le combat pacifique pour un changement radical du système en Algérie».

Dans ce sillage, dès début juin, une trentaine de structures militantes qui encadrent le hirak en France (collectifs, citoyens, associations, mouvements politiques d’opposition, etc.) se sont également prononcées, à travers une déclaration publique, contre le projet de la nouvelle Constitution porté par la Présidence de la République en appellent plutôt à un «processus constituant souverain» dans «le respect de la diversité des origines politiques, des convictions et des traditions de lutte de chacun».

Les signataires s’adressaient à l’ensemble des «organisations, comités, partis et collectifs, à poursuivre et à développer toute démarche collective». Selon eux, poursuivre le hirak est la meilleure manière de faire échouer la «tentative de normalisation de la vie publique en proposant une révision constitutionnelle et des élections législatives à l’horizon».

À noter enfin que ce dimanche 5 juillet, coïncidant avec la fête de l’Indépendance nationale, les hirakistes de la région parisienne organiseront une marche populaire entre la Place de la République et la Place de Bastille, placée sous le signe du «Parachèvement du processus révolutionnaire et la consécration d’un Etat de droit».

Paris / De notre bureau

Samir Ghezlaoui


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