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Festival off d’Avignon : Le challenge de la comédie grand format !

30 juillet 2019 à 10 h 00 min

Un million de places payantes ont été enregistrées sur l’ensemble des spectacles proposés du 5 au 28 juillet au Festival du théâtre Off, qui est indéniablement le rendez-vous majeur de la culture en France en été.

Le plus grand festival de théâtre du monde aligne chaque année au compteur des records. Pour cette édition 2019, la plus grande performance est venue du ciel, avec la canicule extrême.

Tout a commencé le 6 juillet avec une température frisant les 40°C, et tout s’est terminé la semaine dernière avec un thermomètre qui s’est affolé. Très dur pour les saltimbanques du Off, qui doivent aller dans les rues à la recherche d’un potentiel public, car la concurrence est rude au cœur de ce challenge de la comédie grand format aux multiples enjeux !

Les fidèles du rendez-vous culturel avaient le choix entre par moins de 1592 spectacles, dans 139 lieux, dont 124 théâtres. 1134 spectacles étaient présentés pour la première fois à Avignon.

Le tout avec 3245 professionnels accrédités, dont 2640 professionnels du spectacle vivant ; 1219 programmateurs ; 1038 programmateurs non décisionnaires- prescripteurs ; 259 institutionnels ; 124 diffuseurs et 605 journalistes, dont 82 de presse étrangère ; 131 de presse nationale ; 107 de presse régionale ; 102 de radio ; 47 de télévision et 218 journalistes sites web et blogs.

Des données en hausse pour cette étonnante valse des affiches dans une ville morne le reste de l’année. Cependant, «nous faisons un festival de lettres et non pas un festival de maths», a annoncé le président de Festival Avignon et compagnies, Pierre Beffeyte, cité par notre confrère Vaucluse Matin.

Le président s’est, par ailleurs, inquiété du fait que si près d’un million de spectateurs payants seront comptabilisés pour l’ensemble des compagnies pendant les 21 représentations, il faut mettre en face de cette fréquentation l’offre en sièges, qui est désormais de 3,5 millions. Soit un déficit de 2,5 millions de places qui ne trouvent pas preneurs. Et autant d’artistes qui repartent bredouilles.

«Un festival de diversité avec de la création et de l’émergence»

Fidèle à la conviction qu’il avait affirmée lors d’un entretien à El Watan, le président du Off ne remet pas en cause le foisonnement de la création artistique. Il le répète dans le magazine Marianne : «Cette diversité est belle, émouvante même. Et la question de limiter se pose tout le temps. Mais on ne le peut pas. Si les salles étaient pleines, personne ne se plaindrait qu’il y ait 4 000 spectacles, 5 000 spectacles, 6 000 spectacles… Il n’y a pas trop de spectacles, mais il n’y a pas assez de spectateurs.»

Les jeunes troupes viennent de tous les horizons géographiques, de style et d’origine. On décèle ici ou là quelques Algériens. Certains sont aguerris, comme Ahmed Madani, Mohamed Guellati, Jamel Khada, Rachid Akbal, Rachid Bouali, Omar Meftah… D’autres débutent et laissent poindre de belles promesses, comme Hakim Dzaziri.

D’où qu’ils soient, les artistes viennent ici pour se faire connaître, espérant une visibilité auprès des programmateurs ou de la presse.

Mais, il est vrai que le festival pour l’ensemble des compagnies, dont 25% viennent de la région parisienne, l’essentiel est de pouvoir jouer sur une période longue de 21 représentations.

Pour le président Beyffete, «il y a urgence à trouver de nouveaux publics et à agir en concertation avec les pouvoirs publics et les directeurs de théâtre. Si on ne développe pas les publics, le festival va régresser», a déclaré le président dès le début du festival 2019.

Ainsi, au Dauphiné Libéré, il confiait : «Nous avons réussi une première chose, remettre les artistes au cœur du festival et pointer la fragilité de leur existence. La deuxième chose qu’on a réussie, c’est bannir l’idée que c’est seulement un marché du spectacle vivant. Le Off, c’est avant tout un festival de diversité avec de la création et de l’émergence !

Et le ministère de la Culture l’a compris et nous a soutenus dans ce sens ! Tertio, nous avons réussi à lever l’omerta sur certains théâtres qui faisaient n’importe quoi, comme l’accueil des compagnies dans de mauvaises conditions. Aujourd’hui, elles nous font remonter d’office leurs doléances.» A vérifier avec les évolutions qui interviendront pour la 55e édition en juillet 2020.


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