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samedi, 30 mai, 2020
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Espace Schengen fermé : Que faire des enfants cet été ?

19 mai 2020 à 9 h 30 min

Si rien ne change d’ici le mois de juin au niveau des dispositions prises contre le Covid-19, les enfants de l’immigration extra-européenne devront passer leurs vacances en France en raison de l’impossibilité des transferts de et vers l’espace Schengen durant l’été. Cela concernera bien évidemment les jeunes Algériens privés cette année du séjour au pays.

Après une première annonce par le président Macron lors de sa rencontre avec des personnalités du monde culturel, le secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Gabriel Attal, l’a confirmé dans un entretien au journal Le Monde : «Aujourd’hui 1,3 million d’enfants vivent dans les quartiers de la politique de la ville : ils sont notre priorité absolue.

Une partie avait l’habitude de partir en vacances dans le pays d’origine de leur famille l’été. Cette année, à cause de la fermeture des frontières hors Schengen, cela va être impossible.» Regrettant que ces enfants «risquent de se retrouver sans alternative».

Ainsi, explique-t-il, avec le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse et celui de la Ville et du Logement, des solutions seront proposées au début du mois de juin, «quand les nouvelles recommandations sanitaires seront connues».

Comme l’avait suggéré Emmanuel Macron, le gouvernement songe à un dispositif des «écoles ouvertes» : «Ecole le matin, sports et culture l’après-midi. Nous allons développer massivement ce dispositif 100% gratuit afin de pouvoir accueillir 400 000 enfants cet été.»

En lien avec les artistes qui sont en chômage forcé en raison de l’arrêt des spectacles et de l’impossibilité d’organiser les festivals d’été, il s’agirait de leur proposer «d’animer des ateliers. Dans le cas où la mobilité resterait limitée à 100 km cet été, nous développerons des ‘‘mini-séjours’’, des excursions de deux à trois jours en petits groupes pour visiter des monuments ou aller à la découverte de la nature».

Inquiétude pour les colonies de vacances

Une autre solution serait les colonies de vacances, dispositif moins usité par les familles immigrées de nos jours. La force de la situation de blocage en France les incitera-t-elle à profiter de cette opportunité ? Il est difficile de le dire. Cependant, là-aussi les conditions du déconfinement estival s’avéreront être un écueil pour les organisateurs de camps de vacances pour les jeunes.

Le mystère demeure pour ces lieux qui accueillent «chaque année quelque 855 000 enfants mais qui, par nature, supposent un séjour collectif ?», rappelle le quotidien La Croix.

Collectif, cela veut dire conditions sanitaires compliquées alors qu’elles le sont déjà suffisamment en situation normale. «Alors que le protocole sur l’accueil collectif des mineurs adopté pour le déconfinement limite les groupes à dix à l’école ou à la crèche, quelles seront les règles pour les séjours de vacances ? Et comment respecter les gestes barrières, notamment en ce qui concerne la restauration et l’hébergement, nécessairement collectifs ?»

L’autre souci est la question économique, si jamais ces colonies de vacances étaient annulées ou qu’elles se tiennent avec une fréquentation réduite.

Casse-tête pour les familles et le gouvernement.

A ce propos, Gabriel Attal a annoncé le 15 mai qu’il allait débloquer 150 millions d’euros pour aider les structures à se moderniser et faire un geste, la liaison avec la Caisse d’allocations familiales pour les familles démunies afin que les enfants accèdent aux centres de loisirs.

 

Lyon/
De notre correspondant  Walid Mebarek



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